Pierre Moscovici : la France n'a pas de "stratégie" pour "lancer une offensive" contre l'euro fort

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Le gouvernement français, qui s'inquiète de l'appréciation de l'euro et de ses conséquences sur les exportations, n'a pas une "stratégie" pour "lancer une offensive" sur le sujet, même s'il souhaite un "débat", a déclaré lundi le ministre des Finances Pierre Moscovici.

"Il n'y pas de stratégie du gouvernement français pour remettre en cause ou lancer une offensive sur la question de la parité des devises", a déclaré le ministre des Finances Pierre Moscovici lundi à l'AFP. Dimanche, il avait estimé que l'euro était "peut-être (...) trop fort à certains égards". Un sentiment partagé par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.

Mais ce tempérament exprimé lundi par Pierre Moscovici ne l'empêche d'admettre que le sujet est "dans les exprits".  Selon lui, l'appréciation de l'euro, qui est monté vendredi à 1,3711 dollar, son niveau le plus élevé depuis mi-novembre 2011, tient d'une part à un retour de la "confiance" mais aussi à "des facteurs plus agressifs: des politiques macroéconomiques, monétaires qui sont suivies ailleurs ici et là dans le monde pendant que nous, nous restons sur une doctrine assez neutre par rapport à la monnaie". Pierre Moscovici fait ainsi allusion aux politiques de création monétaire menées par les banques centrales du Japon et des États-Unis, alors que la banque centrale européenne est supposée lutter contre l'inflation.

"Récuser toute idée de guerre des monnaies"

Selon le ministre français, "il faut absolument récuser toute idée de guerre des monnaies" et "se garder de toute pression, qui de toute façon serait sans effet si ce n'est négatif, sur la BCE". "En revanche, qu'il y ait dans les instances internationales un débat sur la question du juste niveau des parités à l'échelle mondiale me paraît tout à fait légitime. Je souhaite que ce débat puisse avoir lieu à l'Eurogroupe", qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, "et au G20", qui regroupe les principaux pays riches et émergents, a-t-il affirmé.

Pour lui, cette question d'une juste parité  "peut, c'est vrai, modifier les termes de la croissance 2013 dans une zone euro qui a besoin de trouver une nouvelle dynamique". Pierre Moscovici a toutefois relevé que les avis des économistes étaient "partagés" sur le fait de savoir si "l'euro est ou non surévalué".

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Commentaires
a écrit le 07/02/2013 à 11:53 :
Le PS depuis 81 a pourtant une stratégie de désindustrialisation!!! Commencez par le début Mosco.
a écrit le 06/02/2013 à 10:22 :
Pour l'absence de stratégie, on avait vu, mais c'est rare qu'il y ait confirmation officielle !
a écrit le 06/02/2013 à 6:57 :
La situation économique de l'Union Monétaire actuelle est le résultat de la soit-disant amitié franco-allemande. Celle-ci a permis d'imposer des traités (Maastricht) aux autres membres de l'Union Monétaire qui au lieu de promouvoir une convergence des économies à l'intérieur de l'Union n'ont fait que accroître les divergences et ont permis le cannibalisme économique entre ses membres.
Alors ce volte face tardif de la France ressemble à un alibi et vient un peu tard pour encore pouvoir sauver la monnaie unique. La responsabilité de l'échec revient principalement à Mitterrand qui a surestimé la France et surtout sous estimé l'Allemagne et son nationalisme (voir Deutschland AG).
a écrit le 05/02/2013 à 12:33 :
s'il n'y avait que sur ce sujet sur lequel ils n'ont aucune stratégie mais uniquement du pilotage à vue clientéliste !!!
a écrit le 05/02/2013 à 10:39 :
Au sujet de l?euro fort ou faible, qui serait un frein ou un accélérateur pour l?économie française, je pense que :

