Education : les coûts comparés des programmes de Sarkozy et Hollande

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L'Institut de l'entreprise, un think tank proche du patronat, a passé au scalpel le coût de diverses mesures des deux principaux candidats à destination des enseignants et des étudiants.

Comme il le fait régulièrement depuis le début de la campagne électorale, l'Institut de l'entreprise (un think tank proche du patronat) s'est penché sur de nouvelles propositions émises par les deux principaux postulants, Nicolas Sarkozy et François Hollande, notamment sur les questions de l'enseignement.

Sarkozy pour une revalorisation des salaires des enseignants : entre 148 et 625 millions d'euros

"Je propose que désormais tout enseignant qui voudra travailler davantage puisse le faire avec 26 heures de présence dans les établissements contre 18 heures aujourd'hui, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25%, soit 500 euros par mois.(...) je souhaite aussi donner à chaque établissement la possibilité de constituer de véritables équipes pédagogiques , en lui donnant la liberté de recruter directement les professeurs avec une plus grande souplesse, dans des régime indemnitaires différenciés(...)"
Selon l'Institut de l'Entreprise, revaloriser le salaire des enseignants (du secondaire) qui souhaitent travailler davantage coûterait entre 148 millions et 295 millions (évaluation sur le stock, c'est - à - dire les enseignants actuels et non sur le flux, donc les nouveaux). Bien entendu, selon le nombre de volontaires le coût sera in fine très différent.

En outre, le coût dépendra aussi de l'augmentation consentie par professeur volontaire. Si l'augmentation de 25% est confirmée, elle correspond bien, selon l'Institut, à environ 500 euros en moyenne. Mais elle est inférieures (environ 460 euros) si l'on raisonne aussi avec les nouveaux entrants. S'agissant de l'autonomie des établissements et de la liberté de recruter, le coût pourrait varier entre... zéro et 330 millions selon que l'enveloppe consacrée aux établissements résulte ou non de moyens supplémentaires.

Hollande et ses propositions pour les étudiants : entre 166 et 216 millions

"Je veux la création d'un service public de l'orientation territorialisé. Ce service devra être unifié du secondaire au supérieur. Dans les universités, nous donnerons aux bureaux d'insertion professionnelle de vraies compétences et des moyens".

Selon l'Institut, il y a deux façons d'envisager le chiffrage de la mesure : soit il s'agira d'une création ex nihilo, soit en considérant qu'il s'agira plutôt de réorganiser ce qui existe déjà. Dans la première hypothèse, il est supposé que le bureau nécessitera à temps plein au moins un responsable, deux chargés de mission et deux secrétaires. Selon les calculs de l'Institut, chaque service ainsi composé coûterait 200.000 euros par an (frais de personnel, fonctionnement, communication, etc.). Ce coût multiplié par 80 universités reviendrait à 16,6 millions d'euros. En revanche, si la mesure vise simplement à réorganiser des services existants autour d'un chef de service commun, un seul poste serait alors créé (30.000 euros par an). Et si l'Etat alloue un budget de 50.000 euros de fonctionnement, la mesure reviendrait par an pour 80 universités à 6,6 millions.

François Hollande s'est aussi engagé sur "un programme de 40.000 nouveaux logements étudiants sur 5 ans (...) auquel s'ajouteront les logements sociaux auxquels les étudiants devront avoir accès".
L'Institut ne cache pas sa difficulté à chiffrer la mesure car "François Hollande propose aujourd'hui un nouveau plan Anciaux, du nom du député qui lança en 2004 un grand plan de reconstruction et de rénovation du parc des Crous. C'est précisément de là que vient la difficulté du chiffrage puisqu'il n'est pas certain que les 40.000 logements annoncés tiennent compte ou non des projets actuels, notamment du plan Anciaux qui arrive à échéance en 2014 (...)".

