• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Une crise financière ? Non, une crise sociale !

Eric Benhamou, éditorialiste à La Tribune

Publié le 12 mars 2011 à 18:10

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros
  • Hausse de 0,1 % de la production industrielle en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Des nouvelles du projet de loi sur la transparence salariale
  • Le social et médico-social non lucratif a besoin de 7 milliards
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La sortie de crise passe par un rééquilibrage des richesses et une hausse des salaires, selon le professeur de Berkeley Robert Reich, qui propose un nouveau "new deal" pour les classes moyennes. Une thèse iconoclaste qui commence à faire son chemin aux Etats-Unis et en Europe.

Rappelons-nous, avant l'éclatement de la bulle financière. Ce n'était pas les bonus des banquiers qui excitaient les foules. La société était traversée par une sourde révolte face à deux décennies de stagnation des salaires et à l'explosion des inégalités. Dans son dernier livre (*), Robert Reich nous rappelle, avec beaucoup d'à-propos à l'heure où la montée des populismes inquiète les démocraties, que ce sont paradoxalement ces maux qui sont à l'origine de la crise et qu'il convient de vite s'y attaquer pour sortir de l'ornière. "Sans réduction des inégalités, pas de sortie de crise !", proclame l'ancien secrétaire d'Etat au Travail sous Clinton, un message qui s'adresse aux Etats-Unis mais qui résonne aussi de plus en plus fort en Europe. Pourtant, le diagnostic de la crise apparaît aujourd'hui comme une évidence : c'est la faute d'un Américain trop dépensier et pas assez épargnant. L'explication de Robert Reich est tout autre : la crise n'est ni financière ni bancaire; elle est sociale.

Redonner du pouvoir d'achat aux salariés

Le problème, selon lui, est que les Américains achètent trop peu. Une thèse osée, alors que l'on ne cesse de répéter que l'Amérique vit au-dessus de ses moyens, entraînant des déséquilibres de toutes natures et un endettement sans limites. Mais il persiste et signe, c'est bien la stagnation voire la régression des salaires de la classe moyenne qui sont le frein à la croissance. Le remède consiste alors à donner davantage de pouvoir d'achat. Loin donc du tonitruant "augmenter les salaires, la dernière bêtise à faire", lancé récemment par Jean-Claude Trichet, président de la BCE.

Mais Robert Reich plaide surtout pour une meilleure distribution des revenus. Il aurait pu fonder son plaidoyer sur des principes moraux. Il est en effet injuste que 1% des Américains les plus riches concentrent 23% du revenu national (comme en 1928 !) contre seulement 10% pendant les années 1950-1970. Mais l'auteur préfère défendre un argument purement économique : une bonne redistribution des richesses est une condition préalable à la croissance. Il appelle, en appui de sa démonstration, Marriner Eccles, un des pères du New Deal et président de la Fed de 1934 à 1948. "La production de masse doit s'accompagner d'une consommation de masse et cette consommation de masse implique une distribution des richesses produites", expliquait-il. C'est ce qu'avait compris avant l'heure le constructeur automobile Henry Ford qui n'hésita pas à tripler le salaire moyen de ses ouvriers pour qu'ils puissent s'acheter des Ford T.

Les riches ne peuvent à eux seuls relancer l'économie

Ce principe fonda la prospérité de l'Amérique de l'après-guerre, mais depuis les années 1980, la mondialisation et le progrès technique ont progressivement chassé l'ouvrier bien payé au profit de l'employé peu rémunéré. Le problème n'est donc pas tant l'emploi (qui a progressé) que les salaires (qui ont baissé). Une nouvelle division du travail est apparue entre des services à haute valeur ajoutée (finance, technologies de pointe, design), très bien rémunérés et réservés à une élite, et des services de proximité (bâtiment, restauration, santé...), certes abondants mais assurés par une main d'oeuvre bon marché, souvent issue de l'immigration. Mécaniquement, les écarts ne peuvent que croître. Or, les riches, aussi riches soient-ils, constituent une base trop étroite pour relancer l'économie.

Parallèlement, la classe moyenne a gardé les mêmes aspirations. Pour combler sa perte de pouvoir d'achat, elle a eu recours tour à tour au travail des femmes, aux heures supplémentaires et, enfin, au crédit. En ce sens, la stagnation des salaires explique la bulle. Mais toutes ces bouées ont disparu avec la crise. Pour la première fois depuis soixante ans, l'Américain doit se serrer la ceinture. Ce qui risque de créer des remous, surtout quand une richesse clinquante continue de s'étaler dans les médias. L'équité, ce qui est juste, notion fondatrice de l'Amérique, s'est également évaporée.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

À lire également

  • "La crise de l'euro nous a obligés à franchir une étape majeure"
  • A suivre cette semaine, la réunion du FMI sur l'"après crise"
  • Et vous, avez-vous le sentiment d'avoir effacé la crise ?
  • Irlande: premier gouvernement à chuter à cause de la crise de l'euro

D'où l'urgence d'agir pour éviter la confrontation. Robert Reich propose un "nouveau New Deal" pour les classes moyennes avec, au coeur du dispositif, une refonte complète de la fiscalité. Il propose de relever le taux marginal d'imposition du travail et du capital à 55% - ce qui paraît raisonnable sachant que ce taux était de 70% entre 1936 et 1980 - et de créer un impôt négatif pour tous les revenus inférieurs à 50.000 dollars, financé en partie par une taxe carbone. L'intérêt du propos est cependant ailleurs : il pose clairement le débat de la résolution de la crise sur un terrain politique, et non plus technique. Il s'agit de rééquilibrer les rapports de force. Un enjeu de débat majeur pour les États-Unis comme pour les pays européens.

(*) "Le Jour d'après", par Robert Reich, Editions Vuibert.

Eric Benhamou, éditorialiste à La Tribune

Sur le même sujet

  • 1

    Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »

  • 2

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026

  • 3

    🔴 Déficit commercial, production industrielle, transparence salariale… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin

  • 4

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles