Sommet de crise pour la zone euro

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les dirigeants de la zone euro se sont réunis en sommet ce vendredi soir pour tenter de juguler la crise grecque et redonner confiance aux marchés. Ils se disent prêts à réaliser "si nécessaire" des économies budgétaires "additionnelles" pour remplir leurs objectifs de réduction des déficits. Ils ont discuté de créer un fonds spécial de défense de la zone euro.

Les dirigeants de la zone euro se sont réunis en sommet ce vendredi soir pour juguler la crise grecque et couper court à une éventuelle contagion du scénario grec à d'autres pays de la zone. Ils se disent prêts à réaliser des économies budgétaires "additionnelles" pour remplir leurs objectifs de réduction des déficits.

"Les pays de la zone euro dans leur ensemble, et pas seulement la Grèce, doivent revenir rapidement dans les limites du pacte de stabilité et de croissance, dont les règles doivent être renforcées, a déclaré vendredi Angela Merkel.

Les dirigeants de la zone euro ont aussi discuté de la mise en place d'un mécanisme pour défendre leur monnaie et leurs pays membres, face aux attaques sur les marchés financiers. Le montant d'un tel fonds de soutien auquel pourraient contribuer la Commission européenne et la Banque centrale européenne, pourrait dépasser les 70 à 100 milliards d'euros.

Cette réunion avait pour but de poser les jalons d'un durcissement de la discipline budgétaire et d'une réforme de l'Union monétaire. Elle devait aussi formaliser le plan de sauvetage de 110 milliards d'euros convenu avec le FMI pour sauver l'Etat grec de la banqueroute. Les dirigeants de la zone euro devraient aussi plaider pour une meilleure régulation des marchés financiers et discuter de l'idée de créer une agence de notation européenne, face aux organismes américains accusés de jeter de l'huile sur le feu.

Les chefs de file de la zone ont récemment été très critiqués pour leurs lenteurs dans la gestion de la crise grecque, en raison notamment des réticences allemandes. Se présente désormais "une chance historique ", selon les termes du Premier ministre démissionnaire belge Yves Leterme, pour instaurer une gouvernance économique renforcée.

Mécanisme de mise en faillite des Etats

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont notamment plaidé jeudi pour un durcissement du Pacte de stabilité, qui encadre la surveillance des déficits. Cela passera par "des sanctions plus efficaces" mais aussi par une meilleure harmonisation des budgets nationaux, ont-ils dit.

L'Allemagne insiste surtout pour que les pays laxistes puissent être privés de certaines subventions européennes, de droits de vote dans l'Union européenne et qu'un mécanisme de mise en faillite des Etats soit prévu.

Signe que les turbulences sont sérieuses, les ministres des Finances des grands pays industrialisés du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) ont prévu de se consulter par téléphone dans la journée.

Pour l'heure, les Bourses et la monnaie européenne plongent, et le taux auquel l'Etat grec doit emprunter sur les marchés à dix ans a atteint vendredi matin un nouveau record historique à plus de 12%.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2010 à 8:46 :
Le spéculateur, voila le bouc émissaire désigné par les hommes politiques en charge de nous gouverner. C'est une belle trouvaille, en effet il n'est pas visible, il ne parle pas,il prend des risques, il agit, et cela se remarque sur les marchés financiers. Simplement il met le doigt là ou ca fait mal.
L'homme politique lui est visible, il parle beaucoup mais ne sais plus agir. En un mot il n'est plus crédible. Nos chefs d'état promettent de réduire les déficits, c'est nouveau cela vient de sortir.. personne n'y avait penser avant....heureusement que les syndicats vont de suite se mettre en gréve pour protéger leurs droits .
La vrai crise est celle de nos élites qui parlent mais ne peuvent plus agir car il n'est pas politiquement correcte de dire la vérité a ses électeurs.
la seule chose qu'ils peuvent encore faire, c'est de bien prendre soins de nous en mettant en place " le principe de précaution" merveilleux système qui permet de dire que sans lui des catastrophes épouvantable se seraient produites. cela est in-chiffrable et invérifiable, encore du grand n'importe quoi.
Ils ont quand même réussi a détourner l'attention du peuple quelques mois sur un virus qui devait faire mourir la population, et qui quelques millions de vaccins plus tard s'avère inoffensif.
Le problème est là nos élus ne sont plus crédibles, ils sont morts avec le politiquement correcte.
a écrit le 09/05/2010 à 4:04 :

