De retour en France, l'ex-otage Lazarevic "avait oublié ce qu'était la liberté"

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Bienvenue Monsieur Lazarevic, ça fait trois ans qu'on vous attend, a déclaré le chef de l'État à l'attention du dernier otage français.
Bienvenue Monsieur Lazarevic, ça fait trois ans qu'on vous attend", a déclaré le chef de l'État à l'attention du dernier otage français. (Crédits : REUTERS/Jacky Naegelen)
L'avion de Serge Lazarevic s'est posé à 7h49 à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris. Le dernier otage français a été accueilli par le président de la République François Hollande.

"J'avais oublié ce qu'était la liberté." Serge Lazarevic, dernier Français retenu en otage dans le monde, libéré après trois ans de captivité entre les mains d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), est arrivé en France mercredi 10 décembre. L'ancien captif, âgé de 50 ans, a été accueilli à l'arrivée de son avion à l'aéroport de Villacoublay (Yvelines) par le président François Hollande et des membres de sa famille.

Message de prudence

"Bienvenue Monsieur Lazarevic, ça fait trois ans qu'on vous attend", a déclaré le chef de l'État à l'attention du dernier otage français, ajoutant : "Ce fut une épreuve, elle est terminée, vous êtes là." Remerciant les Français, le gouvernement et ceux qui ont œuvré pour sa libération, Serge Lazarevic a déclaré :

"N'oubliez jamais qu'être un homme libre, c'est faire attention à soi. Partout où vous allez, comme a dit Monsieur le président, faites attention, parce que la liberté, c'est plus cher que tout."

Un message de prudence que François Hollande a renouvelé : "Faites en sorte de ne pas aller là où vous pouvez être enlevés."

Échange de prisonniers

Si aucun responsable n'a fait état du versement éventuel d'une rançon ou d'une libération de prisonniers, les circonstances de la libération de Serge Lazarevic n'ont pas été clairement détaillées. Selon des sources maliennes, la libération du dernier otage français, enlevé au Mali le 24 novembre 2011, a fait l'objet d'un échange de prisonniers.

D'après ces sources, dont une judiciaire, Mohamed Ag Wassoudene, soupçonné d'être l'un des initiateurs de l'enlèvement de Serge Lazarevic, et son complice présumé Haiba Ag Acherif, font partie de l'échange.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2014 à 15:06 :
j'ai trouvé très déplacé et voir incorrect le faut que ce président se soit placé avant la famille à la descente de l'avion et ensuite devant les micros, c'est u n manque de savoir vivre et de correction, il devait s'effacer et ensuite saluer l'ex-otage, il est venu pour se glorifier, tout est hypocrisie
Réponse de le 10/12/2014 à 16:12 :
La critique systematique, le reproche permanent....faut vraiment rien avoir à faire de ses journees...
Réponse de le 10/12/2014 à 23:33 :
Vous semblez croire qu'il s'agit d'un épisode de télé réalité avec François Hollande en star invitée, devant alors s'effacer pour que soit mieux filmé l'émotion de la famille. Vraiment, on touche le fond du grotesque. Il s'agit ici d'un président marquant de sa présence le retour d'un citoyen qui était privé de sa liberté du fait de sa seule nationalité !
Réponse de le 11/12/2014 à 19:18 :
Moi ce qui m'impressionne c'est qu'une personne isolé qui a surement passé quelques entretient poussé avec la DGSE, est autant envie de voir tant de monde, journaliste, président... et si peu de se retrouver seul avec sa famille. Comment fait il pour ne pas être plus fatigué de toutes ces interview? En tout cas isolez vous juste une semaine seul et vous verez qu'une simple personne qui vous adressera la parole, ça vous soulera vite...

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