Obama prêt à dépenser plus pour sauver les banques et l'automobile du pays

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Dans son premier discours solennel devant les deux chambres du Congrès réunies, Barack Obama a prévenu que sauver les banques américaines risquait de coûter plus cher que prévu et promis de ne pas laisser tomber le secteur automobile, en dévoilant un plan ambitieux pour épargner une récession prolongée au pays.

Barack Obama a tenté dans la nuit de mardi à mercredi de convaincre les Américains du bien-fondé de ses mesures contre la crise économique, à l'occasion de son premier discours présidentiel devant le Congrès. Surfant sur une cote de popularité au plus haut, le président des États-Unis s'est adressé dans la soirée à une session conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants. Cette allocution, passage obligé pour tout nouveau locataire de la Maison blanche, intervient au cours d'une semaine charnière pour Obama . Jeudi, le chef de l'exécutif doit présenter son premier projet de budget, alors que vont croissant les inquiétudes des Américains concernant le pire ralentissement économique depuis plusieurs décennies.

Le président Barack Obama a promis à des Américains inquiets la réforme et la rigueur en leur assurant dans son premier grand discours programme que leur pays sortirait plus fort de sa pire crise économique depuis des décennies. "Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant", a déclaré Barack Obama . Après les années passées à repousser les décisions difficiles, "l'heure de vérité a sonné, et le moment est venu de prendre en charge notre avenir", a-t-il dit dans son discours solennellement adressé aux deux chambres réunies du parlement, et au-delà aux Américains. Il a affirmé la nécessité de "sacrifices" pour réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat en 2013 un déficit fédéral qui pourrait dépasser le chiffre faramineux de 1.500 milliards de dollars cette année.

Le plan annoncé récemment pour sauver les banques américaines "va requérir des ressources importantes du gouvernement fédéral. Oui, probablement plus que ce que nous avons déjà mis de côté", a reconnu le président américain. Des centaines de milliards de dollars ont déjà été promis au secteur financier américain, mis à genoux par des prêts immobiliers hasardeux et des placements douteux, ce qui a plongé le pays dans la pire crise économique depuis les années 30. "Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher", a ajouté Barack Obama, estimant que l'économie américaine pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre.

Le président américain a promis de défendre les constructeurs automobiles américains en grande difficulté. "Nous nous engageons à tenir le cap d'une industrie automobile rénovée et recréée qui puisse soutenir la concurrence et gagner", a déclaré Barack Obama. "Des millions d'emplois en dépendent. Des dizaines de villes en dépendent. Et je pense que le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner", a-t-il lancé, sous les applaudissements des parlementaires des deux chambres. General Motors et Chrysler, qui ont déjà obtenu 17,4 milliards de dollars en décembre pour survivre à une chute brutale de la demande mondiale, réclament aujourd'hui des prêts de 21,6 milliards de dollars pour échapper à la faillite.

Le président américain, qui a pris ses fonctions il y a un peu plus d'un mois, a promis de veiller à ce que les grandes banques aient assez d'argent frais pour prêter aux consommateurs et aux petites entreprises. "Nous allons créer un nouveau fonds de prêts qui sera le plus important effort jamais consenti pour donner accès à des prêts automobiles, des prêts scolaires, et des prêts aux petites entreprises, (des prêts) destinés aux consommateurs et aux entrepreneurs qui sont le moteur de notre économie", a-t-il dit. Rappelant que les excès des marchés financiers ont conduit à la crise économique actuelle, il a demandé au Congrès une loi rapide pour réglementer le système financier. "Je demande à ce Congrès de se joindre à moi pour faire tout ce qui sera nécessaire", a-t-il déclaré. "Et pour nous assurer qu'une crise de cette ampleur ne se reproduira pas, je demande au Congrès d'approuver rapidement une loi qui réformera finalement notre système de régulation dépassé".

Il a aussi cherché à rassurer les ménages américains sur la solidité de leur épargne. "Vous devez savoir que l'argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, votre assurance est sûre, vous pouvez continuer à compter sur le système financier", a-t-il assuré. "Ce n'est pas une source d'inquiétude.
 
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les USA n'ont pas inventé l'automobile. Voir Mercedes-Benz & Panhard & Levassor + Renault + Peugeot. Ford (USA) a inventé la production en chaine (1908), pas l'automobile!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour l'histoire, ECP55 semble ignorer que la première automobile avec un moteur à pétrole fut conçue puis roula en 1883 près de Clères, en Normandie. Ses co-inventeurs étaient Edouard Delamare Deboutteville, industriel local et son mécanicien Léon Malandain. La similaire de Daimler ne roula que plusieurs années plus tard.

Je pense que Obama, par l'expression utilisée voulait dire que les USA avaient créé l"automobile.
moderne, construite en grande série et mise à disposition du plus grand nombre, disons la "culture automobile"

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