Triple A de la France : découvrez les pronostics de 13 économistes de renom

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Sur les treize économistes interrogés, onze estiment que la France verra sa note dégradée dans les trois prochains mois par une des trois principales agences de notation. La seule question est de savoir si la note sera abaissée d'un cran ou de deux.

La plupart des économistes estiment que la France va perdre sa précieuse note AAA au début de l'année prochaine, malgré les efforts des responsables européens pour résoudre la crise dans la zone euro, selon une enquête réalisée par Reuters.

Sur les treize économistes interrogés, onze estiment que la France verra sa note dégradée dans les trois prochains mois par une des trois principales agences de notation .

La seule question est de savoir si la note sera abaissée d'un cran ou de deux. "Si l'on applique la méthodologie de Standard & Poor's, qui s'appuie sur des critères quantitatifs, la France est déjà AA, comme devraient l'être les Etats-Unis et la Grande-Bretagne", estime Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis.

Il souligne toutefois que les notes ne reflètent pas uniquement des critères quantitatifs, mais aussi la crédibilité des stratégies budgétaires des gouvernements et leurs performances passées, ce qui rend toute prédiction hasardeuse. "Seuls ceux qui travaillent dans les agences peuvent le dire", dit-il. Les inquiétudes concernant la note souveraine de la France ont augmenté à mesure que la crise s'est étendue à d'autres pays de la zone euro. L'agence de notation Standard and Poor's a placé lundi les notes de quinze pays de la zone euro sous surveillance avec implication négative, précisant que six d'entre eux pourraient être dégradés d'un cran, et les autres, dont la France, de deux.

DES BANQUES TRÈS EXPOSÉES

Les finances publiques de la France ne semblent pas en pire état que celles du Royaume-Uni, dont la note triple A n'est pas directement menacée.
Mais la France est regardée avec attention par les marchés en raison de la forte exposition de ses banques aux dettes italienne et grecque et d'une prévision de croissance faible qui fragilise les objectifs de réduction des déficits.

De nombreux économistes prévoient désormais une croissance très faible l'an prochain, voire une récession, loin de la prévision de 1% du gouvernement.
Contrairement à ce qui a été fait au Royaume-Uni, Nicolas Sarkozy a refusé les coupes drastiques dans les dépenses publiques et a augmenté de nombreuses taxes.

Les analystes doutent qu'il puisse aller plus loin d'ici l'élection présidentielle du printemps, la campagne contre le candidat socialiste François Hollande s'intensifiant. "Notre scénario pour l'an prochain, une contraction de 0,7%, n'est pas vraiment favorable à ce que la France atteigne ses objectifs de déficit", déclare Guillaume Menuet, économiste chez Citigroup.

"Globalement, nous attendons une croissance plus faible, des engagements financiers supplémentaires et un soutien plus important pour les banques et, si le gouvernement n'arrive pas avec un plan raisonnable, une dégradation", a-t-il ajouté.

UNE DÉGRADATION ANTICIPÉE

Quant aux projets de Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel pour stabiliser la zone euro, qui seront discutés vendredi lors d'un sommet européen, une majorité d'analystes estime qu'ils ne permettront pas d'éviter une dégradation de la France.

"S&P veut une véritable intégration pour un groupe restreint de 17 pays, avec de véritables institutions et un partage des budgets", souligne Pierre-Olivier Beffy, économiste chez Exane. "Ces conditions difficiles ne pourront être remplies d'ici la fin de la semaine."

Peu d'économistes estiment toutefois qu'une dégradation de la France aurait un impact considérable sur ses coûts d'emprunt. Selon certains d'entre eux, les investisseurs ont déjà pris en compte une dégradation de la France et les agences ne feraient ainsi que s'aligner sur ce qui est déjà une réalité.

L'impact le plus important d'une dégradation de la France serait, selon cette enquête, sur la qualité de crédit du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui dépend de celle des pays qui le garantissent, au premier rang desquels la France et l'Allemagne. "Ceci met en lumière le fait qu'en cas de vraie aggravation de la crise, la seule institution capable d'éteindre le feu à court terme est la Banque centrale européenne", a dit Pierre-Olivier Beffy.