En tout état de cause, les 5.000 créations et 6.000 réhabilitations de l'année 2012 ont coûté 112 millions à l'Etat en 2010 selon l'Institut. En s'en tenant aux seules constructions, le coût "normal" d'un logement étudiant varie entre 20.000 et 25.000 euros, ce qui reviendrait pour 40.000 logements à un chiffrage variant entre 800 millions et un milliard. Soit un coût annuel oscillant entre 160 et 200 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2012 à 15:31 :
Il a a de quoi avoir peur. Voter Hollande c'est s'enfoncer dans davantage de déficit. Avec lui dans deux ans la France se retrouve comme la Grèce Espérons que la majorité des Français vont se réveiller et comprendre dans quel gouffre nous aménerait la politique de Hollande.
a écrit le 11/03/2012 à 13:51 :
dépenser plus mais ne pas gagner plus comment faire?ne pas voter pour sarkozy.bla bla bla.j'écoute son discours et je ne suis pas du tout convaincue.il n'avait qu'a le faire avant.5 ans de plus alors la non non et non.
a écrit le 10/03/2012 à 19:23 :
L'éducation des enfants commence par l'éducation des parents, un enfant de 14 ans ne doit pas tirer avec un pistolet à billes sur un policier.
a écrit le 10/03/2012 à 7:10 :
on peut tres bien améliorer l'éducation sans ajouter un centime.il faut surtout revenir à la semaine de cinq jours et revoir les programmes.il y a beaucoup de gréves pour le confort des ensiegnants mais jamais pour les vrais raisons de nos résultats
Réponse de le 10/03/2012 à 11:56 :
faut revenir à 5j de cours par semaine et 7 semaines maxi de congés pour les enfants.. ça leur laissera plus de temps pour travailler à un rythme moins intenssif et de meieux digérer toutes ces connaissances qu'on leur demande d'acquérir et ça ruinera moins les parents en frais de garde voir de les laisser trainer dans les rues.
a écrit le 09/03/2012 à 21:40 :
Le coût réel des propositions des candidats tient moins à leurs propositions pour acheter des voix mais plutôt à ce qu'ils ne proposent pas : la baisse indispensable et urgente des dépenses publiques. Sur ce sujet de fond, pour ainsi dire le seul sujet important actuellement, les trois candidats socialistes modérés Sarkozy, Bayrou et Hollande (sans parler des autres candidats socialistes des extrêmes, Le Pen et Mélenchon) sont parfaitement d'accord pour ne rien faire. Tout se passe comme s'ils étaient issus du même parti, le parti socialiste unique. Mais où est passée l'opposition dans ce pays ? Où est passée la démocratie ?
a écrit le 09/03/2012 à 19:56 :
PROGRAMME HOLLANDE : LE COMPTE N'Y EST PAS ! Vous n'évoquez même pas la principale dépense prévue par le candidat Hollande, c'est-à-dire la création de 60000 nouveaux postes d'enseignants, soit 7,5 milliards d'euros pour le quinquennat.
Ce "comparatif" n'a aucune valeur. Cherchez-vous à démontrer que les deux estimations sont comparables ? Pourquoi ne dites-vous pas que le projet Sarkozy reviendra à recruter moins d'enseignants ? Cet article tend à favoriser le projet de Hollande.
Réponse de le 10/03/2012 à 15:13 :
le compte y est, hollande a dit que les enseignants seront trouves la ou on ne renouvellera pas d'autres postes de la fonction publique.
donc pas de cout mais un recyclage.
Réponse de le 10/03/2012 à 18:02 :
Il s'agit de diminuer encore plus le nombre du personnel administratif et de mettre devant les élèves, en classe, plus des professeurs motivés avec une charge de travail raisonnable.
Réponse de le 11/03/2012 à 21:04 :
réponse à "angel" : Hollande compenserait le coût du recrutement de 12000 enseignants en appliquant le un sur deux à d'autres catégories. Résultat, il ne fait pas d'économie alors que Sarkozy se propose d'économiser sur 12 ou 15000 emplois. C'est toute la différence !

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