1. L?euro n?est pas une vraie monnaie, car elle n?est pas sous-tendue par une politique commune des pays qui l?utilisent. Ces pays, outre leur extrême hétérogénéité, sont en concurrence fiscale, sociale, budgétaire, économique, juridique. L?euro est donc condamné à flotter au gré des autres monnaies mondiales (dollar, yen, sterling,..) qui elles, sont sous-tendues par les politiques de leurs pays respectifs. Dans l?édifice européen, qui n?est à ce jour qu?un concept, la monnaie aurait dû constituer le point final à la construction de l?UE. Or, on a commencé par cela. On ne s?étonnera donc pas que tout cela finisse mal.

2. La parité de l?euro par rapport au dollar, par exemple : force ou faiblesse ? Pour l?Allemagne, qui a su très tôt et très intelligemment fabriquer des produits à l?export de façon à ne pas dépendre de sa consommation intérieure et prendre ses distances par rapport à une stratégie keynésienne loufoque, la parité euro/dollar est peu importante, car ses produits, à forte valeur ajoutée, sont très demandés, bien vendus et faiblement concurrencés dans les segments de marché où elle sévit. Résultat : les clients sont prêts à payer le prix. Pour la France, notre grand problème est que nous fabriquons de moins en moins de produits à valeur ajoutée et que nous en importons de plus en plus, d?où le déficit de notre commerce extérieur, notre forte dépendance aux variations du coût de l?énergie et notre stupide raisonnement d?une solution keynésienne à nos problèmes. En conséquence, une baisse de l?euro ne nous servirait que très peu à redécoller, car nos entreprises, en perte de vitesse créatrices, seront désavantagées par rapport à des pays largement concurrentiels comme l?Allemagne ; de plus, cela renchérirait le coût de l?énergie et des autres produits importés, entraînant inflation et perte de pouvoir d?achat.
3. Il n?y a pas de génération spontanée de l?argent. La seule richesse de la France, c?est le gaspillage. La plus grande force de la France, c?est la force d?inertie. Ce sont ces deux tares qu?il faut anéantir. Gaspillage : c?est la réduction des dépenses publiques, gabegie constante des élus qui dilapident les deniers du contribuable. Force d?inertie : le refus du changement, de l?évaluation d?une décision, le retour en arrière, le dynamisme font défaut aux élites -mais pas que- de ce pays qui dorment sur leurs lauriers, se croyant en dehors du reste de la planète qui avance, nous dépasse, bouge et se remet quotidiennement en question.

