Moody's cherche à rassurer sur l'Italie

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L'agence de notation financière Moody's a assuré ce vendredi que l'Italie ne faisait pas partie des pays les plus à risque sur le plan budgétaire au moment même où la Péninsule se retrouve à son tour dans la ligne de mire des marchés qui redoutent une contagion de la crise grecque.

Alors que d'aucuns cherchent à inclure l'Italie dans le club maudit des "Pigs" - Portugal, Irlande, Grèce et Espagne (Spain) -, en y ajoutant un deuxième "i", l"agence Moody's a tenté de calmer le jeu ce vendredi. L'Italie n'a pas été "en première ligne pendant la crise financière mondiale" car son système bancaire a été "moins exposé" et car elle n'a pas engagé de plan massif de relance, a expliqué l'agence, qui note la dette de l'Italie Aa2 avec une perspective stable, selon une présentation effectuée à Milan.

Et elle n'est toujours "pas en première ligne" maintenant que "la crise financière est devenue une crise de la dette publique" car elle bénéficie d'un "moindre endettement privé" et d'une "bonne crédibilité sur les marchés", ajoute l'agence. "L'effort demandé au pays pour maintenir sa dette publique sous contrôle semble relativement modéré par rapport à d'autres pays où les corrections sont brutales".

L'agence avait déjà jugé dans un rapport fin mars que la situation de l'Italie était moins préoccupante que celle d'autres pays européens. En revanche, souligne Moody's, le "talon d'Achille de l'Italie" est le paiement des intérêts sur son énorme dette qui la rend "vulnérable" face à une augmentation des taux.

La dette de l'Italie, qui est l'une des plus élevées du monde et a représenté 115,8% du PIB en 2009, va progresser à 118,4% du PIB cette année, selon une nouvelle prévision du gouvernement qui tablait auparavant sur 116,9%. Un des "défis" de la Péninsule est par ailleurs le "niveau et la qualité de la croissance économique", qui est structurellement faible.

Jeudi, la Bourse de Milan a été saisie de panique, cédant jusqu'à 6% avant de terminer sur une chute de 4,26%, en réaction notamment à des rumeurs pourtant démenties de dégradation de la note d'endettement du pays.

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