Le secteur du numérique cherche à attirer les jeunes

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Syntec Numérique et Pôle Emploi ont conclu une convention pour attirer les jeunes et les demandeurs d'emploi vers les métiers du numérique

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a signé lundi un accord national "de promotion et de développement de l'emploi dans le secteur numérique" qui prévoit notamment de former des demandeurs d'emploi à ces métiers. De fait, paradoxalement, le secteur numérique, qui représente près de 400.000 emplois et un chiffre d'affaires estimé à 42 milliards d'euros, connaît des difficultés pour recruter. Pour y répondre, Syntec Numérique, la fédération  patronale du secteur qui regroupe près de 1.200 entreprises, et Pôle emploi se sont engagés à professionnaliser et former des publics potentiels, notamment les jeunes et ceux rencontrant des difficultés d'accès sur le marché du travail.

Evaluer les besoins du secteur

A cet égard, l'accord cadre conclu ce lundi et qui associe également le ministère du Travail et le Centre Inffo se donne pour objectif d'évaluer les besoins en personnel du secteur et les perspectives d'évolution de l'emploi pour mieux anticiper les demandes de compétences des entreprises du secteur. Pour ce faire, un "Contrat d'études prospectives" (CEP) dressera un panorama de l'ensemble des évolution du secteur. Il s'agira également d'orienter "le plus grand monde" vers les métiers du numérique. Dans ce cadre, pour mieux informer le grand public sur les métiers et les formations du numérique, une page "France Métiers Numérique" a été mise en ligne sur les réseaux sociaux. Facebook s'est enagagé auprès des signataires de l'accord à en faciliter l'accès (www.facebook.com/francemetiersnumérique) La Caisse des Dépôts  et Consignations s'est également associée à l'opération. Aucun objectif chiffré n'a été fixé.

 

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Commentaires
a écrit le 13/03/2012 à 14:16 :
Il me semble qu'il y a beaucoup d'amalgames dans les commentaires précédents. Comme dans tous les secteurs d'activité, il y a de bons et de mauvais employeurs.

Je suis fondateur et DG d'une SSII qui essaye de bien faire (formation des juniors, avantages sociaux, etc.) et pourtant nous avons bcp de mal à recruter. Je vous affirme donc qu'il y a bien pénurie sur certains postes.
Réponse de le 14/03/2012 à 6:48 :
"Comme dans tous les secteurs d'activité, il y a de bons et de mauvais employeurs."

Dans les SSII, il y en a surtout de mauvais...

"Pourtant nous avons bcp de mal à recruter"

Normal puisque vous êtes une SSII :-(
Demandez donc aux grandes DSI si elles ont du mal à recruter...


a écrit le 12/03/2012 à 19:11 :
Peut etre que les jeunes d'aujourd'hui sont finalement moins idiots que leurs predecesseurs: ils savent ce que valent les SSII (c'est à dire rien de rien, meme pas la peau d'un rat crevé) et les fuient.
Réponse de le 13/03/2012 à 12:30 :
Je pense qu'ils sont mieux informés, quand j'ai commencé le net était a ses débuts, maintenant on peut obtenir pas mal d'infos sur ce type de société.
J'ai passé des entretiens récemment encore en SSII, pitoyable...projet d'avenir = mission à pourvoir, "Ah vous n'êtes pas libre avant 3 mois mais nous notre vision c'est 2 mois"

Ne vous faites pas avoir , fuyez ces boites si possible ou alors n'y restez pas trop longtemps.
a écrit le 12/03/2012 à 17:48 :
Il y a dix ans les stocks option étaient parfaites pour attirer les jeunes talents, après c?était devenu un scandale! Mieux vaut pour l'avenir pour ses jeunes s'installer à l?étranger !
a écrit le 12/03/2012 à 17:27 :
Cet accord est une scandale !!! L' Etat n'a pas à pousser les jeunes vers les SSII, les informaticiens préfèrent tous travailler dans les vraies entreprises où les conditions de travail sont plus stables et bien meilleures... pas dans la prestation de services où l'emploi n'est rien d'autre que de l'intérim déguisé !!!

