Cession d'entreprise: les patrons demandent à Macron d'abroger le droit d'information des salariés

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Ils l'affirment désormais haut et fort: le droit d'information préalable des salariés en cas de cession d'entreprise, qui doit entrer en vigueur le 1er novembre, ne plaît pas aux patrons. Dix organisations patronales demandent résolument son "abrogation", dans une lettre envoyée jeudi 16 octobre au soir "par porteur" au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron et dévoilée par Le Parisien.
La loi Hamon sur l'économie sociale et solidaire, votée en juillet, prévoit l'obligation pour les entreprises de moins de 250 salariés d'informer, au moins deux mois à l'avance, les salariés de tout projet de cession de la société. Une réforme promise par François Hollande pendant sa campagne et dont l'objectif est de permettre aux salariés de proposer une éventuelle offre de reprise.
Or, aux yeux des auteurs de la lettre, cette nouvelle contrainte est tout simplement en "totale inadéquation (...) avec les réalités opérationnelles", notamment dans les "petites et moyennes entreprises, qui ne sont pas armées pour gérer l'extrême complexité du dispositif". Sa toute prochaine entrée en vigueur est ainsi source d'un important risque juridique, d'autant plus que la sanction prévue en cas de non respect de la procédure imposée est l'annulation de l'opération.
L'absence d'indications claires de la part du gouvernement quant aux modalités d'application du texte - alors que les chefs d'entreprise envisageant une cession dès le 1er novembre auraient dû en informer leurs salariés depuis le 1er septembre 2014 -, aggrave leur sentiment d'insécurité.
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C'est donc en raison du caractère désormais urgent de la situation que les patrons, après avoir initialement demandé le report provisoire de la date d'entrée en vigueur des dispositions, ont décidé de passer à la vitesse supérieure et de demander leur retrait, affirment-ils dans leur lettre, invoquant le danger d'un impact sur "l'ensemble du tissu économique (...) et de nombreux emplois".
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