Etats-Unis : légère accélération de la croissance au troisième trimestre

Le Produit intérieur brut américain a progressé de 2% en rythme annuel, conformément aux attentes des analystes, grâce à l'amélioration de la consommation des ménages.

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La croissance de l'économie américaine s'est légèrement accélérée au troisième trimestre. Le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2% en rythme annuel, contre +1,7% lors des trois mois précédents. Cette progression s?explique notamment par la bonne tenue de la consommation des ménages. Elle avait été anticipée par les économistes, qui tablaient également sur une hausse de 2% de l?activité.

Il s'agit du cinquième trimestre consécutif de progression de l'activité américaine. Cette dernière a été tirée par la hausse de 2,6% de la consommation des ménages, au plus haut depuis le quatrième trimestre 2006 et qui a contribué à hauteur de 1,8 point à la croissance du PIB. De bonne augure alors qu'approche à grands pas la saison des fêtes de fin d'année.

Malgré le retour au premier plan des inquiétudes sur la croissance et l'emploi, la confiance des consommateurs n'a d'ailleurs que très légèrement reculé en octobre. L'indice de l'Université du Michigan est ressorti à 67,7 pour le mois d'octobre, contre 68,2 en septembre.

La publication de ces chiffres intervient à quatre jours des élections américaines de mi-mandat, qui devraient déboucher sur la perte de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, voire au Sénat. Barack Obama et son administration ont "certes hérité d'un contexte économique difficile mais ils ont également été incapable de mettre en place des programmes permettant de relancer l'économie et l'emploi", explique Art Hogan, analyste chez Jeffries.

Après être connu sa plus importante récession de l'après-guerre, l'économie américaine ne parvient pas toujours à rebondir durablement et doit se contenter de taux de croissance anémiques. A tel point que l'hypothèse d'une rechute (scénario en "W") ne peut pas être définitivement écartée. Du coup, la Réserve fédérale américaine devrait à nouveau jouer au pompier de service, en annonçant mercredi prochain de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire.

"Bien que la croissance puisse s'avérer un peu plus solide en 2011 qu'elle ne l'a été récemment, il est peu probable qu'elle soit supérieure à la tendance à long terme", a expliqué son président, Ben Bernanke, le 15 octobre, pour justifier ces prochaines actions. "Si c'est le cas, la création nette d'emplois ne devrait pas dépasser de beaucoup le volume de la population active, ce qui signifie que le taux de chômage ne devrait se réduire que lentement".

En septembre, 95.000 emplois ont encore été détruits aux Etats-Unis. Depuis début juin, ce sont plus de 400.000 postes supplémentaires qui ont été supprimés outre-Atlantique. Près de 15 millions d'Américains sont désormais au chômage, soit 9,6% de la population active, selon les chiffres officiels du département du Travail, qui ne comptabilisent pourtant ni les chômeurs découragés ni les salariés subissant un temps partiel forcé. Et il faudra encore des mois pour que la situation sur le marché de l'emploi s'améliore.

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