Au 1er septembre, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures grâce à une plateforme agréée par l’État, et les plus grandes devront aussi les émettre de cette façon.
À partir du 1er septembre, l’ensemble des 11 millions d’entreprises françaises devront pouvoir recevoir leurs factures par voie électronique. Moins d’une sur cinq est prête.
Alors que l’été bat son plein, une échéance importante attend 11 millions d’entreprises dès le 1er septembre : l’entrée en vigueur de la facturation électronique. À compter de cette date, toutes les entreprises devront recevoir leurs factures via l’une des 138 plateformes électroniques agréées par l’État – et même les envoyer par ce biais pour les plus grosses structures, avant une généralisation au 1er septembre 2027.
À six semaines de la date butoir, la mise en conformité se veut poussive. Près des deux tiers des entreprises (63 %) admettent ne pas être entièrement prêtes, selon un sondage OpinionWay pour Spendesk datant de fin juin.
Dans les faits, la situation serait même pire. Seulement deux millions d’entreprises ont d’ores et déjà choisi une plateforme de réception et sont inscrites dans l’annuaire dédié, d’après des données officielles, soit moins d’une entreprise concernée sur cinq (18 %).
1. Que risquent les entreprises qui n’auront pas adopté la facturation électronique au 1er septembre ?
Rien, pour le moment. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a assuré la semaine dernière que l’administration fiscale adoptera « une approche tolérante et bienveillante ». « Il n’y aura pas, au démarrage de cette réforme, de sanctions pour les entreprises de bonne foi qui rencontrent une difficulté, qui la documentent et prennent les mesures nécessaires pour la corriger », a-t-il affirmé.