Un nouveau scénario de rachat de SFR par Numericable

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Les analystes parient également sur un mariage entre Iliad, la maison mère de Free, et Bouygues Télécom.
Les analystes parient également sur un mariage entre Iliad, la maison mère de Free, et Bouygues Télécom. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'introduction en bourse du fonds d'investissement Altice, principal actionnaire de Numericable, permettrait de lever de l'argent frais pour financer l'acquisition de l'opérateur SFR.

Les rumeurs reprennent sur une acquisition de SFR par Numericable. Si aucune offre n'a encore été déposée, le câblo-opérateur ne cache pas qu'il est à nouveau prêt à passer à l'offensive sur l'opérateur de télécommunications SFR dans les prochaines semaines, selon le quotidien Les Echos.

Une telle opération générerait plus de 5 milliards d'euros de synergies, en permettant par exemple aux deux compagnies de mutualiser leurs investissements en fibre optique et leurs coûts de maintenance. SFR pourrait par ailleurs utiliser le réseau de Numéricable et cesser de louer le cuivre d'Orange, présume également le journal.

Déjà, début janvier, l'agence Bloomberg a signalé le scénario d'une cession de SFR par Vivendi

Vivendi aurait intérêt à vendre SFR

La donne semble favorable à Numéricable. D'une part l'entrée en bourse de SFR, qui pourrait intervenir début juillet, s'annonce hautement périlleuse puisque les revenus des services mobiles de la filiale de Vivendi risquent de déraper fortement en 2014 et 2015. Dans ce contexte, estime le quotidien économique français, Vivendi a intérêt à vendre SFR d'ici mai, avant quand le train de la cotation ne soit lancé.

D'autre part, l'introduction en bourse le 31 janvier du fonds d'investissement Altice de Patrick Drahi, principal actionnaire de Numéricable, va permettre au groupe de lever de l'argent frais par augmentation de capital afin de payer ses acquisitions en papier.

Cependant, Vivendi ne souhaite pas céder SFR à un repreneur qui chargerait l'opérateur avec une dette excessive, affirment les Echos sans citer de source. Le scénario de rachat de SFR par LBO (leveraged buy-out), étudié par la banque conseil Oddo qui envisageait environ 17 milliards d'euros de dettes, semble donc peut probable.

Bercy favorable aux rapprochements télécoms

Bercy, qui redoute la faillite de Bouygues Telecom et l'appauvrissement généralisé des opérateurs historiques face à la guerre des prix enclenchée par Free Mobile, est désormais largement favorable à une consolidation du marché.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2014 à 20:17 :
SFR = vivendi. Numéricâble C'est Euronext détenu pâr Altice,NOOS puis le groupe Carlyte et une société anglaise. Les Français détiennent-ils encore 50 % de la bourse de Paris ?
a écrit le 17/02/2014 à 20:13 :
SFR = VIVENDI, tandis que Numéricâble C'est Euronext détenu pâr Altice,NOOS puis le groupe Carlyte et une société anglaise. Je ne suis pas "cocorico" mais les Français détiennent encore 50 de la Bourse de Päris ?

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