"Pour le Mexique, une crise sanitaire en plus d'une récession"

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L'opinion de Carlos Elizondo, économiste au Centre de recherche et d'enseignement économique (CIDE) et ancien ambassadeur du Mexique auprès de l'OCDE de 2004 à 2006 sur les conséquences éventuelles de la grippe porcine sur l'économie mexicaine.

La Tribune - Quel sera le coût de cette épidémie pour le Mexique ?
 

Carlos Elizondo - Tout va dépendre de sa durée. Mais cette crise sanitaire tombe mal puisqu'elle se double d'une récession économique qui frappe de plein fouet le Mexique, trop dépendant du voisin américain. La croissance mexicaine devrait connaître une contraction entre 3% et 5% en 2009. On peut donc prévoir des chiffres plus alarmistes, même si le nombre de personnes infectées par le virus a déjà diminué. En revanche, l'image du pays en souffre auprès des investisseurs.

- Le pays est-il suffisamment armé pour affronter cette double crise, sanitaire et économique ?
 

- Le Mexique en a les moyens. Ses finances sont saines. Ses réserves monétaires sont suffisantes pour réagir efficacement. D'autant qu'il dispose de stocks d'antiviraux (un million) et de bonnes infrastructures hospitalières. Le gouvernement annonce un retour d'activité normale dès le 6 mai. Il faudra sans doute attendre une semaine supplémentaire. L'économie mexicaine peut se permettre d'attendre un peu plus longtemps, sans risque d'effondrement financier.

 

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