L'Espagne abaisse sa prévision de croissance

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Le vaste plan d'économies mis en place par le gouvernement espagnol va fortement impacter l'activité économique. La croissance n'est plus attendue qu'à 1,3% cette année.

C'était l'une des inquiétudes des marchés après l'annonce d'importantes plan d'austérité en Europe. Le gouvernement espagnol a nettement abaissé ce jeudi soir son estimation de croissance pour 2010. Le Produit intérieur brut (PIB) du pays ne devrait ainsi progresser que de 1,3% cette année, contre une précédente estimation de 1,8%.

"Le processus de consolidation fiscal va entraîner une réduction de la prévision de croissance", a expliqué la ministre espagnole de l'Economie et des Finances Elena Salgado. Cette nouvelle prévision tient compte des mesures d'austérité prises par d'autres pays de l'Union européenne, comme la Grèce et le Portugal "qui peuvent également affecter" la croissance espagnole, a-t-elle ajouté.

Peu avant cette annonce, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero avait approuvé un décret-loi prévoyant la mise en place de mesures drastiques de réductions des dépenses publiques pour 2010 et 2011, d'un montant total de 15 milliards d'euros. Ces mesures ont pour objectif "d'accélérer le processus" de réduction des déficits publics, qui ont grimpé à 11,2% du PIB l'an passé.

Le gouvernement va ainsi réduire de 5% en moyenne les salaires des fonctionnaires à partir de juin 2010 et les geler en 2011. Les hauts salaires de la fonction publique seront les plus lourdement affectés. Les membres du gouvernement vont baisser leur salaire de 15%.

La revalorisation des retraites sera également gelée en 2011, sauf pour les plus basses d'entre elles. A partir de 2011, l'aide à la naissance de 2.500 euros instaurée en 2007 pour soutenir la natalité sera également supprimée.

L'exécutif socialiste va aussi réduire de 600 millions d'euros l'aide au développement en 2010-2011, un domaine dans lequel il se voulait à la pointe des pays riches. L'investissement public sera diminué de 6,045 milliards d'euros d'ici 2011 et le gouvernement va demander aux régions et aux municipalités de faire 1,2 milliard d'euros d'économies supplémentaires.

Ces nouvelles mesures auront une "incidence sociale évidente", a reconnu le chef du gouvernement, confronté un taux de chômage supérieur à 20% de la population active.

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Commentaires
a écrit le 21/05/2010 à 9:43 :
avec 20 pour cent de chomage et un colossal déficit , ils n'ont pas le choix ! faudrait que l'Espagne trouve une autre croissance que le bâtiment - pour retrouver un certain avenir !

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