Tout cela va dans le bon sens, mais il y a longtemps (10 mois) qu'on aurair pu commencer à serrer les cordons de la bourse§ Il faut faire plus encore et vite !
a écrit le 08/05/2010 à 12:04 :
En Europe, la Belgique est le seul pays qui dépasse un endettement de 30 000 euros par habitant. Il est suivi par huit Etats dont la dette dépasse les 20 000 euros (Allemagne, Irlande, Grèce, France, Italie, Malte, Pays-Bas, Autriche) -données Eurostat 2009. Ce qui est cocasse, c'est que les deux pays qui font chanceler la planète finance, l'Espagne et le Portugal, ont une dette inférieure de moitié à la dette française, dette qui au demeurant est celle qui a cru le plus vite ces dix dernières années. Pour l'avenir, pour se donner une idée de la situation, France Trésor a créé en mars dernier un nouvel outil financier : l'emprunt à 50 ans. En clair, on commence à emprunter à l'échéance 2060 pour payer les fonctionnaires. Pour continuer toujours sur la même pente, France Trésor a déjà émis 70 MD? d'emprunt au 31 mars 2010. Face à cela, l'action vertueuse de supprimer un fonctionnaire sur deux ne fait économiser qu'un milliard d'euros par an, soit finalement pas grand chose, a fortiori si les taux remontent sous la pression des banques. Dans ce cas d'ailleurs, il se pourrait que la charge de la dette s'accroisse au point de devenir le premier budget de l'Etat devant celui de l'Education nationale. Tout un symbole pour l'avenir de nos enfants...
a écrit le 08/05/2010 à 7:57 :
Les marchés ont raison. Les fondamentaux des économies européennes sont dignes d'un travail d'apprentis Qu'est-ce que la France sinon une grande usine à déficits et pas des moindres qu'il faut rappeller : 1500 milliards d'euros de déficit budgétaire cumulés, déficit commercial de 43 milliards en 2009, déficit de la sécurité sociale annoncé à 30.6 milliards en 2010... Et on parle du grand méchant spéculateur ? Je dirais qu'ils sont plutôt très gentils !
a écrit le 08/05/2010 à 7:33 :
Nous sommes à un moment historique : l'Europe se donne une gouvernance monétaire et budgétaire au niveau fédéral. C'est la plus grande avancée depuis longtemps.
Le choix est simple : soit plus d'euro et d'Europe, soit un grand pas vers un système fédéral...
Avec le recul, je crois que nous pourrons parler d'un WE de l'Europe.
Au passage, on est malgré nous au centre du monde aujourd'hui...
a écrit le 08/05/2010 à 7:23 :
A mon sens, il faut que les etats forts prennent en main le contrôle de l'euro en créant une europe gouvernée par les états qui maitrisent leur dette
a écrit le 07/05/2010 à 17:41 :
Je n'attends rien de ce sommet. Il en sortira très peu de choses et de toute manière il est trop tard. Les dés sont jetés. Le problème a été traité à l'envers ou plutôt les charrues ont été mises avant les b?ufs depuis 30 ans. Tout est à construire ou à reconstruire et ce n'est pas dans l'urgence et la panique qu'un groupe de politiques (pénalisés par leurs prédécesseurs irresponsables) qui tous ont démontré leur insuffisance pourra prendre les décisions courageuses qui s'imposent. Ils n'ont de toute façon pas le pouvoir d'en décider ni de les appliquer. La fin de l'euro sous sa forme actuelle doit être actée et la contribution de ce sommet pourrait être de définir un vrai projet européen avec un plan d'actions.
a écrit le 07/05/2010 à 16:39 :
Il est temps de créer une gouvernance financière européenne...ceci devrait conduire à une renforcement fédéral pour l'euro-zone: harmonisation fiscale, agences de notation européennes, approbation des budgets, sanctions... ou alors s'en est fini de l'Europe. Attention au guet-apens américain !
a écrit le 07/05/2010 à 11:39 :
Juguler la crise grecque. S'agit-il toujours de cela ? Non, à l'évidence, les pays de la zone euro devraient avoir pour objectif de défendre l'euro et d'empêcher la contagion de la crise à d'autres membres des PIIGS. Mais on peut craindre qu'à l'instar de la BCE, lors de sa réunion d'hier à Lisbonne, ils se confinent à des déclarations peu concrètes; ou à des redites, comme celles de Sarkozy/Merkel dans leur lettre conjointe à Van Rompuy sur la discipline budgétaire et la gouvernance économique. L'impression dominante est que l'UE, la BCE, l'Eurogroupe sont soit démunis, soit tétanisés face aux attaques des marchés, jouant ainsi l'avenir de l'euro à pile ou face.
a écrit le 07/05/2010 à 11:17 :
Juguler la
a écrit le 07/05/2010 à 11:06 :
tout se déroule comme prévu...fausse crise pour installation d'un système économique européen unique.
Ensuite fusion avec l'Amérique, l'asie et l'orient.
Nous aurons enfin, un ordre économique mondial. monnaie unique, virtuel bien entendu, mais surtout dans notre banque unique, là on va se gaver sévère...
a écrit le 07/05/2010 à 11:00 :
Sortons de l'Euro avant qu'il ne soit trop tard!!
http://www.mesopinions.com/detail-signature.php?ID_PETITION=83b3b5df6da3d664dae5a26f8f16fa8d
a écrit le 07/05/2010 à 10:19 :
Mais, que peut bien faire cette agitation en catastrophe d'une hallucinante allure de saltimbanque après autant de bravaches fanfaronnades creuses et vaines ?
Le sujet fondamental ne peut être résolu dans l'esbrouffe d'une urgence alors que l'on a refusé et que l'on refuse de le traiter . Rechercher des boucs émissaires à la Commission de Bruxelles est une manie éculée qui dévalorise davantage le peu de respectabilité qui reste à la fonction de ces chefs d'Etats à l'oeuvre au Conseil de l'Europe . Quelle va être la note à payer d'autant d'hypocrisie ?
a écrit le 07/05/2010 à 10:11 :
ce qui se passe en bourse est inadmissible !! on a fait la révolution pour moins que cela ! les politiques n'ont aucun pouvoir.Les spéculateurs en prison !!!

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