A la rigueur, si les représentants des DSI (CIGREF...) et d'autres syndicats (CICF Informatique, syndicats de salariés...) s'étaient associés à cet accord, pourquoi pas, mais là c'est une véritable OPA que réalise le SYNTEC Numérique avec la complicité du Ministère du Travail !!!

M. Xavier BERTRAND s'est-il fait manipuler par le SYNTEC, ou cherche-t-il à récolter des voix en faveur de l'UMP chez les patrons du numérique ???
Réponse de le 12/03/2012 à 19:09 :
Je suis en ssii et en passionné de l'informatique que je suis j'ai qu'une envie maintenant c'est de trouver un autre secteur d'activites,ssii=no futur. Boites qui font ds le jeunisme,sans plan de carrieres,je n'ai jamais connu une rh ds ce secteur,le gvt ferait mieux de limiter ces boites,bref un scandale ces propositions,jeunes étudiants dirigez-vous vers d'autres secteurs.
a écrit le 12/03/2012 à 16:46 :
Dès leur diplôme en poche, les plus dynamiques et les plus performants d'entre les jeunes fuient l'enfer fiscal français pour vivre librement et honnêtement de leur travail à l'étranger, tandis que les seniors en poste restent figés sur place, tétanisés par la crise et le chômage structurel. C'est pourquoi le syntec, comme d'autres groupes professionnels, sont confrontés à des difficultés de recrutement, alors qu'il y a déjà plus de 5 millions de chômeurs. Absurde ? Non, logique ! Le marché du travail est complètement figé par les réglementations ubuesques et les taxes indécentes qui entretiennent la pénurie d'offre et de demande de travail. Il faut rompre ce blocage sans délai par l'abrogation des lois et des taxes liberticides, faute de quoi le pays comptera de 6 à 8 millions de chômeurs dans peu de temps. Xavier Bertrand peut signer tous les accords qu'il veut, ça n'y changera rien. Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 12/03/2012 à 17:31 :
"Dès leur diplôme en poche, les plus dynamiques et les plus performants d'entre les jeunes fuient l'enfer fiscal français pour vivre librement et honnêtement de leur travail à l'étranger" ...

N'importe quoi, arrêtez donc de délirer avec çà ! Ça ne représente qu'un infime minorité de jeunes diplômés et encore seulement ceux qui sortent des plus grandes écoles d'ingénieur ou de commerce, pas les jeunes diplômés en informatique...
Réponse de le 12/03/2012 à 17:58 :
Et dés qu'ils vieillissent ou ont des marmots , ... ils reviennent !
Réponse de le 12/03/2012 à 19:46 :
Quand ils vieillissent, les informaticiens français quittent Paris en essayant de limiter la perte de salaire (ce qui se fait généralement en privilégiant les offres de mobilité interne). Ils vont en province où l'environnement de vie est plus propice à la vie familiale (moins de temps de trajet quotidiens, logement plus abordable, proximité de la mer ou de la montagne ou des balades en campagnes). En revanche, pour les expatriés (San Francisco et Québec), je n'ai malheureusement aucun exemple de retour! Les jeunes restent et y font leur vie (ils y fondent leur famille).
Réponse de le 13/03/2012 à 15:29 :
Bien sur qu ils fuient, quand vous avez en France l une des ecoles d infographie/animation numerique parmi les plus cote au monde a savoir les Gobelins a Paris, mais de tres bonnes et tres cotes se developpent aussi ailleurs nottement du cote d angouleme.... Mais qu au sortir parce qu on a pas cru a secteur voir on en a diabolise certains aspects comme le jeux video, bien sur qu ils partent courtise par des grandes boites, des gros studio de cinema.... Tant que l on continuera a subventionner des industrie mortes (Auto, Metallurgie....) au detriment des entreprises et secteurs de pointes a forte VA on ira droit dans le mur!
a écrit le 12/03/2012 à 16:39 :
Encore un article qui n'a pas creuser la question !
Évidement qu'ils veulent des jeunes pour remplacer les plus de 40 ans qu'ils remercient a grand coup de pied au c... Comme cela pas besoins de former, et cela permet d'embaucher des jeunes a pas cher. Plus on forme de jeunes et plus on peu éjecter de vieux et faire baisser les salaires.
Vive les SSII................

