Sortir l'économie française de l'impasse ? Facile...

Selon la troisième enquête annuelle de conjoncture de bpifrance et de la Direction générale de la compétitivité, des l'industrie et des services (DGCIS), 40% des ETI anticipent une augmentation de leur activité. Les plus dynamiques sont celles qui innovent et qui exportent. Sans surprise.

3 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters

Bête comme chou, trivial, mécanique, totalement corrélé...Les adjectifs, les qualifications et les appréciations ne manquent pas pour définir LA recette qui permettraient aux entreprises françaises de sortir de la crise, et la France avec. La recette ? Elle est connue et même archi-connue : innover et exporter. Tel est l'enseignement principal de la troisième enquête annuelle de conjoncture de bpifrance et de la Direction générale de la compétitivité, des l'industrie et des services (DGCIS).

« S'il ne fallait retenir qu'une chose de cette enquête, c'est que les entreprises affichant la plus forte progression de leur chiffre d'affaires sont celles qui innovent, donc qui produisent des biens et des services à forte valeur ajoutée, et exportent, en particulier hors de l'Europe. Celles qui sollicitent essentiellement bpifrance pour des besoins de trésorerie ne sont ni innovantes, ni exportatrices », explique Nicolas Dufourcq, le directeur général de bpifrance.

« Plus une entreprise se développe sur un marché lointain, plus son chiffre d'affaire se développe vite », complète Pascal Faure, le directeur général de la DGCIS.

L'Etat se démène...trop

Si la recette est connue, que manque-t-il ? D'une belle et franche impulsion gouvernementale ? Pas vraiment. Le gouvernement et les précédents avant lui ont rivalisé d'imagination pour concocter le dispositif idéal de soutien à la recherche ou à l'export. C'est peut-être d'ailleurs à l'un des problèmes, les dispositifs européens, nationaux et régionaux et sectoriels s'accumulant au point de créer un mille-feuille plutôt indigeste pour les entrepreneurs. Le choc de simplification annoncé par François Hollande est très bien accueilli par les chefs d'entreprises.

La structure financière des entreprises françaises est très trop faible ? C'est en partie vrai. La puissance financière de la majorité des PME ne leur permet pas d'innover et d'exporter.
En revanche, concernant les ETI, Nicolas Dufourcq est catégorique. « Sur ce point, elles n'ont pas à rougir avec leurs concurrentes allemandes ». Mais cette force de frappe pourrait être décuplée si les ETI, dont 40% sont familiales, acceptaient d'ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs. Seules 8% d'entre elles y sont prêtes.

Alors, quel est le problème ? « Il réside dans la faiblesse des taux de marges », insiste Nicolas Dufourcq. S'il atteint 28% en France, il s'élève à 40% en moyenne en Europe et 41% outre-Rhin. Selon l'enquête, cette baisse des marges est considérée comme le premier frein au développement des ETI, devançant les difficultés d'accès au crédit.

Des ETI peu internationalisées

Pourtant, appliquer cette recette est d'autant plus urgent que les 4.600 ETI françaises qui, au regard de leurs poids dans l'économie tricolore - un quart des effectifs salariés et de la valeur ajoutée nationale - peuvent être considérés comme ses champions cachés, souffrent comme les autres. Selon l'enquête bpifrance-DGCIS, 40% d'entre elles anticipent une augmentation de leur activité en 2013. Elles étaient 46% dans ce cas-là en 2012 et 56% en 2011... Comment expliquer cette morosité? Selon l'enquête de bpifrance et de la DGCIS, 61% d'entre elles réalisent moins de 5% de leur chiffre d'affaires à l'international...
 

3 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 17
à écrit le 12/07/2013 à 17:35
Signaler
trés bien expliqué hier à C dans l'air par Roquette et Saint Etienne : les français ont des idées, il y a de bonnes écoles, on peut aider la recherche, mais c'est ensuite que ça se gate : impossible d'entreprendre, les entrepreneurs sont découragés, ...

à écrit le 12/07/2013 à 10:57
Signaler
Mais franchement on se demande pourquoi on a ce genre de pesonnes à la tete d'entreprises publiques comme la BPI. Pour pouvoir innover il faut de la marge, et pour avoir de la marge alors il faut un Etat moins obèse en taxes, charges et impots. Compa...

le 12/07/2013 à 11:50
Signaler
+1 Cela mérité d'être dit!

le 12/07/2013 à 17:01
Signaler
@OK! "méritAIT" pas "mérité" !

à écrit le 12/07/2013 à 8:06
Signaler
Exporter et Innover demandent beaucoup de moyens financiers avant tout, pas des dispositifs gouvernementaux. C'est sûr que c'est une recette presque "miracle", mais regardez les titres de la presse d'hier sur l'accroissement de la richesse des person...

à écrit le 11/07/2013 à 18:23
Signaler
Il faut donc diminuer les salaires de 12% et à nous le jakpot.

à écrit le 11/07/2013 à 17:49
Signaler
Encore un bidule a supprimer Il y En a des tonnes de rapports inutilent et on continu a financer avec notre argent de tas de commissions organisme qui voit le soleil quand il fait beau et conseil le parapluie quand il pleut. Virez les tous!!!!!

à écrit le 11/07/2013 à 17:40
Signaler
l'article c'est une fable de noel ou je me trompe ? La 1.ère chose à faire c'est de changer la tete à 80 % des français,après on verra à nouveau la lumière!!!!

le 11/07/2013 à 23:48
Signaler
Commencez donc par la votre, ainsi la France s'en portera mieux, si tant est que vous ayez une quelconque influence sur la France.

le 12/07/2013 à 7:56
Signaler
@barbarossa: bravo,vous venez de me donner la preuve qu'ici rien ne pourra changer avec des propos comme le votre.Immobilisme de l'esprit.Tout doit changer pour que rien ne change..... "Le guépard " vous connaissez? je crois que no.Restons dans notre...

à écrit le 11/07/2013 à 17:34
Signaler
Monsieur , je sais , c'est bête comme chou , mais pour innover et exporter , il faut un peu de sous... Excusez-moi , pour cette réponse bête comme chou , Monsieur Yaka Kiatouttrouvédepuis toujoursmaisqu'arien foutu.

le 12/07/2013 à 8:36
Signaler
@Antoine ...il est certain que des capitaix sont nécessaires pour innover et exporter. Côté innovation, l'état (la collectivité) propose déjà le CIR, qui contribue tout de même pour 25% environ aux dépenses de R&D des entreprises qui en font (et mont...

le 12/07/2013 à 8:46
Signaler
C'est la recette du succès du socialisme : on importe des pauvres, on crée des taxes, et on exporte des riches...

à écrit le 11/07/2013 à 17:05
Signaler
Pour relever les marges, il conviendrait de baisser les charges patronales, svp, et de mettre fin aux 35 heures, une hérésie !

le 12/07/2013 à 8:47
Signaler
Mais la justice sociale, mais les profits honteux, mais les fonctionnaires brimés, mais le management par la terreur...

à écrit le 11/07/2013 à 16:53
Signaler
Trop d'état : dans nos charges , dans nos réglements, dans nos têtes ...

le 18/07/2013 à 1:18
Signaler
Si c'etait si simple!! Moi je suis pas contre les économies de l'état et l'effiscience! mais oubliez pas que l'état permet d'avoir des travailleurs en bonne santé, une éducation, une stabilité, des infrastructures pour pouvoir se déplacer, une sécu...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.