L'économie partagée peut aussi faire du mal à l'environnement

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Encore une idée reçue mise à mal. Dans une étude réalisée pour l'Institut de recherche sur les politiques publiques (Iddri), Damien Demailly et Anne-Sophie Bonel expliquent que l'économie partagée peut parfois être néfaste pour l'environnement. Explications.
Selon l'étude, la transition écologique n'est "pas nécessairement l'objectif" des business basés sur le sytème de réemploi des produits. Les modèles d'affaire B2C (Business to consumer) "peuvent avoir un impact environnemental contraire si la rentabilité économique ou la stratégie d'entreprise le rendent nécessaire". L'étude cite l'exemple de Vodafone :
Et d'évoquer également les reventes de téléphones ou de tablettes d'occasion encouragées par la plateforme. Résultat, ces dernières "augmentent quand de nouveaux produits sont mis sur le marché par les producteurs". Cela mène certains consommateurs à des dérives telles que des "pratiques de revente d'appareils en fonctionnement afin d'acheter les plus récents", selon l'étude.
C'est ce que Damien Demailly et Anne-Sophie Bonel appellent l'effet rebond. "Le gain de pouvoir d'achat supposé du partage est utilisé pour consommer des unités supplémentaires du bien partagé ." Et d'arguer :
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La qualité des biens circulant dans l'économie du partage est "une condition clé de la durabilité environnementale des modèles de partage", explique l'étude. Et de stipuler: "Les modèles de partage doivent valoriser les biens les plus durables sur le marché", c'est-à-dire avec la plus longue durée de vie. Outre leur défiance envers l'obsolescence programmée, "leur recyclabilité et recyclage effectif" sont également primordiaux.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Critiques, Damien Demailly et Anne-Sophie Bonel n'oublient pas de mentionner les effets positifs d'une économie partagée bien maîtrisée:
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