L’économie sociale et solidaire veut aussi un allègement de charges

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L'économie sociale et solidaire représente 10% de l'emploi en France.
L'économie sociale et solidaire représente 10% de l'emploi en France. (Crédits : Décideurs en région)
La stagnation de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire (ESS) inquiète le secteur associatif. L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) demande notamment au gouvernement un allègement de charges de 700 millions d’euros.

En ce début d'année 2014, la politique de l'offre est très en vogue. Si elles souscrivent à cette doxa, les entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS) ne veulent toutefois pas en être exclues. D'autant que le taux de croissance de l'emploi dans l'ESS stagne désormais autour de 0,1 % depuis 2012, alors qu'il était de plus de 2% en 2010.

Vives inquiétudes

C'est pourquoi l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) a rencontré le Premier ministre Manuel Valls, le 17 avril dernier, pour lui faire part des vives inquiétudes du secteur sur "l'absence de toute mesure de compensation du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) pour les entreprises associatives".

Diplomate, le président de l'Udes Alain Cordasse a admis que les grandes lignes du plan d'économies du gouvernement étaient "la seule voie possible pour sortir durablement de la crise en renforçant la compétitivité des entreprises". Mais il a mis en garde le gouvernement sur les "énormes difficultés pour le maintien de l'emploi dans certains secteurs de l'économie sociale et solidaire comme l'animation, l'aide à domicile et, plus largement, le secteur sanitaire, social et médico-social".

 Baisse des financements publics

Le secteur associatif, qui représente plus des trois quarts de l'emploi dans l'ESS, subit

"la baisse des financements publics, octroyés par l'Etat et les collectivités locales ; la paupérisation des publics pris en charge ; un phénomène de concurrence accrue avec les entreprises privées lucratives qui investissent des marchés jusque-là principalement occupés par le secteur non lucratif ; ainsi que la généralisation des pratiques d'appels aux marchés publics et, sous l'effet de la crise, la priorité laissée au moins-disant", déplore l'Udes.

 Une baisse de charges de 700 millions d'euros ?

Dressant le même constat, un rapport parlementaire paru en décembre dernier proposait d'introduire un abattement de la taxe sur les salaires équivalent au CICE pour certaines associations. L'Udes fait sienne cette proposition et chiffre "le montant de la baisse des charges résultant de cette réforme à 700 millions d'euros". Ceci permettrait de créer "100.000 emplois en 5 ans dans le secteur ; et 600 000 emplois d'ici à 2020 hors renouvellement des effectifs lié aux départs en retraite ", ont assuré les dirigeants de l'Udes lors de leur rencontre avec Manuel Valls. De quoi peut-être convaincre le nouveau Premier ministre...

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Commentaires
a écrit le 06/05/2014 à 0:30 :
L'économie sociale qui vit sous perfusion veut encore plus de subventions... la boucle est bouclée.
a écrit le 05/05/2014 à 18:55 :
En général, la Gauche d la gauche et les syndicats considèrent que ce sont les seuls employeurs qui ne sont pas des exploiteurs dignes de Zola ! Alors quand eux-mêmes mettent en avant le cout du travail, ca tire une Belle balle dans le pied de ceux qui refuse d'admettre la réalité !!
a écrit le 05/05/2014 à 17:48 :
Tout le monde veut de la relance économique et tout le monde veut du "fric". Y aura t il un jour un politique capable : UN de faire les réformes structurelles de l'adminsitration DEUX de dire les choses aux français pour travailler enfin pour les futures générations TROIS refaire de la France un grand pys avec des réussites et des ambitions pour tous MAIS surtout plus de protéger les petits avantages de tous et les syndicats qui ont pourri la France avec le soutien des politicens, énarques et autres

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