Réponse de le 05/02/2013 à 12:32 :
totalement d'accord, quand aux fumeux économistes, incapables de monter un business plan, ils sont incapables de donner le bon niveau de l'euro, tantôt c'est un avantage, tantôt un inconvévient, mais le bilan ?? on sait pas !! comme si un vendeur disait, une voiture ça coûte, oui mais si elle offre plus de services et qu'elle se vend mieux, c'est intéressant ? ça dépend, ça coûte aussi, donc on sait pas !!! les économistes sont de piètres gestionnaires, ils ne proposent rien de consolidé, une gratuité de propos philosophiques sans intérêt
a écrit le 05/02/2013 à 9:24 :
c'est la faute à l'euro fort, l'euro faible, à Sarko, à Hollande, à Merkel, aux marchés, au CAC 40 , aux...........ah! elle est belle l'Europe, dans quelle galère est on embarqués! ça prend l'eau de toutes parts, ah! j'oubliais entre autres choses, la faute à l'économie des US, et que sais je encore, pauvres de nous !!
a écrit le 05/02/2013 à 8:54 :
mosco cherche surtout à se dédouaner de toute responsabilité pour les mauvais résultats économiques français. Plus l'instant sarko s'éloigne plus il sera difficile de tout lui mettre sur le dos, et puis les français se lassent, et il faut trouver d'autres boucs émissaires: l'euro fort en est un tout trouvé, à condition bien sur de dire que l'on n'y peut rien.
Réponse de le 05/02/2013 à 9:44 :
Plus 2012 s'éloigne, moins il faut oublier que le déclin a commencé depuis Mittérand en passant par Balladur, Chirac et Sarkosy. On doit redresser une situation vieille de 30 ans au moins. Alors stigmatisons les erreurs des anciens et commençons à régler les problèmes en remettant tout le monde en cause : la naïveté de la gauche, la goinfrerie de la droite. Bref, une attitude moins partisane.....
a écrit le 05/02/2013 à 8:39 :
Si je comprends bien l'Euro fort ne gêne ni "le luxe" français, ni EADS . Qui peut m'expliquer?
Réponse de le 05/02/2013 à 9:25 :
ça ne gêne nullement les "GRAS"! cqfd
Réponse de le 05/02/2013 à 10:54 :
@ ignace donc, pas de problème, puisque les GRAS achètent, probablement pas de la camelote! ou une Dacia!
Réponse de le 02/04/2015 à 6:26 :
3 millions d euros. crownfunding. chiche ?
a écrit le 05/02/2013 à 8:23 :
Et la baisse des carburants elle arrive avec l'euro fort quand à la pompe? idem pour le gaz?
a écrit le 05/02/2013 à 7:47 :
Ce qu'il faudrait c'est un débat pour pouvoir sortir de l'euro et de l'UE. Cette construction européenne ne peut mener qu'à la misère et au chaos.
Réponse de le 05/02/2013 à 11:39 :
Vous n'y pensez pas: l'UE et l'euro, c'est la profession de foi ultime que rien ne saurait remettre en cause, peu importe le prix à payer.
a écrit le 05/02/2013 à 3:01 :
Connard, c'est pas à la France d'avoir une stratégie contre l'Euro fort mais à l'Europe; il faut arrêter de vouloir jouer petit et vouloir se montrer sur le devant de la scène avec des propos ridicules.
Réponse de le 05/02/2013 à 6:38 :
Bien resume, mais meme si nos petits genis avaient une idee!....... 1) ca serait une grande premiere.....2) nous n avons plus notre souverainete sur notre monnaie........
Réponse de le 05/02/2013 à 7:27 :
C'est la traduction , en termes choisis , du Déclin français ; nous n'avons plus de pouvoir sur l'avenir !!
Réponse de le 05/02/2013 à 8:29 :
Les Politiques en France n'ont pas de strategie evidemment car ils ne font que des operations de Communication, histoire d'être sur le devant de scene (Pb d'ego)...
a écrit le 05/02/2013 à 1:35 :
Le petit français donneur de leçon, ça fait marrer tout le monde entier ! Vu l?état de la zone et dans la zone la France sinistrée, pays des droits, on rigole ! Merkel décide et l?économie est achetée par les américains. C?est un pays vrai faux social et contre performant. Il est tenu par une aristocratie d?Etat et des janissaires, qui se décrètent seigneurs de l?Etat ! La société opprimée par la bureaucratie qui se donne le droit de ne rien faire, voyez la grève quand le chômage explose! c'est moral ça?
Réponse de le 05/02/2013 à 7:38 :
ne pensez vous qu'il y a une faute d'orthographe involontaire a ""seigneurs de l'etat ""qui doit s'ecrire si je comprends bien le sens de votre phrase SAIGNEURS
a écrit le 05/02/2013 à 0:22 :
Il faut vite créer une commission sur le sujet ! Dans 18 mois ils pourront annoncer officiellement qu'on s'était fait effectivement avoir.
a écrit le 05/02/2013 à 0:19 :
Dévaluons et faisons-nous acheter par les américains ! 1987 dévaluation, combien ? 20%. Monnaie forte sans compétitivité c?est un erreur. Peut-être il faudrait apprendre au personnel politique ce que cela signifie. Les japonais mettent 5% dans l?investissement, on est à la moitié avec rien dans le sol. Comment l?euro peut-il monter ? La BCE est une banque pourrie, l?Allemagne planque 40% de dettes sous le tapis, la zone est en récession et classée zone dangereuse pour le monde, le chômage galope. Seulement pour notre instituteur qui gagne la moitié de l?allemand, il faut payer le déficit et nous avons un chômage double, plus la balance qui part en vrille et 30 milliards pour les comptes? Alors on continue dans bêteland ?
a écrit le 05/02/2013 à 0:01 :
Les anglais ont une monnaie bien plus forte, ils ne s'en portent pas plus mal. C'est des logomachies, billeversées, salmigondis. Pourtant à côté d'une zone ils devraient avoir une monnaie plus faible.
a écrit le 04/02/2013 à 22:52 :
L'impuissance de l'ancien maoïste Moscovici est pathétique. On en pleurerait.

