La SNCF pourrait chapeauter le réseau ferroviaire français

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Le ministre des Transports doit annoncer mardi 30 octobre des mesures pour réformer le système ferroviaire. Selon Le Figaro, le gouvernement suivra le modèle de l'électricité et RFF deviendrait une filiale de la SNCF.

Le gouvernement travaille à la modernisation du système ferroviaire français. Mardi, Frédéric Cuvillier, le ministre des transports, présentera un programme de réforme du domaine. Le Réseau ferré de France (RFF) devrait être absorbé par la SNCF d'après Le Figaro de ce lundi 29 octobre 2012. La réunification de la SNCF avec le gestionnaire des voies pose la question des dettes de RFF, estimées à 30 milliards d'euros. La SNCF ne les récupérerait pas, indique le Figaro.

Afin d'entamer une nouvelle étape de modernisation au printemps prochain, Frédéric Cuvillier a demandé à Réseau ferré de France (RFF) de lui remettre d'ici six mois un plan opérationnel de modernisation du réseau. 1.000 kilomètres de voies devraient être rénovés chaque année selon le gouvernement. Des mesures devraient être prises pour relancer le fret ferroviaire : simplification de la réglementation technique, développement de trains plus performants, attribution de voies prioritaires, développement du transport des marchandises par le rail et aménagement d'une meilleure desserte vers les grands ports maritimes.

Le statut particulier des cheminots supprimé

De leur coté, les cheminots redoutent les conséquences sociales de la future réforme ferroviaire et de l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs. Selon l'Unsa ferroviaire, cela pourrait mener à la création d'un accord de branche pour tous les métiers liés au ferroviaire et commun à tous les opérateurs, et ainsi remettre en cause le statut historique propre à la SNCF. L'objectif est d'éviter une situation d'emploi à deux vitesses dans le ferroviaire, qui entraînerait une distorsion de concurrence, avec la cohabitation d'entreprises privées et de la SNCF, plus contrainte sur le plan social. Les syndicats plaident pour que les futures règles encadrant la branche soient tirées vers le haut, alors que la direction souhaite aller vers plus de compétitivité. La réforme ferroviaire s'annonce donc comme tendue coté partenaires sociaux.

La RFF était, depuis sa création en 1997, gérée de manière indépendante.
 

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Commentaires
a écrit le 29/10/2012 à 12:18 :
Comme si L'Etat n'avait pas d'autres priorités que de se mettre
les syndicats et l'Europe à dos.
Car en fait on parle d'environ ? 100 milliards de
capitablisation.

Cordialement,

giantpanda
a écrit le 29/10/2012 à 11:17 :
à la lecture des commentaires , d'abord une réaction : 15 ans pour ça ! (1997 date de création de Réseau Ferré de France) . Secondo,l'évolution de la dette du système ferroviaire en 15 ans qui est passée de 20 à 30 MILLIARDS d'euros !!! Pourquoi : car les seuls revenus de RFF étaient constitués par les péages mais marqués par un EFFONDREMENT du trafic FRET !(désindustrialisation, manque de compétitivité des ports, absence de tarification routière,absence d'investissements innovants dans le FRET ferroviaire,...).Face à ce tableau noir , des constructions de lignes à grande vitesse (LGV) financées à CREDIT et un quasi ABANDON dans l'entretien du réseau classique pendant 30 ans !!!
Que veut la socièté Francaise de son patrimoine frerroviaire ?
En attendant , QUINZE ANS DE GÂCHIS, de SURCOÛTS,de DYSFONCTIONNEMENTS par IDEOLOGIE POLITICIENNE !
Quant à l'idée d'exploser la SNCF en de multiples entités ("interdiction") , faudrait aller voir en Grande Bretagne où l'opérateur Historique (Britsh Railways, la SNCF Britannique) a été dissout sous l'époque Tatcher .Le résultat actuel en est une EXPLOSION des prix pour les clients et une flambée des subvensions d'Etat multipliées par 2 à DES OPERATEURS PRIVES !
Pour ceux qui n'aiment pas la SNCF et ses cheminots un rappel : si la SNCF intégrée n'avait pas existait , il n'y aurait jamais eu de TGV ! Dans les années 70 , seuls un patenariat entre les cheminots de LA SNCF/le BTP et l'industrie ferroviaire a permis un el succés commercial et technologique. N'empêche qu'aujourd'hui , la "démesure" TGV c'est fini et les transports du quotidien (TER, FRET, TRANSILIEN doivent être privilégiés face aux enjeux énergétiques, sociaux et climatiques DU MONDE DE DEMAIN !
a écrit le 29/10/2012 à 10:57 :
Je ne comprends pas: la scission avait été faite sous la contrainte de Bruxelles.
Pourquoi donc Bruxelles accepterait tout à coup une nouvelle fusion?
Réponse de le 29/10/2012 à 12:52 :
Parce que la scissio n'était qu'un des modes de séparation exigé par Bruxelles. D'autres modalités étaient et demeurent possibles qui ne supposent pas deux entreprises distinctes.
a écrit le 29/10/2012 à 10:48 :
RFF n'avait pas été créé pour, officiellement, gérer le réseau pour permettre l'accès des trains étrangers, mais aussi, et "surtout" pour rendre une virginité financière à la SNCF en récupérant ses dettes.
Ça fera un aller-retour avec perte du gros boulet. Magicien ?
Réponse de le 29/10/2012 à 12:54 :
Vous touchez du doigt à mon sens, le point essentiel. La question d'une énorme aide publique apportée à la SNCF en la desendettant; RFF n'ayant été qu'une structure de défaisance temporaire.

