Les grands patrons prêchent le libéralisme dans un "manifeste" destiné au futur président
latribune.fr (source AFP)
latribune.fr (source AFP)
Les grands patrons veulent être entendus. Ciblés par la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, ils ont choisi de riposter par un "manfeste". Ce plaidoyer à tonalité libérale encourage le futur président à réduire les dépenses publiques, à encourager la productivité et la réforme du "pacte social".
Prônant une "concentration de l'Etat sur son coeur de missions", les signataires appellent à une série de "mesures immédiates" comme l'indexation des retraites et prestations sociales "sur l'inflation diminuée d'un point" ou le gel des mesures générales d'augmentation des salaires dans la fonction publique.
Un moratoire de cinq ans sur les règles sociales et fiscales des entreprises
Pour "restaurer la confiance des entrepreneurs", ils réclament une TVA sociale élargie à la CSG et à la fiscalité écologique, un "moratoire de 5 ans sur les règles sociales et fiscales des entreprises" ou un investissement "massif" dans la qualification des salariés. La refondation du pacte social, troisième volet de ce "manifeste" publié sur le site internet de l'Institut de l'entreprise (www.institut-entreprise.fr), "think tank" proche du patronat, viserait à faire du dialogue social un "levier de compétitivité".
À lire également
Cette refondation passerait selon eux par l'inscription de l'autonomie des partenaires sociaux dans la Constitution, une négociation annuelle sur la flexibilité ou l'assouplissement des conditions d'exécution du contrat de travail en période de crise. Pour Xavier Huillard, président de l'Institut de l'entreprise et PDG de Vinci, "bien-être, bien vivre, emplois, protection et cohésion sociales sont plus que jamais indissociables de la performance" des entreprises. C'est "l'enjeu du prochain mandat présidentiel", assure-t-il. Parmi les signataires figurent d'autres grands noms du patronat et du CAC40 parmi lesquels François Pérol (BPCE), Denis Kessler (Scor), Philippe Houze (Galeries Lafayette) et Gérard Mestrallet (GDF Suez).
latribune.fr (source AFP)
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France