LUEUR D'ESPOIR MARDI SOIR

Simple rhétorique ou façon de s'aménager une porte de sortie ? Toujours est-il que le responsable de l'agence de notation Standard & Poor's était moins catégorique dans son discours de ce mardi. De fait, le passage pour les 15 pays de la zone euro d'une "surveillance négative" à une dégradation des notes ne semble pas encore totalement acté.

L'accord conclu entre la France et l'Allemagne pour renforcer l'intégration budgétaire entre les Etats européens est "prometteur" et pourrait permettre d'éviter à certains Etats de la zone euro un abaissement de leur note de crédit, a déclaré mardi un responsable de Standard & Poor's.

Frank Gil, chargé des notations de la zone Europe chez S&P, a estimé que le sommet européen de vendredi pourrait être une réussite si les dirigeants européens démontraient qu'ils ont une réelle stratégie de relance de la croissance et de mutualisation des risques.

"Cela pourrait être au moins ce qu'on a déjà entendu de la part de la France et de l'Allemagne et qui a l'air prometteur: une transition vers une sorte de transfert budgétaire, de partage budgétaire", a -t-il déclaré à Reuters Insider.

Des propos qui font écho aux déclarations du jour de François Fillon : "d'une certaine façon, c'est un appel à une gouvernance politique et économique plus solide, et notre réponse est sans ambiguïté : c'est l'accord franco-allemand élaboré hier par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel".

Le contrepied de Fitch

Contrairement à Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a estimé mardi que les fondamentaux économiques de la France soutenaient sa note AAA malgré la crise. Bien que la capacité du pays à absorber d'autres chocs soit largement épuisée, a-t-elle prévenu.

Maria Malas-Mroueh, analyste principale de Fitch sur la France, s'exprimait au lendemain de la mise sous surveillance avec implication négative de 15 pays de la zone euro par Standard & Poor's, dont la France.

"Le gouvernement a pris des décisions importantes pour renforcer la crédiblité de ses plans de consolidation budgétaire et le statut AAA de la France reste soutenu par des fondamentaux solides malgré la crise dans la zone euro", a-t-elle dit à Reuters. "Mais la capacité à absorber des chocs supplémentaires, si la crise devait s'aggraver a largement été épuisée."

Le FESF également dans le collimateur

Un peu plus tôt dans la journée, S&P a annoncé avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF). C'est une conséquence directe de sa décision de placer sous surveillance, lundi soir, les notes des principaux pays de la zone euro, France et Allemagne en tête.

Le FESF risque de voir sa note triple A rétrograder de un ou deux crans.

15 pays sous "surveillance négative"

Pour rappel, lundi soir, S&P a placé sous surveillance négative les notes qu'elle attribue à la dette à long terme de quinze pays de la zone euro, dont celles de l'Allemagne et de la France, les deux principaux contributeurs du FESF.

L'idée d'une éventuelle dégradation de la note de la France avait quelque peu fait son chemin ces dernières semaines, le sujet ayant agité notamment la primaire du parti socialiste et retrouvé un certain écho après l'envoi par erreur de S&P à une partie seulement de ses abonnés d'un message laissant à penser que cette note avait déjà été abaissée à la veille du week-end du 11 novembre.

La Tribune avait révélé, dans son édition du 29 novembre, que S&P allait placer l'Hexagone sous perspective négative "d'ici dix jours". François Fillon avait alors répondu : "La Tribune raconte n'importe quoi". Finalement, six jours seulement auront suffi...

Une annonce qui a suscité de très nombreuses réactions tout au long de la journée.

