Faible hausse de l'aide au développement, la France fait mieux que ses voisins

 |   |  332  mots
L'aide publique au développement des pays membres de l'OCDE a augmenté de 0,7% en termes réels en 2009 par rapport à 2008, à 119,6 milliards de dollars. La France fait mieux que ses partenaires européens, en consacrant 12,4 milliards de dollars à cette solidarité internationale.

L'aide publique au développement (APD) des pays bailleurs de fonds et membres de l'OCDE a légèrement augmenté en 2009 malgré la crise financière, mais pas assez pour permettre aux pays riches de tenir leurs engagements de lutte contre la pauvreté, a annoncé ce mercredi l'organisation du château de La Muette.
L'APD des vingt-trois pays du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE a enregistré une hausse de 0,7% en termes réels par rapport à 2008, à 119,6 milliards de dollars, soit 0,31% de leur produit national brut (PIB) cumulé.

L'augmentation atteint 6,8% si on exclut les allègements de dette, et 8,5% si - en outre - on ne compte pas l'aide humanitaire, selon ce bilan de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Dans ce contexte, la France a été le meilleur élève de l'Union européenne en matière d'aide au développement l'an dernier si, comme le reste des Vingt-Sept, elle a pris du retard sur les objectifs du Millénaire sous l'effet de la crise. L'aide française a été la plus importante en volume (12,43 milliards de dollars), devançant l'Allemagne et la Grande-Bretagne, et place la France au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis.

Elle est également celle ayant le plus augmenté (de 16,9%) dans l'UE, devant la Grande-Bretagne (14,6%) et la Finlande (13,1%), à comparer avec une chute de plus de 30% en Italie ou en Autriche, et de 12% en Allemagne.

De manière générale, l'aide apparaît stable ou en léger recul dans l'UE par rapport à 2008 mais l'objectif de consacrer 0,7% du PIB européen à l'aide publique au développement à l'horizon 2015 s'éloigne. L'objectif des pays européens membres de l'OCDE pour 2010 est de 0,56% mais ces derniers ne sont parvenus qu'à 0,44% en 2009.

"L'UE reste de loin le plus grand donateur mondial aux pays en développement. Cependant, le léger recul en 2009 doit être rapidement inversé (...) La crise ne peut pas être une excuse", a commenté le commissaire européen au Développement, Andris Pieblags.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :