Un deuxième cœur artificiel Carmat a été implanté

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La société, cotée en Bourse, ouvre de nouvelles perspectives à des malades condamnés par la rareté des greffons disponibles.
La société, cotée en Bourse, ouvre de nouvelles perspectives à des malades condamnés par la rareté des greffons disponibles. (Crédits : REUTERS/Benoit Tessier)
Au cours de l'été, un patient du CHU de Nantes a participé à un nouvel essai de greffe de la prothèse de haute technologie conçue par la société Carmat. Cette opération a été réalisée huit mois après une première tentative.

Pour la seconde fois, un cœur artificiel conçu par Carmat a été implanté dans un corps humain. C'est au CHU de Nantes, en secret, qu'a eu lieu l'opération au mois d'août, révèlait le journal Libération le 5 septembre. Une information confirmée lundi 8 septembre par la ministre de la Santé Marisol Touraine dans un communiqué:

"Un coeur artificiel Carmat a été implanté le 5 août 2014, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes, à un patient atteint d'insuffisance cardiaque terminale et ne pouvant bénéficier d'un greffon cardiaque issu de donneur". "Cette intervention confirme que la transplantation cardiaque entre dans une nouvelle ère, grâce à l'engagement et au talent des chercheurs et à l'esprit d'entrepreneur des médecins français" .

L'équipe du professeur Daniel Duveau, chef honoraire de service de chirurgie thoracique, a réalisé cette nouvelle tentative, qui intervient huit mois après le décès d'un premier patient implanté avec cette "bioprothèse".

Suspension des essais levés en juillet

En décembre 2013, une équipe de l'hôpital Georges Pompidou a mené une première tentative. Mais le patient âgé de 76 ans est décédé 75 jours plus tard. À la suite de ce décès, les essais de greffe du cœur artificiel conçu par Carmat avaient été suspendus.

Au mois de juillet, la société cotée en Bourse annonçait la levée de cette suspension. Les essais pour l'implantation de ces greffons artificiels conçus par le professeur Alain Carpentier, prévus sur trois autres patients, ont donc pu reprendre.

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