Grand emprunt : 340 millions d'euros pour cinquante-deux "équipements d'excellence"

Les premiers lauréats du premier appel à projet du grand emprunt ont été annoncé ce jeudi par Valérie Pécresse et René Ricol.

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(Crédits : Elodie Grégoire)

Valérie Pécresse et René Ricol n'étaient pas peu fiers ce jeudi d'annoncer les résultats du premier grand appel à projet du grand emprunt. A peu de choses près, le calendrier aura été respecté (La Tribune du 3 janvier 2010) et l'enveloppe dédiée à la première vague de sélection des équipements d'excellence ("Equipex") augmentée.

Ce sont ainsi cinquante-deux projets qui ont été sélectionnés concernant cent-un sites sur 336 dossiers et qui recevront 340 millions d'euros : 260 millions de crédits "consommables" (alors qu'une majorité d'appels à projets du grand emprunt recevront des dotations en capital non consommables) au lieu des 200 millions prévus, auxquels s'ajoutent 80 millions d'euros pour assurer les coûts de maintenance pendant dix ans. L'objectif de cet appel à projet est de financer les équipements dits "mi-lourds" (séquençage à haut débit, plates-formes d'imagerie, banques de données...), compris entre 1 et 20 millions d'euros (pas assez chers pour être financés au titre des très grandes infrastructures et trop pour être pris en charge par les laboratoires).

10% de projets en sciences humaines

"La qualité des projets reçus témoigne du fait que les investissements d'avenir répondent à un vrai besoin, a estimé la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur. Des projets émergent sur l'ensemble des territoires et des disciplines, souvent en réseaux et avec une dimension collaborative avec le monde économique." Pour autant, l'Ile-de-France est présente sur quarante projets et trente-deux sites et Rhônes-Alpes sur treize projets et dix-neuf sites. Ce qui, une fois retranchées les grandes métropoles (Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg) laisse peu de place aux villes moyennes. Par ailleurs, les sciences humaines et sociales ne représentent que 10% des projets (il s'agit généralement de bases de données).

Mais une deuxième vague repêchera un certains nombre de recalés cette année, une troisième étant envisagée en 2012. Concernant cette dernière, et alors que l'enveloppe a été augmentée pour la première vague, le commissaire général à l'investissement, René Ricol, a cependant douché quelques espoirs en précisant qu'elle interviendrait "peut-être" si ses services et ceux de Valérie Pécresse arrivent à "gratter un peu d'argent". Il a pour cela incité les futurs candidats à "faire des efforts pour trouver des cofinancements avec le privé". "La France ne refinancera jamais autant la recherche et l'enseignement supérieur. Ce n'est pas votre avenir mais celui de vos enfants qui est en jeu", a-t-il lancé aux lauréats présents.

En tout, l'enseignement supérieur et la recherche doivent recevoir près de 22 milliards d'euros au sens large du terme. Les prochains résultats des autres grands appels à projets seront annoncés en mars (laboratoires d'excellence et instituts hospitalo-universitaire), avril (sociétés de transfert technologique, instituts de recherche technologique...) et en juillet pour les fameuses initiatives d'excellence, ces quelques grands campus qui doivent rafler 7,7 milliards d'euros.

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Commentaires 5
à écrit le 21/01/2011 à 9:36
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Tiens voilà des "lampistes" qui ont été à l'école et se paient même des avocats! L'arrogance et le mépris de la part de la Direction de Renault envers ses employés et cadres et telle qu'elle laisse pantois! A-t-on envie maintenant d'acheter une Rena...

à écrit le 20/01/2011 à 23:35
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On à enfin réussi à dépenser l'argent emprunté , on va finir par se casser la figure .

le 21/01/2011 à 9:12
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Voilà bien une position négative. Dans le sport des pensées négatives conduisent droit à l'échec.

le 21/01/2011 à 9:33
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Bonjour, Les pensées positives conduisent à la réussite. La magouille, le vol et l'aranaque organisé par nos gouvernants actuels conduisent irrémédiablement à l'échec. Salutations

le 21/01/2011 à 14:11
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Constater n'est pas penser , mais dépenser inutilement quand on n'a pas le sou , est-ce positif ou négatif ?

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