Les marchés augmentent encore la pression sur la dette de la Grèce et du Portugal

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Les credit default swaps (CDS) sur la dette grecque et sur celle du Portugal atteignent ce mardi de nouveaux records. Les incertitudes sur les prêts de l'Allemagne à Athènes nourrissent les inquiétudes.

Le coût de la protection contre un risque de défaut de la Grèce a atteint mardi un nouveau record après qu'un expert allemand eut déclaré que Berlin pouvait encore refuser de débloquer une aide pour Athènes. Les credit default swaps (CDS) à cinq ans sur la dette grecque ont grimpé à 718 points de base, un nouveau record, portant à 718.000 euros le coût de la protection sur 10 millions d'euros d'emprunts d'Etat grecs contre 708.000 euros lundi à la clôture de New York, selon les chiffres de CMA DataVision.
 

Un expert budgétaire du FDP, parti membre de la coalition au pouvoir en Allemagne, a déclaré mardi que la Grèce pourrait se voir refuser une aide financière si les mesures mises en oeuvre étaient insuffisantes pour réduire son déficit budgétaire.
 

"Il faudra peut-être dire non si la Grèce ne remplit pas les conditions et si le pays veut simplement obtenir des conditions plus favorables auprès de la zone euro qu'auprès des banques", a déclaré Jürgen Koppelin sur les ondes de la radio Deutschlandfunk.
 

Les CDS du Portugal ont également inscrit un nouveau record à 316,6 points de base, contre 311 pdb lundi, face aux craintes grandissantes d'une contagion de la crise grecque. Le coût de protection contre un risque de défaut de l'Irlande et de l'Espagne a également progressé.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2010 à 12:05 :
ouf la france est encore sauve, car il faut dire qu'avec un deficit chronique depuis plus de 30ans, un etat plethorique qui crée la croissance à lui tout seul, des reformes ridicules depuis 10ans qui se succedent( on aime prendre son temps jusqu'à l'absurde en france) , les marges de manoeuvres sont faibles s'il fallait reduire en 1 année 20% du budget de l'etat;
pour autant plutot que compter sur la chance, il vaut mieux accelerer les reformes et leurs ampleurs.

personnellement je pencherais pour une reforme au niveau europeen car la situation n'eest plus tenable, à chaque fois esperer que les etats deviendront meme pas vertueux mais juste suivre les criteres de stabilité devient illusoire, les politiciens trouvent toujours une bonne excuse pour justifier un nouvel endettement; alors plutot que d'attendre la lente agonie de l'euro et de l'europe derriere, je pense qu'on pourrait creer une sorte de ministere europeen du budget des etats, celui-ci surveille les budgets des etats et leur interdit d'avoir un budget en deficit( les etats ne peuvent demander plus que ce qui est inscrit dans un budget en equilibre) et les etats sont obligés d'emprunter en passant par lui au lieu de passer directement par les marchés, le ministere lui emprunte sur les marchés en repercutant les demandes des etats, ainsi les obligations n'ont plus aucune nationalité sur les marchés elles sont toutes confondues et europeennes et donc tous les etats ont le taux europeen, le ministere ne peut emettre des obligations de son propre chef que de façon exceptionnelle pour toute aide sporadique( comme aider apres un tremblement de terre par exmeple); certains parlaient à un moment de creer un fmi europeen, je vais beaucoup plus loin.
ainsi dans ce systeme si un etat decide de creer trop de deficit il nepeut emprunter au ministere europeen et se trouve donc forcé d'emprunter plutot sur les marchés il se prendra alors forcement des taux plus hauts, donc n'y aura aucun interet, theorie des jeux les etats restent en equilibre budgetaire.

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