L'UMP avance ses propositions de campagne pour la santé
Fabien Piliu
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Elles étaient attendues depuis longtemps. Petit à petit, la santé fait son irruption dans le débat présidentiel. Invité jeudi dernier par les médecins de l'UMESPE, l'Union nationale des médecins spécialistes de confédérés (La Tribune du 7 mars), Philippe Juvin, le député européen et secrétaire national de l'UMP en charge de la Santé a formulé plusieurs propositions pour réformer le système de santé lors de la prochaine mandature si Nicolas Sarkozy était réélu.
Sans réelle surprise, ces mesures suivent la ligne directrice déjà connue : faire aussi bien, voire mieux, avec moins. En clair, il s'agit de ne pas trop rogner sur le système de protection sociale tout en parvenant à rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale qui devrait afficher un déficit de 14 milliards d'euros en 2012.
L'hôpital a trop de frais
Pour réduire les dépenses et retrouver quelques marges de man?uvre budgétaires, le parti majoritaire suggère notamment de traquer le nombre jugé "trop important" de micro-niches de dépenses réalisées à l'hôpital. Il estime par exemple que 40% des transports pris en charge par les hôpitaux ne sont pas pertinents. Il veut également revoir le fonctionnement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire la réalisation d'interventions chirurgicales chez des patients rejoignant leur domicile le jour même, car ce concept peut permettre d'importantes économies. Dans ce domaine, la France est à la traîne puisque 37% seulement des interventions chirurgicales se pratiquent en ambulatoire, contre 83% aux États-Unis et 70% dans les pays de l'Europe du Nord.
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Une réorganisation des tâches entre l'hôpital et les libéraux est aussi souhaitée. La médecine de ville doit se réapproprier les actes de premier recours afin que les urgences ne soient plus essentiellement gérées par l'hôpital. Pour y parvenir, Philippe Juvin souhaite recréer une véritable appétence pour la médecine de ville. Comment ? En permettant par exemple aux étudiants en médecine de découvrir le mondé libéral dès leur deuxième année. Depuis quelques années, les textes prévoient un stage de huit semaines chez un généraliste au cours du deuxième cycle des études médicales, c'est-à-dire en quatrième ou cinquième année. Selon le Conseil national de l'ordre des médecins, moins d'un étudiant en médecine sur dix opte pour la voie libérale
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