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Commentaires
a écrit le 18/12/2011 à 9:28 :
Quand on pense que N Sarkozy voulait en 2007 instaurer une système de subprimes à la Française c'est à ce demander pour qui il roulait déjà; en tous cas certainement pas pour le bien des Français eux mêmes !
a écrit le 17/12/2011 à 16:32 :
Comment garder un 3A,quand la moindre des régions affiche un déficit,qui plus est Suspect aux yeux de la loi!!!!!
comment garder un 3A,quand les syndicats et Comités d'Entreprises,font de la part de la cour des Comptes,l'objet de rapports d'activité et de gestions accablants allant jusqu'à saisie des jurudictions.???
comment garder un 3A quand les corps constitués ne font pas le travail qui s'impose???
a écrit le 17/12/2011 à 16:14 :
Depuis 1977 nous sommes avec un train de vie dément.
Il y a belle lurette que la Chine ou le Japon avec leurs agences ont
dégradées la France,car quelle dynamique offre telle???
A par les monuments ,quand ils ne sont pas en grève,que savons nous bien faire? Airbus sous contrôle Allemand quand à Rafale,Mystère !!!!!
a écrit le 08/12/2011 à 18:13 :
On en est là parce que nos géniaux gouvernants libéraux se sont pris pour des financiers en empruntant auprès des "marchés" au lieu de faire appel à l'épargne des français. Regardez le Japon: ils ont une dette supérieure à la nôtre, mais ne sont pas "stigmatisés" par les agences, car leur dette est détenue par les Japonais....
a écrit le 08/12/2011 à 16:58 :
a Asinus: la tour de babelle? Bien sûr ce sont les humains qui l'ont construite sous les ordres de dirigents prétentieux qui voulaient atteindre le ciel pour prouver a Dieu qu'ils étaient aussi fort que lui. Ils ont fait venir des ouvriers de toutes nationnalités. Quelle ressemblance avec notre époque, vous ne trouvez pas? Surtout pour les "petits "prétentieux. Quand au départ de l'humanité, ce n'est que votre imagination! Il existe bien ce départ dans le temps, mais rien ne sert de précipiter les choses, la nature est là pour cela avec le temps et la patience.. Monter les choses trop vite n'est jamais très bon!!!!!!!
a écrit le 08/12/2011 à 15:01 :
les économistes des grandes banques qui n'ont rien vu venir sont encore là pour nous donner des leçons !
Réponse de le 08/12/2011 à 17:02 :
Vous pensez vraiment qu'ils n'ont rien vu venir? Il y a toujours quelqu'un pour tirer les ficelles, n'ayez aucune crainte!!!! Ils y a des responsables dans toutes affaires humaines...
Réponse de le 08/12/2011 à 17:07 :
Soyons justes. Pas tous dont Beffy, sauf qu?il est plus qu?urgent avant explosion finale qui n?attendra probablement pas la mise en place d?un traité supplémentaire que la BCE exerce tout simplement la fonction pour laquelle elle a été créé même si elle est parait-il « farouchement indépendante »
a écrit le 08/12/2011 à 5:27 :
Nous allons pouvoir bientôt juger de la capacité réelle de l'équipe gouvernante. Il est facile de tirer à vue pour les erreurs commises. La faute doit être d'ailleurs lourde à digérer. Regardons, maintenant vers l'avenir. Le triple A, au-delà de sa valeur économique, va devenir le baromètre de l'efficacité. Tout le monde donne la perte du triple A comme acquise; surtout dans les faits. Attendons voir si cela se concrétise ou non. Nous devons soutenir sans condition l'équipe aux commandes, nous aurons bien le temps après de juger et de prendre position sur des critères plus objectifs que cette crise.
a écrit le 07/12/2011 à 20:27 :
et moi, dans ma boule de cristal, je vois se dresser dans une fureur indicible les masses prolétaires de France, ayant brisé les chaînes de TF1, armées de drapeaux rouge, et de faucilles, Robespierre les guide vers l'Elysée, et Guaino chante l'internationale pour sauver sa peau , les agences de notation annoncent un XXX , voici venu le temps des rires et des chants ...... !!!
a écrit le 07/12/2011 à 19:31 :
Parmi ces soi-disant 13 économistes de renom, combien avait prévu en 2008, la crise des subprimes et la chute de Lehman Brothers?
Réponse de le 08/12/2011 à 19:08 :
moi
a écrit le 07/12/2011 à 18:35 :
Solution d'ultime recours : Amener Angela et Nicolas à Lourdes pour prier Notre-Dame !:) Qui sait si un miracle ne se produirait pas là bas ? :=)
a écrit le 07/12/2011 à 17:59 :
Il y a un bug sur le site de la Tribune. Ce sont des dépêches ou des infos de plusieurs mois; mars 2010 ou octobre ! qui ressortent lorsqu'on clique sur ces infos
Réponse de le 08/12/2011 à 19:09 :
Non non. C'est normal, il ne reste plus que le modérateur pour faire tourner la boutique.
a écrit le 07/12/2011 à 17:25 :
la tour de Babel entre en confusion
a écrit le 07/12/2011 à 17:16 :
Ha, ils sont forts ces économistes, n'importe quel quidam qui s'intéresse tant soit peu à l'actualité éco aurait fait le même diagnostic....
De la part d'un économiste....indépendant
a écrit le 07/12/2011 à 17:10 :
Chich ... tu vends ta voiture à un type tres riche... bref tu la livres sans avoir un chèque garanti par la relation de confiance !


