Zone euro : l'inflation reste maîtrisée mais les inquiétudes progressent

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Les prix à la consommation en zone euro ont progressé de 1,6% en mai en rythme annuel, un niveau conforme aux attentes. Le sentiment économique de la région est en revanche en berne : l'indice de confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs a chuté à 98,4 points.

Si la question des déficits et des dettes publiques agite la zone euro, il n'y a pas d'inquiétudes à avoir du côté de l'inflation. Selon la première estimation de la Banque centrale européenne (BCE) publiée ce lundi, les prix à la consommation ont augmenté de 1,6% en mai sur un an.

Si l'inflation s'est ainsi légèrement accélérée par rapport à avril (1,5%), elle reste néanmoins inférieure à l'objectif de 2% fixé par la BCE, qui maintient par ailleurs depuis plusieurs mois son principal taux d'intérêt fixé à 1%, à un plus bas niveau historique.

En revanche, la crise engendrée par les finances publiques en zone euro pèse sur le moral des acteurs économiques. L'indice de confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs de la zone euro a rechuté de 2,2 points en mai pour atteindre 98,4 points, selon des données publiées cette fois par la Commission européenne.

Le baromètre du sentiment économique en zone euro reste toutefois supérieur à son niveau de mars de 97,9. Dans le détail, le sentiment dans l'industrie s'est à nouveau amélioré à -6, contre -7 en avril et -10 en mars. Dans les services, il a en revanche reculé à 3 contre 6 en avril et 1 le mois précédent.

Enfin, l'indicateur des anticipations d'inflation du consommateur, que la BCE suit attentivement pour ses décisions de politique monétaire, a augmenté à 12 en mai contre 8 en avril contre 4 en mars.

Par ailleurs, selon les données de la BCE, les crédits au secteur privé dans la zone euro ont augmenté de 0,1% en avril sur un an, après de long mois de recul (-0,2% en mars).  Les crédits aux particuliers, dans l'immobilier surtout, ont progressé mais ceux aux entreprises ont encore baissé, en partie sans doute faute de demande.

Du coup, la masse monétaire M3, indicateur avancé d'inflation, a reculé de 0,1% sur un an. Les économistes s'attendaient toutefois à une baisse plus marquée.  Mais cela devrait inciter la BCe à ne pas relever ses taux dans l'immédiat.

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