PSA : Montebourg donne rendez-vous aux syndicats

Arnaud Montebourg est arrivé samedi au Mondial de l'Automobile, au volant d'une Zoe, la voiture électrique de Renault dont il ne se sépare plus depuis le Conseil des ministres de mercredi.
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Il était attendu de pieds fermes par les salariés de l'usine PSA d'Aulnay pour manifester contre le vaste plan de restructuration du constructeur français qui prévoit 8.000 suppressions de postes en France. Le président François Hollande a promis le 20 septembre dernier une négociation tripartite "direction-syndicats-Etat" sur l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois et celui de Rennes, où 1.400 emplois sont menacés.

"J'ai des informations à leur donner, que je vais leur donner."

"J'ai déjà rencontré l'intersyndicale à plusieurs reprises, c'est un dossier pour nous sensible, difficile, donc je vais les revoir", a déclaré Arnaud Montebourg à son arrivée. Il a confirmé aux organisations syndicales présentes sur le salon que la réunion tripartite sera bien organisé le 25 octobre et confirme la présence du patron de PSA, Philippe Varin, d'accord pour s'asseoir à la table des négociations.

Au delà, Arnaud Montebourg a prédisé ses intentions: "Notre souhait est d'engager une négociation au plus haut niveau: Michel Sapin (le ministre du Travail, ndlr) et moi-même piloterons cette négociation tripartite avec M. (Philippe) Varin, le président du groupe PSA, et chacun des syndicats représentatifs" a-t-il  expliqué à l'issue d'une réunion avec l'intersyndicale de PSA Aulnay. "Pour nous, l'objectif, c'est de reformater, de rediscuter, le plan social", qui prévoit au total la suppression de 8.000 postes, a dit le ministre qui s'adressait à un groupe de salariés d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en dehors de l'enceinte du salon. "Nous voulons également engager Peugeot dans un processus de relance, de reconquête et de remontée", a poursuivi le ministre.

La réunion de plus d'une heure et demie avec les syndicats a donné lieu à l'annonce de deux autres réunions tripartites début novembre centrées sur les usines d'Aulnay qui doit être fermée (et 3.000 emplois supprimés), et celle de Rennes (Ille-et-Vilaine, 1.400 emplois menacés).

La réunion sur Rennes aura lieu au cours de la première semaine de novembre à une date encore non précisée, et celle d'Aulnay le 8 novembre, selon les représentants syndicaux présents à la réunion. Au côté du ministre, Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat maison), principale organisation de PSA Aulnay, a exprimé sa satisfaction que l'ensemble du volet social du plan de restructuration soit abordé au cours des négociations. Elle a retiré le "carton rouge" symbolique que cette organisation avait adressé à M. Montebourg lors d'une manifestation samedi dernier au Salon. Le ministre ne s'y était pas rendu comme le pensaient les syndicats. En revanche, le délégué CGT de PSA Aulnay, Jean-Pierre Mercier, a regretté que les négociations interviennent "trop tard", alors qu'une telle réunion tripartite, dont le principe avait reçu le soutien du président François Hollande il y a deux semaines, était attendue pour la mi-octobre, selon les syndicats.

Arrêt de la production

Réclamant la "suspension" du plan social, ce que le gouvernement refuse, il a rappelé qu'était prévu mardi matin devant le salon automobile un rassemblement d'un millier de manifestants, selon les estimations des syndicats, non seulement de PSA, mais aussi d'autres groupes connaissant ou ayant connu des difficultés sociales comme Arcelor Mittal, Goodyear, Continental etc...

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Commentaires 26
à écrit le 07/10/2012 à 9:14
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C'est la méthode habituelle : on endort les syndicats (et surtout le personnel) avec des réunions et des belles déclarations. Tonton avait agi de la même manière avec Rocard (Plan) et Dreyfus (Industrie).

à écrit le 07/10/2012 à 9:13
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figurant au gouvernement ça paie bien?

à écrit le 07/10/2012 à 6:24
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Quelle prétention socialiste de fabriquer des slogans plaisants ...mais abstraits..! comme le Ministère du Redressement Productif...! au début j'ai cru que c'était une pub pour le viagra...! je crois rêver ou cauchemarder ! ridicule cette appellati...

le 07/10/2012 à 6:44
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Elle est gonflante votre expression " aller dans le mur" que vous utilisez de façon récurente. Quand bien même vous changez de pseudo, on vous reconnait aisément. Alors ne perdez pas de temps à changer continuellement de pseudo, car là vous allez dro...

le 07/10/2012 à 10:29
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svp,ne vous dégonfez pas ...Gardez vos spéculations pour vous.... c'est sûrement enrichissant...,et ça vous évitera de perdre du temps pour tenter de corréler des informations sans intérêt...donc dans ma grande mansuétude et pour vous évitez des maux...

