Quand Jean Paul Huchon préparait déjà sa défense...

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Le 8 octobre 2009, quelques mois avant les élections régionales, Jean-Paul Huchon, le président sortant de la région Ile de France, avait subi un tir nourri des élus de l'opposition régionale. En cause: le lancement par la région d'une campagne publicitaire sur le thème des transport, pour laquelle il risque aujourd'hui son poste. Mais loin de se laisser démonter, le patron de l'Ile de France aligne déjà à l'époque les arguments qu'il ressort aujourd'hui pour se défendre... Extraits du procès verbal de la séance du Conseil régional.

Interrogé sur le coût de la campagne publicitaire sur les transports, lancée fin septembre, et sur sa conformité au code électoral, Jean-Paul Huchon juge d'emblée la question « superfétatoire ». Estimant qu'il ne s'agit pas d'une campagne nouvelle, « puisqu'il s'agit de sa 5e édition », Jean Paul Huchon affirme que celle-ci « respecte scrupuleusement les règles encadrées par l'article 52-1 du code électoral « .

Nous sommes bien vertueux

Puis, en réponse à une question d'un élu centriste, Jean Paul Huchon cite la jurisprudence, avant de conclure : « il n'y a pas de propagande en faveur dune personnalité, ceci ne relève donc pas d'un recours devant la loi ». Au passage, l'élu socialiste livre le coût de la campagne : 845000 euros. Mais le président sortant de région n'en démord pas: pour lui, cette campagne ne pose aucun problème. « Nous ne voyons pas mon image. En regardant les dépliants des collectivités tés, des fois, je me dis que nous sommes bien vertueux ».

Aucune campagne publicitaire pendant 6 mois

Quant au fameux article L52-1 du code électoral, qui stipule qu' "à compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin", Jean-Paul Huchon le cite en séance en le résumant un peu rapidement (lire l'extrait du procès verbal), et assure que « ce texte ne fait pas obstacle à la poursuite de la communication de la collectivité ». Une analyse que ne partage pas aujourd'hui rapporteur public du Conseil d'Etat...

NB: L'ensemble des réponses de Jean-Paul Huchon fournies par Jean Paul Huchon sur la campagne publicitaire de la région sont à lire dans les extraits du procès verbal de la séance plénière des 8 et 9 octobre 2009 en lien ci-joint

 

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Commentaires
a écrit le 11/12/2010 à 9:34 :
5° édition mais bilan toujours aussi nul dans les transports routiers (A104) et ferroviaires (RER A). Il a me semble -t-il une lourde responsabilité dans les problèmes de dénneigement actuels n'est-il pas Président de l'IdF et du Syndicat des transports en IDF. Personne n'en parle !
a écrit le 10/12/2010 à 23:54 :
Je ne crois pas qu'on puisse dire que Jean-Paul Huchon connait l'article du code électoral « parfaitement » puisque, si la transcription de La Tribune est exacte, il le cite de façon fantaisiste. Le texte exact est « aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. » Les termes « des réalisations ou de la gestion d'une collectivité » sont importants. On voit à la lecture de cet article de loi que la question de la présence ou non de la photographie de l'élu est indifférente.
Réponse de le 11/12/2010 à 8:09 :
C'est exact, et nous avons corrigé l'article en question en le citant complêtement: lorsque JP Huchon s'exprime en séance, il oublie une précision importante, que vous soulignez dans votre commentaire.
a écrit le 10/12/2010 à 18:48 :
il commence à trimballer beaucoup de casseroles : condamnation pour délit de prise illégal d'intérêt et maintenant nouvelle affaire. Besoin d'argent? Pas très honnête le gus.
a écrit le 10/12/2010 à 18:10 :
De nos jours, qui sont durs, plus personne n'est vraiment indispensable et de celà, ce président sortant (sorti ?, à sortir ? comment conjuguer ce verbe ?) n'en a pas pris conscience.

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