autre cas : tu vends ta voiture à type endetté... qui ne paye plus tous ces impôts .... donc tu deviens prudent chèque garantie bancaire etc .... les sous d'abord !


La signification des notes !
a écrit le 07/12/2011 à 17:09 :
Il faudrait sûrement faire le "rating" et les typologies de spéculateurs et des gains(et pertes) qu'ils encaissent et cesser de mélanger dettes souveraines, opérations de blanchiment et autres manoeuvres des banques, des hedge founds etc...
a écrit le 07/12/2011 à 17:01 :
Exercice extrêmement difficile pour les politiques : " savoir mentir " !
Réponse de le 08/12/2011 à 9:05 :
Pas d'accord avec vous. Les politiques excellent dans l'art du mensonge ! Sans les mensonges et les gens qui les gobent, la France ne serait pas dans un aussi piteux état !
a écrit le 07/12/2011 à 16:21 :
Je me pose une question toute bête : tout le monde hurle à la mort car la notation de la France (entre autres) passe de tres tres bonne a tres bonne (passer de AAA a AA- désolé mais ca reste correct). Maintenant j'aimerais savoir depuis quand ces notes exsistent car avant 2008 personne n'en parlait, a croire que le monde entier était AAA ce qui montre le n'importe quoi de cette note. Ensuite au jour d'aujourd'hui si nous sommes AAA en ballotage défavorable, quelle est la note de pays comme l'Inde, le Brésil ou l'Argentine que tout le monde encense en ce moment mais qui pourtant ont une économie beaucoup plus fragile que la notre (malgré une forte croissance). Je ne parle pas de la Chine ni de la Russie car l'un vie sur ses réserves d'hydrocarbure et l'autre sur un matelas bien épais de main d'oeuvres bon marché.
Réponse de le 07/12/2011 à 16:56 :
Il me semble que vous ne comprenez pas bien le problème: le problème est celui de l'endettement qui en Europe a suite à la crise des subprimes aggravé la situation des dettes garanties ou rachetées par les états en Europe. Les agences de notation n'ont pris une telle importance que depuis la montée de cet endettement. Si vous supprimez la cause alors vous diminuerez l'effet(l'impact de la note).
D'autant qu'avec l'euro,il n'est plus possible de faire tourner la planche à billets...
Réponse de le 07/12/2011 à 18:00 :
Les européens et pas seulement ceux de la zone euro, n'ont pas vu venir la tempête financière causée par la folie des banques, à commencer par les banques US, mais pas seulement puisque nos dindons de banquiers se sont pris pour des banques d'affaires US. Parallèlement à ça, nous avons laissé ouvertes en très grands nos portes et briser les vitres de nos fenêtres en ne surveillant pas notre taux de change avec le dollar US et le yuan. Enfin, la faiblesse historique des taux entretenu par les banques centrales malgré les bulles immobilières et financières, a littéralement aveuglé les Etats dont les finances publiques ont été dopées à coup d'endettement alors que pendant ce temps là au nom de la prospérité libérale s'organisait le pillage des recettes publiques via les fraudes de toutes natures et les paradis fiscaux de proximité et d'ailleurs.
a écrit le 07/12/2011 à 15:50 :
Je ne crois plus les journalistes ?nomique les plus interrog?la finance dans sa globalit?tant leur principal source de revenu : en p?ode de guerre il serait stupide d ?uter la propagande de l ennemi
a écrit le 07/12/2011 à 15:08 :
C'est tres etonnant de voir que dans votre article ne sont cités que des économistes bancaire et agences de notation. Soit le reflet à 100% du système financier qui s'écroule actuellement. Il existe beaucoup d'autres visions mais celles ci n'ont pas apparement pas leurs places chez vous. C'est bien dommage
a écrit le 07/12/2011 à 15:04 :
Si la perte du triple A pouvait nous débarasser de Baroso Rompuy et consorts qui eux sont de vrais andouilles je sabrerais le champagne.
Réponse de le 07/12/2011 à 16:11 :
