Paris incube le sport

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Un joli terrain de jeux dans l'une des plus belles constructions de Paris, le stade Jean-Bouin entièrement redessiné et reconstruit par Rudy Ricciotti.
Un joli terrain de jeux dans l'une des plus belles constructions de Paris, le stade Jean-Bouin entièrement redessiné et reconstruit par Rudy Ricciotti. (Crédits : stade jean bouin)
Le premier incubateur au monde pour les startsups du sport vient de naitre. La ville de Paris l’installe dans le stade Jean-Bouin du Stade Français, entre le Parc des Princes de Zlatan et le Roland-Garros de Nadal. Le show-room parfait pour des startuppeurs futés.

« Le sport est une donnée essentielle de l'attractivité de Paris », estime Anne Hidalgo. Donc, elle décline son concept. Et, comme elle a lancé en septembre Wellcome City Lab, incubateur de startups du tourisme, elle crée Le Tremplin, incubateur de startups du sport. « C'est même plus qu'un incubateur, précise Jean-Louis Missika qui chapeaute l'innovation à la Ville de Paris, c'est une plateforme, un lieu hybride, où pourront travailler les startups, ou d'autres pourront venir en visite, où les grands comptes pourront se retrouver, où l'on pourra montrer, démontrer, tester. »

Un joli terrain de jeu dans l'une des plus belles constructions de Paris, le stade Jean-Bouin entièrement redessiné et reconstruit par Rudy Ricciotti. Au pied du Parc des Princes, à quelques mètres de Roland-Garros et quelques foulées de l'hippodrome de Longchamp pour les plus joggeurs d'entre eux, les startupeurs futés vont avoir un très beau terrain de jeu. D'autant que rien n'interdit -si le Stade Français l'accepte- d'aller tester en live. Par exemple, avec les spectateurs pendant les matches.

Paris comme un grand terrain de sport

Le Tremplin ce sera 2.200 m2 d'espace dans le stade même, suffisamment de postes de travail pour 30 à 50 start ups, mais ce sera aussi une brique de la politique d'attraction des grandes entreprises dans Paris. La Ville propose les lieux, aux grands comptes de mettre leurs sous. La Française des Jeux a déjà payé son ticket d'entrée, mais il va falloir aller en chercher d'autres. Dans une économie de plus en plus pénétrée par la gamification, le marché existe vraisemblablement.

En tout cas les startups, elles, elles existent, et elles peuvent trouver une place à Paris, en particulier les startups étrangères qu'Anne Hidalgo veut attirer dans la capitale. La maire ne rate jamais une occasion de rappeler qu'il y a plus de startups à Paris qu'à Londres, et son objectif serait que, à la fin de son mandat, il y ait au moins 20% de startups étrangères à Paris - 30% si possible. En ouvrant des plateformes tourisme et sport, elle positionne Paris comme un grand terrain de jeu pour elles.

La direction des sports de la ville de Paris devrait d'ailleurs lancer un appel d'offres en 2015 sur l'utilisation de l'espace public pour la pratique du sport. Faire de la muscu dans la rue, de la gym dans les parcs et des étirements partout, cela peut également stimuler les neurones des startups.

Macadam Tonic, par exemple, a inventé une méthode (et les applis qui vont avec) pour quantifier l'impact de l'activité physique sur la santé ; elle  propose une sorte de gymnastique urbaine liée aux endroits dans lesquels se trouvent les gens. Les innombrables startups du vêtement connecté vont également pouvoir s'en donner à cœur joie : Mac Lloyd a, par exemple, mis au point des capteurs e-textiles qui libèrent des GPS classiques des sportifs pour avoir en temps réel une analyse précise des performances etc... La ville de Paris leur offre en tout cas un show-room idéal dans un écrin parfait, et avec Zlatan comme produit d'appel à 10 mètres

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Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 16:33 :
Tout dans la com et l'enfumage, rien ou l'exact opposé dans les actes.

Ce stade Jean Bouin est une immense gabegie antidémocratique qu'il faut (faire semblant de) rentabiliser aux yeux des riverains et des contribuables lésés.

Demandez donc aux "sportifs" des quais de Seine ce qu'ils pensent des "aménagements" minables et assassins infligés avec mépris et en toute connaissance de cause, par Anne-Bertrand.

L'espace public parisien est vandalisé, segmenté et merchandisé jour après jour au profit d'intérêts marginaux amis, aux dépens des citoyens qui aspirent à s'émanciper.

Nous sommes dans l'économie du mensonge et de la perversité dans toute sa splendeur : combien de ces fameuses start ups soi disant sponsorisées (en fait instrumentalisées en sapins gonflables de vitrine), ont-elles survécu et donné des fruits probants ?
a écrit le 27/11/2014 à 16:15 :
Tout dans la com et l'enfumage, rien ou l'exact opposé dans les actes.

Ce stade Jean Bouin est une gabegie qu'il faut (faire semblant de) rentabiliser aux yeux des riverains et des contribuables lésés.

Demandez donc aux "sportifs" des quais de Seine de qu'ils pensent des "aménagements" minables et assassins infligés par Anne-Bertrand.

L'espace public parisien est vandalisé, segmenté et merchandisé jour après jour au profit d'intérêts marginaux amis, aux dépens des citoyens qui aspirent à s'émanciper.

Nous somme dans l'économie du mensonge et de la perversité dans toute sa splendeur : combien de ces fameuses start ups soi disant sponsorisées (en fait instumentalisées en teddy bears de vitrine), ont-elles survécu et donné des fruits probants ?
a écrit le 26/11/2014 à 14:56 :
Cher J-P, vos remarques sont une pure découverte, une vraie et ô combien agréable boite de Pandore… ! :) ah... je me délecte de votre verve tel un papillon frétillant au soleil d'avril...
Toujours intéressant pour une femme de lire ce qu’une autre vit ou a vécu au fil de ses rencontres tantôt avec les forces du Mal, tantôt avec les forces du Bien. Je n’ai pas votre expérience…je dirais plutôt que je trace mon petit chemin… et je vous remercie du fond de mon coeur. Bonne journée, salut.
a écrit le 26/11/2014 à 14:10 :
Encore de l'argent gâché pour des projets bidons qui ne donneront rien... Les 2/3 de ces start up proposent des applications pour savoir combien de kilomètres on court et combien de calories on a brûlé (estimations). Sur toutes ces start-up, une ou deux vivoteront encore d'ici 2 ou 3 ans et les autres seront morts, on prend les "Paris" ?
a écrit le 25/11/2014 à 18:24 :
La muscu dans la rue ! Et les particules fines à plein poumon, ça vous dit ? Nous mourrons donc asphyxiés mais... musclés !

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