A 3,6% en 2010, Berlin enregistre sa plus forte croissance depuis la réunification
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Destatis, l'office fédéral allemand des statistiques a, ce matin, dévoilé sa première estimation de croissance pour la première économie européenne en 2010. Selon lui, le PIB allemand a progressé l'an dernier de 3,6%, ce qui constitue une performance exceptionnelle : jamais depuis la réunification du pays en 1990, une telle dynamique n'avait été observée. Cette croissance s'explique en grande partie par l'effet de rattrapage des exportations et des investissements qui y sont liées. En 2009, le PIB allemand avait reculé de 4,7%, avec des exportations en recul de 14,3%. Cette fois, les ventes à l'étranger sont en hausse de 14,2%.
Reste que, comme les importations ont progressé de 13%, la croissance allemande s'explique aussi par la demande intérieure. L'investissement s'affiche ainsi en hausse de 9,4% après une baisse de 22,6% en 2009. Mais l'élément remarquable de ce chiffre réside également dans la bonne progression de la consommation des ménages en hausse de 0,5% après un recul de 0,2% en 2009. On est loin encore des records, mais cette hausse est néanmoins encourageante. A noter enfin que l'effet des plans de relance du gouvernement fédéral votés en 2008 et 2009 n'a pas été sans effet. La consommation des administrations est en hausse de 2,2% après une hausse de 2,9% en 2009 et de 2,3% en 2008.
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Avec une telle croissance, le déficit au sens de Maastricht de l'Allemagne se situe selon Destatis à 3,5 % du PIB, soit 88,6 milliards d'euros, après un déficit de 3% en 2009. Même s'il dépasse la limite des 3% recommandée par le Pacte européen de stabilité, le déficit allemand reste nettement meilleur que celui de ses voisins.
Sur le seul quatrième trimestre 2010, la croissance a atteint 0,5%, précise encore Destatis.
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