le 07/10/2012 à 11:11
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Pipolino : un peu de bonne foi, le droit dans le mur ne date pas d'aujourd'hui la dette est en partie dues aux cadeaux fiscaux et au manque de rigueur politique depuis 30 ans avec pour champion toute catégorie Balladur et Sarko. Tenter de redresser l...

le 07/10/2012 à 11:24
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Ne vous formalisez pas MurMur, les commentaires de Pipolino sont pour la plupart sans intérêt, mais ça lui donne l'impression d'exister.

le 07/10/2012 à 11:33
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Je suis plein de bonne foi! mais le racket fiscal des dit riches est une illusion ! ,c'est provoquer un flux de capitaux migrants vers l'étranger par des gens qui n'ont pas confiance aux socialistes ! d'ailleurs si vous connaissez un pays ou les ge...

à écrit le 07/10/2012 à 5:19
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Encore un type qui s'est lancé dans la politique pour les avantages qu'on peut en tirer, pas pour les beaux yeux du peuple. En fait, comme la plupart des élus cumulards.L'a représentation d'un politique ne devrait pas dépasser un mandant et non pas ê...

le 07/10/2012 à 9:20
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d'Audrey, mais bon ce n'est que 1 an de salaire d'un ouvrier de Psa, alors....

à écrit le 06/10/2012 à 23:39
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Ce type est d'une nullité affligeante. La France va vraiment très mal pour mettre une telle personne à ce niveau de responsabilité !

à écrit le 06/10/2012 à 20:42
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Nous ne voulons pas travailler à l'oeil. Il faut augmenter les salaires.

à écrit le 06/10/2012 à 18:19
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Ah le Montbourg sort de son trou, pour se prendre encore des gifles en fait il n'est pas le ministre du redressement productif (communiste) mais celui de la baffe garantie.

à écrit le 06/10/2012 à 18:16
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Un jour peut-être les français comprendront, que ce petit ministre qui ne connais rien à l' industrie et à l' activité commerciale mondiale, est un bellâtre minable et piteux.

à écrit le 06/10/2012 à 18:13
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ne soyez pas trop sévere avec notre ministre. C'est vrai qu'il ne fait pas grand chose, mais c'est pas sa faute: il passe son temps à recharger sa voiture!

à écrit le 06/10/2012 à 15:45
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la CGT GOUVERME la France .résultat garantie .....cadeau a nos concurrents ... chine ..et autre

à écrit le 06/10/2012 à 13:34
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C est sympa d avoir un ministre qui ne fait que mettre de l huile sur le feu....on a le meme dialogue quand allemagne...Je l imagine aux affaires exterieures...une guerre mondiale????

à écrit le 06/10/2012 à 12:44
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ici Londres... le quotidien de la Résistance : Message personnel : Zoe a perdu ses parents, je répète, zoe a perdu ses parents.

le 06/10/2012 à 20:40
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Que de bons souvenirs : +1

le 07/10/2012 à 10:35
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je répète : la résistance a tué la France, la résistance a tué la France la CGT date de cette époque ou un certain Charles De Gaulle a préféré laisser la France aux communistes

le 07/10/2012 à 11:04
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@bertrand : auriez vous préféré qu'il la laisse à Pétain ?

le 07/10/2012 à 11:44
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De Gaulle s'est conduit comme un ... sachant tout de même que Petain est resté en face d'Hitler, alors que De Gaulle s'est barré à Londres ! Petain a toujours été sur le terrain même dans les plus grande difficultés. Il n'y a que ceux qui ne font ri...

le 07/10/2012 à 12:56
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Petain est resté .. au côté d'Hitler, pas en face ! et il était encore plus proche que vous ne le dites !!

le 09/10/2012 à 8:15
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il est quand même resté !!!!!!! ce qui devait être très difficile, car lorsque l'on connait la carrière du Maréchal, il ne peut en aucun cas être considéré comme un traître. oui mais voilà, les français l'aimait beaucoup et si De Gaulle voulait pren...

le 09/10/2012 à 8:20
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si vous aviez quelques notions d'histoire, vous comprendriez qu'on était pas à coté d'Hitler si on était pas très fort. ainsi seuls les Himmler ou autres Mussolini pouvaient être aux cotés d'Hitler. Or Petain était faible, il ne possédait aucune armé...

à écrit le 06/10/2012 à 12:43
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Le Minsitre était au Salon dès le premier jour d'ouverture, le jeudi soir, sur le stand Peugeot, cherchant à faire un grand écart avec des sourirs figés. Patrick Kron, d'Alstom s'était invité un court instant histoire sans doute de prendre rendez-vou...

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