Mme Merkel sait-elle nommer et se défaire des andouilles et éviter des gens, on va dire, pas nets nets, sur lesquels on peut se poser beaucoup de questions et qu'elle a, malheureusement pour elle mais aussi peut être nous, laisser filer vers des postes stratégiques? Un grand principe, pour régner il faut être sûr de s'appuyer sur des laquais dévoués et si possible intelligents (au moins un peu) et pas sur des assassins à la solde de l'ennemi, et pire encore sur des crétins qu'on peut retourner comme des crêpes et qui n'ont pas grand chose dans le ciboulot et ailleurs aussi.
a écrit le 07/12/2011 à 14:58 :
Les économistes de renom devraient s'abstenir ils n'ont rien vu venir, n'ont rien proposé, et leurs compétences sont nulles. Ils feraient mieux de partir à la retraite ou de changer de métier, c'est toujours possible.
a écrit le 07/12/2011 à 14:55 :
Donnez son avis sur le rating des pays, apparemment ce n'est plus possible même si on est loin d'en savoir moins que les décideurs politiques ou les journalistes. Cette question est désormais sous contrôle, raison d'Etat sans doute. Cela laisse augurer de l'évolution d'internet dans les pays dits libres, bientôt on ne sera pas mieux lotis que les russes ou les chinois et je ne suis pas sûr que la liberté soit totale au US. Donner son avis c'est considéré sans doute plus dangereux que d'inonder le monde entier de produits financiers pourris. La liberté d'expression des gens est clairement menacée, et celle des journalistes, on l'a vu avec l'histoire EDF à la Tribune.
Réponse de le 07/12/2011 à 15:11 :
@pas touche aux AAA ni en France, ni en GB ni en Allemagne. Les US eux sont en train "d'investiguer" comme on dit à propos de la perte de leur AAA, mais en fait ils s'en foutent un peu puisque les spéculateurs sont majoritairement des fonds américains et tant que ces derniers ne spéculent pas contre les intérêts américains, y a pas le feu au lac comme diraient nos ennemis intimes, les suisses.
Réponse de le 08/12/2011 à 9:09 :
Affirmatif ! la liberté d'expression est clairement menacée. En fait, il n'y a déjà plus de liberté d'expression.
a écrit le 07/12/2011 à 14:52 :
Notre aaa doit etre notre talisman aussi je dis aux françauis travaillez plus pour que la FRANCE ne soit pas degradée et que dire aux notations que nous allons tout faire pour rester dans la note en travaillant plus ce n est pas trop demandé je pense.
Réponse de le 07/12/2011 à 15:29 :
"TRAVAILLEZ PLUS", DOUDOU, je vous propose de vous poster à l'entrée d'une agence Pole emploi et de tenir le discours que vous nous tenez: ensuite,faites nous part de votre expérience du "travaillez plus"...
Réponse de le 07/12/2011 à 16:03 :
@DOUDOU, semaine de 40 heures, supprimer le 5 ème semaine de congés et tout ce social à outrance, qui ruine la FRANCE!!!!!
Réponse de le 07/12/2011 à 16:27 :
pourquoi seulement 40 heures alors que l'Europe permet 48 et même 60 heures . Et ne garder que 10 jours au lieu des 5 semaines de congés comme les japonais ou les chinois et un bol de riz par jour . Soyons bon prince on pourra remplacer le riz par un cornet de frites . Faisons simple revenons au moyen âge!! Tout ira mieux !!
a écrit le 07/12/2011 à 14:19 :
Question subsidiaire : sur ces 13 économistes, combien ont vu leurs pronostics des années précedentes confirmés dans les faits ? L'astrologie a de beaux jours devant elle... Atterrant.
Réponse de le 07/12/2011 à 14:45 :
J'irais même plus loin, sur ces 13 économistes combien sont indépendants dans leur jugement et dans leurs finances comme cet économiste de Natixis qui n'a surement pas la liberté de parole qu'aurait un économiste non affilié à une banque!
Réponse de le 07/12/2011 à 15:10 :
Lacruche, vérifiez vos informations. Natixis est filiale de BPCE (regroupement des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires) dont le PDG n'est autre que François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, du temps où Claude Guéant était secrétaire général.
