A peine élu, le nouveau Berger de la CFDT donne le ton

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C'est fait, la CFDT a officiellement intronisé Laurent Berger à sa tête, succédant à François Chérèque. Il a d'ores et déjà donné le ton sur divers sujets brûlants de l'actualité sociale.

C'est désormais officiel, la CFDT a désigné un successeur à François Chérèque, son secrétaire général depuis dix ans. Sans surprise, c'est son numéro deux, Laurent Berger, 44 ans, qui est consacré aujourd'hui par l'Assemblée générale du syndicat. Véronique Desacq a été élue secrétaire générale adjointe.

Dans une première conférence de presse, Laurent Berger a tenté de nouer un premier contact avec les médias. Sur le fond, il a indiqué « être sur la même ligne que François Chérèque ». Un soulagement pour le gouvernement qui apprécie la ligne réformiste de la CFDT.

Donner le ton d'emblée

Mais il lui faudra toutefois imprimer sa marque dans un paysage syndical français où François Chérèque s'était imposé grâce à ses coups de gueule et sa forte personnalité. Devant les journalistes, il n'a donc pas trainé pour commenter l'actualité sociale de la France histoire de donner le ton.

Sur le dossier chaud du moment, le sort des hauts-fourneaux de l'aciérie de Florange, le nouveau secrétaire générale de la CFDT a pris ses distances avec les déclarations d'Arnaud Montebourg qui avait déclaré lundi aux Echos « ne plus vouloir de Mittal en France ». Laurent Berger s'inquiète des conséquences pour les 20 000 salariés du groupe ArcelorMittal en France, sans toutefois rejeter l'option d'une nationalisation des aciéries de Florange. « On ne peut pas souffler le chaud et le froid en permanence » a-t-il toutefois averti à l'adresse du gouvernement.

Sur le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, il a demandé au gouvernement de ne pas précipiter les choses tant que les négociations sur le marché du travail n'étaient pas achevées « afin d'obtenir des contreparties ». Enfin, il veut poursuivre le combat engagé par François Chérèque pour le rétablissement de l'Allocation équivalent retraite (AER).

Assurer la continuité idéologique

Dans un entretien au journal Libération, il a toutefois reconnu que l'avènement d'un nouveau gouvernement en France avait apporté « un changement de méthode et un retour du dialogue ». « La CFDT restera exigeante et constructive, c'est à cela que tient son autonomie » a-t-il ajouté.

De son côté, François Chérèque va rejoindre l'IGAS (inspection générale des affaires sociales). Il pourrait également reprendre la direction du think tank Terra Nova, orphelin depuis la mort brutale de son président-fondateur, Olivier Ferrand, le 30 juin dernier.

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Commentaires
a écrit le 29/11/2012 à 17:40 :
Question brûlot avec la CFDT pas de danger la continuité dans le béni oui oui....et l'accompagnement du dumping social contre de maigres contreparties pour les salariés!!!
a écrit le 29/11/2012 à 16:36 :
lol , il a raison voila 20 ans que les syndicats ne veulent pas bousculer les choses!!
on voit désormais ou on en est!!!
cout du travail explosé, un carcan de lois qui décourage tous les petits entrepreneurs dont je fais parti; en raison des charges excessives j'organise de la décroissance,je refuse désormais des commandes car je ne veux plus dutout embaucher
on est devenu n°1 mondial de créateurs de chômeurs et je vais en mettre 2 de plus a l'addition

Réponse de le 29/11/2012 à 20:35 :
Plutôt que de critiquer les syndicats de salariés et la CFDT en particulier, depuis 20 ans qu'avez vous fait, vous, pour changer les choses? Ceux qui critiques sont rarement ceux qui agissent. Et si nous parlions par exemple des retraites: si la CFDT n'avait pas bougé et signé un accord, où en serions nous aujourd'hui? Pour les petits entrepreneurs sous les charges excessives : vous n'avez pas de syndicats pour vous défendre ? Et que dire d'un entrepreneur qui refuse des commandes ?

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