Voyages d’affaires : après l'avion, c'est l'hôtel qui sera low cost

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Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises utilisent le low-cost pour des vols en Europe. Plusieurs groupes du CAC 40 bookent en low-cost plus d'un tiers de leurs voyages dans l'Europe, a affirmé Eric Audoin, le PDG d'American Express Voyages d'Affaires en France.
"Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises utilisent le low-cost pour des vols en Europe. Plusieurs groupes du CAC 40 bookent en low-cost plus d'un tiers de leurs voyages dans l'Europe", a affirmé Eric Audoin, le PDG d'American Express Voyages d'Affaires en France. (Crédits : Reuters)
Les compagnies aériennes low cost captent 26% des dépenses en voyages d'affaires en Europe contre moins de 10% avant 2008. Un tendance que l'on devrait voir aussi se dégager dans l’hôtellerie, selon Eric Audoin, le PDG d'American Express Voyages d'Affaires.

Même les voyages d'affaires ne sont plus ce qu'ils étaient. Cinq ans après la crise de 2008 qui a profondément ébranlé les budgets de voyages des entreprises, la recherche du meilleur tarif reste un leitmotiv dans les PME comme dans les grands groupes.

Après les économies sur l'avion, l'heure est aux efforts sur l'hôtellerie, a expliqué à l'AFP, Eric Audoin, le PDG d'American Express Voyages d'Affaires en France.

L'hôtel en train de devenir "le premier poste de dépenses à optimiser"

L'hôtel reste le deuxième budget après l'aérien, mais il est en train de devenir le premier poste de dépenses à optimiser, quelle que soit la taille de l'entreprise.

La part de l'hôtel dans les frais de voyages des entreprises européennes a ainsi grimpé de 19,5% en 2011 à 23,6% en 2013.

Les budgets voyages on fondu d'un tiers à l'époque de la crise de 2008

En Europe, les dépenses de voyages professionnels ont globalement progressé de 0,5% en 2013 et pourraient augmenter de 0,8% en 2014, selon le baromètre AmEx, reflet d'un strict contrôle des coûts depuis la crise de 2008-2009.

A l'époque, les budgets voyages avaient fondu d'un tiers. Les collaborateurs ont depuis appris à voyager moins cher, en avion comme à l'hôtel, et ces nouvelles habitudes se sont ancrées. A fortiori depuis que des compagnies aériennes à bas prix comme Easyjet courtisent ouvertement les voyageurs d'affaires: elles captent dorénavant 26% des dépenses aériennes d'affaires en Europe contre moins de 10% avant 2008, selon Eric Audoin.

"Plusieurs groupes du CAC 40 bookent en low-cost plus d'un tiers de leurs voyages dans l'Europe"

Et selon le PDG d'American Express Voyages d'Affaires en France :

Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises utilisent le low-cost pour des vols en Europe. Plusieurs groupes du CAC 40 bookent en low-cost plus d'un tiers de leurs voyages dans l'Europe (…) C'est une tendance constante depuis la crise de 2008. Certaines sociétés font maintenant des recommandations systématiques de vols low-cost vers certaines destinations.

L'usage du train progresse tandis que l'aérien est en chute

Par ailleurs, rares sont les entreprises qui ont diminué en 2013 le nombre de déplacements. Mais les coûts sont contenus. Les réservations se font de plus en plus à l'avance lorsque c'est possible. L'usage du train progresse. De 10% en 2011, la part du ferroviaire dans les budgets voyages des entreprises est passée à 15,7% en 2013. A contrario, l'aérien est en chute: l'avion ne représente plus que 37% des dépenses en 2013, contre 53% deux ans plus tôt.

Pour faire des économies, 20% des entreprises tiennent des réunions via internet

Enfin, si la participation à des séminaires, congrès, conférences... a progressé en 2013, le budget alloué est resté stable. Pour économiser de l'argent et du temps, 20% des entreprises tiennent des réunions via internet.

"La jurisprudence de l'attentat Karachi a fait un exemple"

Mais outre la maîtrise des coûts, "cette année plus que toute autre", la sécurité des voyageurs est devenue primordiale pour les entreprises, selon le baromètre American Express Voyages d'affaires, qui porte sur 583 entreprises de 11 pays d'Europe.

Enlèvements, attentats, catastrophes naturelles... "La jurisprudence de l'attentat Karachi a fait un exemple", commente Eric Audoin, en allusion à la condamnation pour "faute inexcusable" d'une grande société française qui n'avait pas limité les risques encourus par ses collaborateurs, alors qu'elle était tenue de garantir leur sécurité.

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