Si l'économiste de Natixis n'avait pas de liberté de parole, il devrait défendre la position du gouvernement français (autrement dit, "tout va pour le mieux en France et dans la zone euro"), au lieu d'aller dans le sens des agences de notation.
a écrit le 07/12/2011 à 13:48 :
Les américains sont en train de construire l'EUROPE à leur façon un peu brutale; ils ne cessent d'articuler et de faire parler leurs deux principales marionnettes qui comme dans un théâtre de guignols se poursuivent, se tapent et au bout du compte se réconcilient.
a écrit le 07/12/2011 à 13:34 :
Le problème si l'on peut dire, c'est que, Vendredi, il ne va rien se passer et chacun sauf la petite grosse blonde, repartira avec son service trois pièces sous le bras. Depuis 6 mois qu'ils nous trimballent il faudrait arréter et mettre les cartes sur la table. Aucun des pays ne peut rembourser sa dette, meme la petite grosse blonde, alors ? on arrètes ou on continue à dire des bobards auxquels plus personne ne croit.
a écrit le 07/12/2011 à 12:21 :
Tous cela para?orchestr?des qu'une bonne nouvelle est annonc?une agence de notation am?caine se pr?pite pour mettre un peu plus de pression. Les am?cains et les anglo saxon en general on beau jeu de critiquer la Chine sur les manipulations mon?ires, qui conduit ?ne concurrence d?yal vis avis de leurs ?nomies, une politique de manipulation mon?ire qu'ils n'h?tent pas ?aire au d?iment de l'?nomie europ?ne, en profitant du statue de monnaie international du dollar notamment. Je crois les am?cains parfaitement capable d'orienter les inqui?des sur la zone euro afin de d?urner les yeux des investisseurs du monde entier de leurs probl?s bien plus grave. Quand un agence de notation fait mine de s'inqui?r du niveau d'endettement des m?ges europ?s et fran?s pour justifier une mise sous surveillance . De qui se moque t on sachant que les pays anglo saxon et notamment am?cain sont bien pire.
Réponse de le 07/12/2011 à 14:10 :
La différence de traitement entre les Etats-Unis et le R.U d'un côté, et la zone euro de l'autre, est tout à fait normale.
Les 2 premiers pays ont des institutions budgétaires et monétaires uniques qui rament dans le même sens pour retrouver, au travers d'une stratégie, le chemin de la croissance, même si cela est compliqué suite à la crise de 2008.
En Europe, nous avons en revanche un "machin n°1" (une politique monétaire taillée sur mesure pour l'Allemagne, des politiques budgétaires indépendantes et fortement non coordonnées), qui ne marche pas depuis 10 ans, et nos dirigeants cherchent à mettre en place depuis 2 ans (18 sommets au total) un "machin n°2", dont personne n'a encore compris comment il allait pouvoir permettre à l'ensemble de la zone euro de retrouver une croissance équilibrée, i.e. qui profite à l'ensemble des pays de la zone, et qui leur permette de réduire leur endettement à moyen terme.
a écrit le 07/12/2011 à 11:59 :
l'Europe vu par un âne, c'est la TOUR DE BABELLE et la France vu aussi par une âne, c'est la CHIANLIE!!!!!!!!!!
Réponse de le 07/12/2011 à 14:29 :
La tour de Babel, n'est pas un lieu de corruption ou de désordre, c'est la tour jamais achevée qui a été élevée par les humains pour atteindre le ciel. Dieu a créé différentes langues pour contrecarrer ce projet. C'est aussi le point de départ de l'humanité pour se répandre à travers le monde.
Réponse de le 07/12/2011 à 16:07 :
Merci Asinus, sache que la culture c'est comme la confiture... Et l'analogie de Pierre n'est pas mauvais car la cacophonie ambiante au sein de l'UE est facilement comparable au bazarre qui suivit la punition divine : dans les 2 cas tout le monde parle et personne ne se comprend.

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