PSA pose mercredi la première pierre de sa troisième usine chinoise

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La cérémonie doit être présidée, côté PSA, par Grégoire Olivier, directeur pour l'Asie du constructeur automobile français, Le groupe va ajouter des capacités de 300.000 véhicules sur son site géant de Wuhan. Démarrage de la production en 2013.

Ce mercredi matin, Peugeot aura posé la première pierre de la troisième usine chinoise. En présence de Grégoire Olivier, directeur pour l'Asie du constructeur automobile français et de Maxime Picat, patron de sa co-entreprise locale DPCA avec Dongfeng. Située comme les deux autres à Wuhan, dans le centre de la Chine, cette nouvelle usine devrait être en mesure de démarrer en 2013. La première tranche prévoit la production de 150.000 voitures par an. Selon PSA, l'usine assemblera des petits véhicules (Plate-forme 1). Une deuxième tranche de 150.000 autres unités est prévue, pour un début de production en 2015.

Des moteurs à essence communs avec BMW

Au milieu de la décennie, les capacités locales de DPCA, la co-entreprise de PSA avec Dongfeng née DCAC en 1992, devrait donc atteindre les 750.000 unités annuelles. Moyennant 650 millions d'euros d'investissement pour PSA. Parallèlement, les capacités de 550.000 moteurs du site de Xiangfan (à trois heures de route de Wuhan) seront portées à 850.000, avec, notamment, l'arrivée de moteurs à essence communs avec BMW.

La co-entreprise, qui produit des Peugeot 206 restylées, 307, 408 (dérivé à quatre portes de la 308) ainsi que des Citroën C-Elysée (dérivé de la vieille Zx), Xsara Picasso, C4, C5 et C2 (une 206 vaguement revue à l'avant), va bientôt produire à Wuhan la nouvelle Peugeot 508.

L'autre projet chinois de PSA en attente d'un feu vert de Pékin

En parallèle, le français attend le feu vert des autorités chinoises pour une deuxième société commune avec Changan. Celle-ci a déjà recueilli les autorisations techniques, assure une source interne. Mais il reste l'approbation des plus hautes instances politiques. Or, au moment où il cherche à empêcher la surchauffe économique, "le gouvernement chinois freine tous les nouveaux accords avec des groupes étrangers".

PSA va donc devoir patienter, même s'il assure que ces retards ne remettent pas en cause les accords signés entre les deux groupes en juillet 2010. Investissement envisagé : 400 millions d'euros. Avec Changan, PSA prévoit un potentiel additionnel annuel de 200.000 véhicules et moteurs. Au total, les capacités de PSA en Chine devraient donc atteindre le million de véhicules vers 2015, soit environ le quart du potentiel total du constructeur français.
Le premier véhicule conjoint avec Changan devrait être lancé en 2012. Le groupe prévoit d'y réaliser ses Citroën DS, mais aussi des utilitaires et voitures d'entrée de gamme sous une marque spécifique. Les véhicules conjoints pourraient être exportés, voire produits dans des pays tiers.

PSA n'a vraiment commencé à mettre le paquet en Chine que voici quelques années. Même s'il a fait oeuvre de pionnier dès les années 80, PSA reste encore faible en Chine, avec 3,4% de pénétration, loin derière GM, Volkswagen, Toyota, Nissan, Honda, Hyundai...

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Commentaires
a écrit le 10/06/2011 à 9:50 :
jusqu'à maintenant j'etais peugeotiste,sans vouloir etre plus royaliste que roi,c'est terminé et chaque fois que j'arriverais a convaincre un futur acheteur de choisir une autre marque j'aurais defendu un salarié français.bref je ne veux pas consommer chinois meme par la force.
a écrit le 18/05/2011 à 13:30 :
Super, ils vont vendre beaucoup de voitures en Chine !!

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