Bahreïn réprime violemment les manifestations
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Les forces armées déployées à Bahreïn ont ouvert le feu en fin d'après-midi vendredi sur les manifestants qui tentés de rallier la place de la Perle à Manama, la capitale. La place est devenue le symbole de la résistance à l'instar de la place Tahrir au Caire en Egypte. 23 personnes ont été blessées selon le témoignage d'un avocat chiite, recueilli par l'agence Reuters. 2 personnes seraient dans un état grave.
Les événements sont survenus après le cortège formé pour accompagner dans un village de la banlieue de Manama l'enterrement de trois des quatre manifestants tués la veille par les forces de police, au cours d'un « massacre » comme l'a qualifié un dignitaire chiite.
Auparavant, le prince héritier Salman ben Hamad Al-Khalifa avait appelé au calme à la télévision locale. Le pays dont la majorité (70%) de la population est chiite est dirigé par une famille sunnite. Mais tant les autorités que les leaders de l'opposition se refusent à voir dans la situation une division confessionnelle. Le slogan dominant durant les manifestations était : "Ni chiites, ni sunnites. Unité nationale".
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Proche de l'Arabie Saoudite, Bahreïn abrite l'une des bases navales des Etats-Unis dans la région. Ces troubles vont poser un dilemme à la Maison-Blanche. Soit soutenir les aspirations et les revendications des protestataires pour changement de régime comme y a encouragé le président américain Barak Obama dans de nombreux autres pays du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord, soit opté pour la stabilité nécessaire à une base stratégique.
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