Plus d'un quart des salariés français songent à quitter leur entreprise d'ici 2018

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La fidélité à l'entreprise a chuté considérablement : depuis 2006, la durée passée au sein de la même entreprise a diminué de 5 ans, d'après Hay group.
"La fidélité à l'entreprise a chuté considérablement : depuis 2006, la durée passée au sein de la même entreprise a diminué de 5 ans", d'après Hay group. (Crédits : DR)
Un tiers des employés français sont démotivés, d'après une étude de Hay Group, société internationale de conseil en management.

Les salariés français aiment-ils vraiment leur entreprise? La réponse est mitigée si l'on en croit une étude de Hay Group, société internationale de conseil en management, publiée en octobre.

D'après cette dernière, "la fidélité à l'entreprise a chuté considérablement : depuis 2006, la durée passée au sein de la même entreprise a diminué de 5 ans". Pire, plus d'un quart des employés déclarent souhaiter changer d'entreprise d'ici 2018.

La difficile adapation des entreprises

"Il va falloir que les entreprises prennent davantage en compte les évolutions majeures de la société dans leur stratégie de ressources humaines", analyse Richard Widdowson, directeur des enquêtes d'engagement chez Hay Group France. Et de détailler :

"Le turnover va augmenter dans les pays développés et il existe une véritable pénurie
de talents dans les pays émergents. Partout dans le monde, pour motiver, les règles du jeu ont changé suite aux évolutions de la société : la mondialisation, la convergence technologique, le changement démographique, la digitalisation, les risques environnementaux et l'individualisme."

Les trois-quarts des entreprises mondiales sans mesure concrète

Parmi les 300 décideurs en ressources humaines interrogés, dont 50 Français, sur les 500 plus grosses sociétés mondiales, 84% déclarent qu'il faut "agir différemment pour engager et retenir les collaborateurs". Pourtant, ils sont 75% à n'avoir déployé aucune mesure concrète dans ce sens.

Et les salariés ne semblent pas dupes, puisque seuls 30 % d'entre eux croient que "leur
entreprise se prépare de façon pertinente à ces changements", d'après Hay Group.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2014 à 15:30 :
Il faut bien réfléchir avant de quitter son employeur actuel car il n'est pas certain de trouver mieux ailleurs (sur la durée surtout). Les temps actuels sont difficiles pour l'emploi en CDI (surtout) alors réfléchissez bien avant d'agir car un retour en arrière est peu probable.
Réponse de le 29/10/2014 à 21:39 :
L'emploi c'est l'esclavage, le CDI c'est l'esclavage a vie... Faite comme les salarié d' ALU ... Faite vous virer et faites leur un bras d'honneurs...
a écrit le 29/10/2014 à 14:25 :
Pas mal de sociétés préfèrent remplacer leurs employés compétents plutôt que les augmenter. Quand la compétence et le bon travail ne sont pas récompensés, comment pouvez vous rester motivé ?
a écrit le 29/10/2014 à 12:39 :
Plus aucun pansement ne pourra stopper l'hémorragie. Hollande et la gauche en général, n'aiment pas les riches, le message a été donné, ils l'ont bien compris, ils partent. Les Français détestent les patrons !!! ils vont être peinards, ils vont quitter la France à leur tour. Vous voulez une France colorée, misérable, je pense que vous allez être satisfaits.
Mais il nous restera EuroDisney, les merveilles touristiques de Paris, les festivals d'été, et un jour, espérons-le, la main d'oeuvre bon marché...
a écrit le 29/10/2014 à 12:30 :
.. sans compter la mobilité subie comme dans les SSII, et les missions (intérim, CDD, prestataire..) ou de toute façon vous êtes jetés à la fin.
a écrit le 29/10/2014 à 12:19 :
Quitter son entreprise et ou aller !Ce sondage est bidon !Qui à les moyens de quitter sa boite et de retrouver un emploi au moins équivalent dans une conjoncture du marché du travail trés fortement degradée et qui n'est pas prete de s'ameliorer !Il est bien dit ils songent ,ils revent quoi .Il n'y a strictement rien de nouveau ,à chaque époque il y a toujours eu une frange de salariés pas content de leur boulot pour diverses raisons !Meme les emplois les plus qualifiés auront du mal à se recaser ,et d'ailleurs ceux qui y songent le savent mieux que quiconque !A l'heure actuelle la hantise des salariés quels qu'ils soient c'est justement de ne pas le perdre leur boulot !Quand au reve ou au songe c'est fait pour meubler le temps et vivre d'esperence ;
a écrit le 29/10/2014 à 11:39 :
Plutôt que de se demander si les salariés aiment leur entreprise, il faut se demander si les entreprises aiment leur salariés. Le mirage de la carrière professionnelle s'est évanoui. On a demandé aux salariés de s'adapter à de profonds changements, et ils l'ont fait. A défaut d'être carriéristes, ils sont devenus opportunistes, car ils ont appris qu'il vaut mieux "un tu l'a" que "deux tu l'aura"... Pour eux, l'avenir s'est aujourd'hui, pas demain.
a écrit le 29/10/2014 à 10:17 :
Le problème des salaires est qu'ils sont devenus uniquement des revenus toxiques confisqués par des impôts en tout genre. Donc travailler ou non pour la plupart, c'est du pareil au même, inutile d'en faire des tonnes.
Réponse de le 29/10/2014 à 11:01 :
Tout à fait, dans ma boite majoritairement de cadre, les gens demandent de plus en plus à passer en temps partiel à cause des impots. L'argument qui revient c'est toujours: cela ne sert à rien de travailler plus pour l'état. Le problème c'est que ces postes ne sont pas remplacé donc c'est une perte de productivité pour la France.
Réponse de le 29/10/2014 à 12:21 :
Eet .. vous êtes nombreux, au medef..??
Réponse de le 29/10/2014 à 21:47 :
Les impôts ce n'est pas pour l'état, c'est pour les banquester... Arrêtez de travailler, arrêtez de payer des impôts et laisser les tous crever dans leur fric
Réponse de le 29/10/2014 à 23:05 :
pourquoi travailler quand on peut gagner sa vie a rien faire ?
pourquoi faire boulot- cochemard- impot? quand on peut faire dodo- resto- shoping au frais des gens qui travail!!!!!!.
vive la france des ca sos.est des socialistes.

a écrit le 29/10/2014 à 10:08 :
Les nouvelles modes de management, l'inflation bureaucratique, les bureaux open-space bruyants... ça motive un max. Que les entreprises commencent à prendre en compte l'avis des salariés concernant ces problèmes.
a écrit le 29/10/2014 à 9:58 :
Et les trois quarts restant la quitteront sans l'avoir demandé!!
a écrit le 29/10/2014 à 9:27 :
Malgré le chômage qui les attend, on constate que la démotivation est forte partout!
a écrit le 29/10/2014 à 9:13 :
Un songe c'est un rêve. Toutefois, baucoup de désirs commencent par là. Espérons juste que leur songe ne se transforme pas en cauchemard et que se soient eux qui décident de partir plutôt que de subir un licenciement économique

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