Puisque vous reconnaissez être impuissant, démissionnez , Monsieur, faites un geste altruiste : il y a tant de nécessiteux qui attendent le poste.
Et qui eux ont des solutions. Par exemple...
L'euro n'étant après tout qu'un outil, changeons la boite à outils.
Renvoyons cette fausse monnaie dans les poubelles de l'Histoire.
Réponse de le 05/02/2013 à 0:53 :
@jacques: t'as sans doute raison, mais dans le système actuel, il faut être un copain pour avoir le poste, les compétences sont accessoires :-)
a écrit le 04/02/2013 à 22:34 :
La France n'a rien, même pas des couilles pour attaquer les agences de notation, les grand cabinets d'audit, les banques d'affaires fourgueuse de merde et de swaps planqueurs de misère ou de magouilles ce qu'ont fait les australiens ou à l'instant les autorités US, la France n'a que des technocrates elle n'a rien d'autre que des ministres sauf très rare exception plus cons et plus nuls les uns que les autres.
a écrit le 04/02/2013 à 22:04 :
Moi si, imprimer des Francs faibles en forme de monnaie locale française.
a écrit le 04/02/2013 à 21:43 :
En gros, notre ministre de l'économie reconnait, à mi-mot, que les carottes sont cuites, et la situation tellement grave qu'il ne trouve aucune solution pour la résoudre. Notre avenir va se résumer en quelques mots : toujours plus de pauvreté, de misères et d'exclusion.....
Réponse de le 05/02/2013 à 0:52 :
@Pavens: discours type de la génération actuelle !! et pourquoi pas prendre le taureau par les cornes et se battre sur les barricades au lieu de tout le temps pleurnicher. Thomas Jefferson a dit qu'on avait jamais que le gouvernemet qu'on méritait, et les jeunes, rois de la pleurniche, semblent mériter encore pire que ce qu'ils ont !!!
a écrit le 04/02/2013 à 21:07 :
On est mal barrés les amis !
a écrit le 04/02/2013 à 20:53 :
logique les grands pays vont pouvoir dévaluer leur monnaie et nous pauvres Français nous allons compter les coups..!! sans pouvoir rien faire que c'est dur de ne rien contrôler..!!
Réponse de le 14/03/2015 à 15:54 :
il est illusoire d'analyser les évolutions du PIB indépendamment de l'évolution de la dette..
ce n'est pas parce qu' il y a croissance du PIB que les citoyens s'enrichissent...
Réponse de le 14/03/2015 à 16:40 :
Normal. et on ne parle pas des aides sociales qui plombent chaque jour le déficit de la France .
Réponse de le 14/03/2015 à 18:46 :
Étude très interessante !
a écrit le 04/02/2013 à 20:49 :
Il suffirait de mettre une taxe sur l'énergie pour compenser la baisse du prix de l'énergie importée...
a écrit le 04/02/2013 à 20:28 :
Non seulement la France n'est pas le poids économique suffisant pour se faire entendre, mais en plus, elle n'a pas de stratégie ! C'est dit...

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