PSA s'immisce dans la campagne présidentielle
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Eric Besson et Benoît Hamon s'accordent pour juger une délocalisation d'usines par PSA "inacceptable". Mais si le ministre de l'Industrie veut rassurer après son entretien avec le patron du constructeur automobile Philippe Varin, le porte-parole du PS, en a profité pour critiquer la politique du groupe. S'appuyant sur un document interne, la CGT avait affirmé, jeudi, que Peugeot-Citroën prévoyait de fermer deux usines en France, l'un à Aulnay-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis, et l'autre dans le Nord (site de Sevelnord)., qui emploient 6.200 personnes, d'ici 2014.
Cette éventualité avait été niée par la direction de l'entreprise. Pour Philippe Varin, qui s'est exprimé face aux syndicats, une délocalisation ne serait "pas d'actualité", il l'a réaffirmé à Eric Besson, jeudi.Ce dernier a affirmé que le document en question n'était qu'un scénario de travail et non une décision opérationelle. "Les faits montrent que ce document n'a pas été mis en oeuvre", a ainsi argué le ministre dans un entretien au journal "Le Parisien".
Doutes du PS
"Il y a aujourd'hui des annonces qui pourraient être mises en oeuvre opportunément après les élections de manière à ne pas venir déranger le pouvoir actuel", a ainsi déclaré le conseiller régional d'Île-de-France sur LCI. Benoît Hamon dit ne pas avoir confiance dans les déclarations d'Eric Besson et de Philippe Varin "parce qu'on observe une vraie transhumance, une migration des sites de production automobiles et de leurs équipementiers de l'ouest de l'Europe vers l'est de l'Europe" a-t-il justifé.
Méfiant lui aussi, Harlem Désir a demandé la signature d'une convention entre PSA et l'Etat dans laquelle l'entreprise s'engagerait "au maintien de ses sites de production en France et en particulier du site d'Aulnay". Le député européen PS "Je crois même que cette convention aurait dû être la contrepartie obligatoire de l'aide de trois milliards d'euros qui a été attribuée au groupe Peugeot pendant la crise" en 2008, a-t-il ajouté sur RMC et BFMTV.
"Fenêtre d'annonce"
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D'après la note interne dévoilée par la CGT et datant de 2010, les fermetures de deux usines en France situaient "la fenêtre d'annonce possible, dans le calendrier électoral français, au 2e semestre 2012", soit après l'élection présidentielle. Le principal syndicat du groupe a par ailleurs reproché à PSA d'avoir "concocté la fermeture de ces sites en 2010 alors qu'elle recevait 3 milliards d'aide de l'Etat".
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