Gilles Mure-Ravaud, Laballery, l'ambassadeur convaincu

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Gilles Mure-Ravaud, Laballery / DR
Gilles Mure-Ravaud, Laballery / DR (Crédits : DR)
[PORTRAIT] L’économie sociale et solidaire est la grande révolution copernicienne : même des sociétés anonymes « classiques », respectant les règles de l’économie de marché, cherchent du sens et une utilité sociale dans le qualificatif d’économie sociale et solidaire. Portraits de ces chercheurs de solutions nouvelles qui changent le monde.

Directeur général de Laballery depuis septembre 2012, Gilles Mure-Ravaud en est convaincu, « la Scop est l'un des meilleurs systèmes pour traverser la période actuelle ».

D'ailleurs, l'imprimerie qui vient de fêter en présence de Benoît Hamon ses 40 ans et les 20 ans de la Scop, sera l'une des rares à présenter un compte de résultat équilibré en 2013.

Après une carrière dans l'industrie papetière et l'imprimerie, Gilles Mure-Ravaud découvre le système de la Scop à l'été 2012 lorsque Laballery, implantée à Clamecy dans la Nièvre, le contacte pour le poste de directeur général. Il adhère si bien aux principes du management participatif qu'on vient de lui proposer la présidence de la fédération des Scop de la communication.

Tout comme les dossiers d'investissement qu'il présente chaque mois, c'est une décision qu'il a dû soumettre à son conseil d'administration. C'est aussi le conseil - élu par les 61sociétaires et composé de 3 à 12 personnes - qui lui a confié pour cinq ans le mandat de directeur général, et peut le révoquer à tout moment.

Si Gilles Mure-Ravaud apprécie tout particulièrement le système de répartition des bénéfices (50% en participation, 35% en fonds d'investissement et 15% en réserves impartageables) qui garantit une structure bilancielle solide, sur le plan humain « la polyvalence et l'attention portée par les employés à l'outil de travail qui leur appartient » lui semblent également très précieuses.

Spécialisée dans l'impression de petites quantités, Laballery résiste à l'essoufflement du marché de l'impression grâce à des investissements massifs (8 millions d'euros en sixans) et une politique drastique de réduction des charges. L'entreprise s'est aussi décidée à « sortir du bois en communiquant, sinon ce sont les concurrents qui le feront ». Avec un ambassadeur très convaincu par ses atouts.

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