Le déficit budgétaire est "en ligne avec l'objectif fixé", selon le gouvernement

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Le déficit du budget de l'Etat français s'est établi à 99,4 milliards d'euros à fin octobre contre 133,1 milliards un an plus tôt, a annoncé ce vendredi le ministère du Budget. Alors que S&P a mis sous surveillance la note souveraine française, cette nouvelle devrait rassurer.

Déficit budgétaire français s'est réduit. Le déficit du budget ressort à 99,4 milliards d'euros à fin octobre contre 133,1 milliards un an plus tôt, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. "Son niveau est en ligne avec l'objectif fixé pour l'exercice 2011", précise le ministère dans un communiqué.

La conformité des comptes publics avec les prévisions est cruciale depuis la mise sous surveillance de la note AAA de la France par l'agence de notation Standard & Poor's, qui a fait de même avec 14 autres pays de la zone euro.  Le solde du budget général s'est amélioré de 33,7 milliards d'euros d'une année sur l'autre.

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 310,8 milliards contre 354,3 milliards un an plus tôt. "Hors charge de la dette, la progression de la dépense à fin octobre est globalement conforme à la prévision du dernier projet de loi de finances rectificative", écrit le ministère du Budget.

Les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) s'établissent à 229,1 milliards d'euros contre 223,6 milliards. Les recettes fiscales nettes sont en hausse de 7,3 milliards. La charge effective d'intérêts de la dette à fin octobre progresse de 6 milliards d'euros d'une année sur l'autre.

La croissance molle complique tout

La France s'est engagée à réduire son déficit public (qui comprend en plus du déficit de l'Etat celui des comptes sociaux et les comptes des collectivités locales) à 5,7% du produit intérieur brut fin 2011, 4,5% fin 2012 et 3% fin 2013. Mais la perspective d'une croissance molle dans les prochains mois va compliquer la tâche du gouvernement, estiment de nombreux économistes et institutions internationales.

Selon le gouvernement, le déficit serait ensuite baissé à 2% du PIB fin 2014, 1% fin 2015 et l'équilibre serait atteint en 2016, pour la première fois depuis 1974. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, en tête des sondages, s'est lui aussi engagé à ramener le déficit à 3% en 2013, et il prévoit l'équilibre en 2017.

La dette publique de la France s'élevait fin juin à 1.693 milliards d'euros fin juin, soit 86,2% du PIB.

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Commentaires
a écrit le 13/12/2011 à 5:39 :
cet article est repris d'un communiqué Reuters. Ou est le travail du journaliste ?
donc 310.8 Md de dépenses (pour la parenthèse comprenne qui pourra)
229.1 Md de recettes (pour la parenthèse ...)
la différence fait 81.7 Md
on parle de 99.4 Md donc la charge d'intérêts sur 1 740 Mds (projection fin déc) ne serait que de 17.7 Mds ? soit 1 % d'intérêts !
franchement à ce prix là pourquoi s'en priver ?
a écrit le 09/12/2011 à 17:27 :
Vous allez rire...
Le déficit budgétaire atteint 1 700 milliards auxquels il y a lieu de rajouter les 99 milliards de ce déficit annuel.
Non seulement nous n' équilibrons pas notre budget de fonctionnement annuel, mais le déficit global se creuse un peu plus à 1 800 milliards
Dixit Mr BAYROU qui a bien l'air de savoir compter lorsqu'il réclame une réduction de 100 milliards.....CQFD
Réponse de le 10/12/2011 à 22:27 :
Vous confondez déficit public et dette publique.
Réponse de le 12/12/2011 à 14:34 :
Pour gringo : et la dette publique c'est quoi à ton avis?
a écrit le 09/12/2011 à 17:21 :
c'est de la bassesse électoral.
regle d'or doit comprendre que les fuyards sont ceux qui abondent aux frais de campagne.
tirons l'échelle,tout est dit,sauf que voter TRES UTILE ET EN GRAND NOMBRE SECOUERA LE GIMEBELIQUE
a écrit le 09/12/2011 à 14:41 :
C'est bien, mais sa doit rassurer qui ?
a écrit le 09/12/2011 à 10:29 :
Le jour où l'objectif budgétaire sera ENFIN un excédent, alors seulement nous serons sur le bon chemin !!!


Réponse de le 09/12/2011 à 13:58 :
Entièrement d'accord, mais ce jour là n'est pas venu, d'abord il faut mener la guerre au sens littéral même si on n'est pas encore à sortir nos bombardiers atomiques, aux paradis fiscaux, aux expatriés fiscaux et fraudeurs de tous poils. Le coût annuel de l'évasion fiscale et de la fraude fiscale correspond à vue de nez aux intérêts que l'Etat français doit payer chaque année sur la dette souveraine, donc pas loin de 50 milliards d'euros, en tout cas on est en droit de le penser. Il semble que l'Etat français et d'autres ont pris enfin la mesure du problème, c'est pas trop tôt.
a écrit le 09/12/2011 à 10:26 :
ouf, on est soulagés, nos politiciens aussi, si tout est conforme aux prévisions.. vous l'annoonçé pour quand la réelle dépresion?nan, parce qu'à un moment donné, va bien falloir vous mettre aussi au régime sec et pain dur!
a écrit le 09/12/2011 à 10:05 :
La croissance molle est la conséquence normale des déficits et des impôts et, ne nous leurrons pas, elle précède inéluctablement la récession puis la dépression économique. Seule la réduction des déficits et des impôts, simultanément, donc la baisse drastique de toutes les dépenses publiques, permettra de retrouver de la croissance. Il n'y a pas d'alternative à la cure d'amaigrissement de l'Etat obèse.
Réponse de le 09/12/2011 à 11:05 :
Vous avez raison mais nos gouvernants n'ont pas compris que les effets des hausses des prélèvements retiraient tout effet à une baisse modérée des dépenses.
Réponse de le 09/12/2011 à 11:26 :
Il semble qu'ils l'ont d'autant moins compris que, dans les faits, les dépenses publiques (1100 milliards) continuent de progresser sans ralentir, de même que les prélèvements obligatoires (1000 milliards). Va-t-il falloir attendre que nous soyons à -3% ou -5% de croissance, que nous dépassions 7 ou 8 millions de chômeurs, pour qu'ils deviennent enfin raisonnables ? A moins qu'ils n'aient parfaitement compris ce que leurs politiques provoquent, mais qu'il est plus important de garder le pouvoir, peu importe si le pays est ruiné.
Réponse de le 09/12/2011 à 12:39 :
Au global, le déficit ne peut être comblé tant que le problème du chomage n'est pas résolu. Ca n'est pas des mesurettes qui vont changer les choses.
2 millions de personnes, qui rapportent en travaillant au lieu de couter au chomage, et c'est des dizaines de milliards de différence.
Réponse de le 09/12/2011 à 13:05 :
Réponse à hmhm.
Oh combien vous avez raison.Mais in fine ce sont les excès de dépenses publiques ,la démagogie et le manque de courage des politiques qui créent le chômage.
Réponse de le 10/12/2011 à 22:23 :
A vous lire tous on se demande si vous avez un minimum de connaissances en économie...

En tout cas, on pourrait en faire des brèves de comptoir.

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