Réponse de le 12/03/2012 à 16:56 :
Tout à fait !
C'est d'ailleurs ouvertement le message de Cap Gemini :
http://munci.org/Cap-Gemini-le-jeunisme-comme-argument-de-reduction-des-couts
a écrit le 12/03/2012 à 15:44 :
Personne ne se pose la question de savoir pourquoi cette filière a du mal à embaucher ?

Je travail dans une des sociétés affiliées SYntec Numéric et voici le constat:
Heures sup en pagailles non payées, déplacements fréquentes, pression constante, salaires inférieures aux autres catégories d'ingénieurs sans compter que les principaux employeurs, les SSII sont pour la plupart des marchands de viande sans aucun scrupule et qui se foutent du salarié qui n'est qu'un numéro. Cela se sait dans les écoles du coup la plupart des jeunes préfèrent voit ailleurs
Réponse de le 12/03/2012 à 16:12 :
Exactement !!!
Voir d'ailleurs :
http://munci.org/Etude-Les-services-informatiques-secteur-en-pointe-du-mal-etre-au-travail

Et puis le problème, ce n'est pas les jeunes, mais les seniors : c'est eux qui sont victimes d'une forte discrimination à l'embauche dans ce secteur !!!

Hélas comme toujours on donne la parole au patronat (SYNTEC/MEDEF), jamais aux salariés et leurs représentants...
Réponse de le 12/03/2012 à 16:36 :
Les véritables raisons des difficultés de recrutement dans le secteur des SSII sont très bien expliquées sur cette page : http://munci.org/Les-difficultes-de-recrutement-en-informatique-et-la-penurie-d-informaticiens-entre-mythe-et-realites
Et dans cette étude de Pôle-emploi : http://pro.01net.com/editorial/551116/pole-emploi-demystifie-la-supposee-penurie-de-main-d-oeuvre-en-informatique/
Réponse de le 12/03/2012 à 16:57 :
Les informaticiens ont été surpayés pendant de nombreuses années. Maintenant qu'ils reviennent dans la norme, ils prétendent qu'ils sont moins payés que les autres. Ils débutent avec des salaires vers 2500 euros, rapidement 3000 euros, soit 6000 euros de salaire complet minimum par mois, sans parler des charges annexes de fonctionnement. Les gars, si vous n'êtes pas contents de vos salaires, allez donc voir ailleurs si l'herbe est plus verte ! Au lieu de critiquer vos employeurs, cherchez plutôt du côté de l'Etat qui vous prend 50% de charges avant impôts, 70% après impôts et taxes.
Réponse de le 12/03/2012 à 19:30 :
L'emploi numérique a été accaparé par les SSII qui jouent le rôle (illégal soit dit en passant) de prêteur de main d'oeuvre auprès de grands comptes qui, pour diverses raisons, ne souhaitent plus embaucher qu'à minima (à titre d'exemple, lors de la crise de 2008 les Banques et Assurances ont pu tailler dans leurs "effectifs" sans devoir élaborer le moindre plan social _ ce sont les SSII qui ont dû amortir le choc). Il n'y a pas de pénurie d'informaticiens. Il y a des SSII qui mènent la danse en matière de recrutement et qui cherchent sciemment à contenir et abaisser le niveau de rémunération de leurs employés. Par ailleurs, je vais encore plus loin. Les essais de développement logiciel "off-shore" ont été des échecs à cause du retard et de la mauvaise qualité. Mais ce n'est pas le cas du suivi de production et de l'administration à distance. Plusieurs SSII sont actuellement en train d'investir dans des "centres de service" basés pour les uns en Afrique du Nord (Maroc en particulier) pour les autres en Inde. Il ne s'agit là que de gagner en coûts. La fameuse "pénurie" aura bon dos pour justifier ces délocalisations industrielles. Mais je le répète, il n'y a pas pénurie d'informaticiens.
a écrit le 12/03/2012 à 15:03 :
Concurrence directe à Anonymous, qui recrute aussi. Je serais d'Anonymous, je déposerais une plainte en "non-collectif"... :-)

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