A mon avis, autant la réunification est possible pour autant que RFF devienne un service indépendant au sein de la SNCF, autant l'allègement de la dette va donner lieu à des discussions musclées avec Bruxelles.
a écrit le 29/10/2012 à 10:11 :
c'est incompréhensible, quand on sait que la grande réforme scindant la SNCF en 2 et créant RFF n'a que 15 ans. Demandons-nous à qui profite cette "contre réforme". Qui va-t'on engraisser au passage ? Les boîtes de consultants qui vont décrocher ce marché, les agences de com, par contre on va continuer à demander au contribuable de payer pour les dettes de RFF, comme d'hab. Et vous voulez que les Français acceptent les augmentations d'impôts et continuent à la fermer ??
a écrit le 29/10/2012 à 9:40 :
L'Europe doit interdire ce rapprochement anti-concurrentiel. Il convient maintenant de dissoudre la SNCF pour sanctionner son monopole, en la scindant en une cinquantaine d'entités nouvelles indépendantes en concurrence.
Réponse de le 29/10/2012 à 13:35 :
C'est déjà fait. La sncf est désormais un groupe avec des centaines de filiales diverses et variées employant des gens à statut privé et qui concurrence d'autres entreprises ainsi que d'autres filiales. Vous y en avoir compris????
a écrit le 29/10/2012 à 9:26 :
Les socialistes après avoir séparé RFF et SNCF (sous Jospin) font le chemin inverse 15 ans après. On nous annonce aujourd'hui qu'avoir 2 entités séparées est une aberration et que l'on va pouvoir faire des millions d'économie. Cependant il n'est indiqué nulle part ce que vont devenir les milliards de dette de RFF.
Réponse de le 29/10/2012 à 9:48 :
@La Taupe. Je vous arrête tout de suite. Nulle part, on ne parle d'économie, malheureusement. L'avantage de cette ré-intégration devrait d'éviter les guerres que se font RFF et SNCF à propos de la responsabilité de l'entretien/rénovation du réseau. Et de tte façon RFF sous-traite une bonne partie de l'entretien à la SNCF. Cela dit, je ne suis pas sûr que les concurrents de la SNCF apprécient. Qui plus est, on ne sait pas ce que va devenir la dette de RFF. Si ça se passe comme pour EDF et Erdf, ce sera bien parce que tous les concurrents d'EDF reconnaissent qu'Erdf les traite tout le monde d emanière impartiale.
Réponse de le 29/10/2012 à 11:10 :
Pourtant, il justifie en partie cette union par des économies : "La rationalisation du système qui va mettre plusieurs mois, voire plusieurs années, à se mettre en place doit permettre de réaliser des millions d'euros d'économies."
a écrit le 29/10/2012 à 9:04 :
Enfin un coup de pied dans la fourmilière ?
Réponse de le 16/07/2014 à 10:17 :
Il est évident que la Loire-Atlantique et peut-être la Vendée vont rejoindre, in fine, la Bretagne et que le reste de la région Pays de Loire sera rattaché au Centre. Tours sera préfecture de région.
a écrit le 29/10/2012 à 9:00 :
Une intégration dans SNCF a beaucoup d'avantage. Se débarasser de la dette, merci les contribuables. Filtrer voir supprimer les concurrents trop agressives ou trop performant en ne pas louant les rails ou à des prix prohibitifs. Donc, contrôle total de l'Etat et du monopoliste.

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