Le gaz provoque des tensions entre Israël et le Liban

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Le gaz naturel est au cœur d'une épreuve de force entre Israël et le Liban. Les deux pays, officiellement en état de guerre, se disputent sur le tracé de leur zone économique exclusive de 200 miles au large de leurs côtes méditerranéennes.

La bataille entre Israël et le Liban porte sur le contrôle de 1.000 km2 de mer revendiquée par les deux pays qui pourraient receler d'importantes réserves de gaz naturel. La dispute est d'autant plus âpre que des compagnies israéliennes et américaines ont découvert récemment à proximité de la zone convoitée trois champs gaziers très importants qui pourraient permettre d'ici deux à trois ans à l'Etat hébreu d'assurer pour la première fois de son histoire, son indépendance énergétique, voire même de devenir exportateur vers l'Europe.

Cette manne a aiguisé les appétits du Liban, qui a engagé une compagnie norvégienne pour prospecter dans sa zone. Parallèlement, le ton n'a cessé de monter depuis le début de la semaine après l'adoption par le gouvernement israélien du tracé de sa zone maritime. Chacun des deux pays accuse l'autre de vouloir s'accaparer des richesses qui lui appartiennent pas. Dans cette querelle, les dirigeants israéliens sont d'autant moins enclins à faire preuve de la moindre souplesse qu'une grave pénurie est en vue.

A trois reprises depuis le début de l'année, l'Egypte, qui fournit 45% du gaz naturel utilisé par Israël a cessé ses approvisionnements à la suite d'attentats commis contre le pipe-line reliant les deux pays par des groupes islamistes. La compagnie israélienne d'électricité a évalué à 130 millions d'euros le montant des pertes et demandé le feu vert au gouvernement pour augmenter dans les prochaines semaines ses tarifs aux particuliers de 20% pour compenser l'achat d'énergies alternatives tels que le fioul utilisé comme substitut au gaz égyptien. Autre motif d'inquiétude, la production de Yam Tethis, un champ gazier israélien off-shore exploité ces dernières années a du être fortement augmentée au point que ses réserves pourraient être épuisées d'ici 2012. Or, Israël a misé gros sur le gaz qui assure actuellement 40% de la sa production d'électricité.

"Nous allons connaître une période de transition difficile jusqu'à ce que nos champs gaziers commencent à être exploités", prévoit Uzi Landau, ministre israélien des Infrastructures. Signe de cette tension, les responsables israéliens n'ont pas hésité à agiter des menaces de représailles militaires en cas d'attentat du Hezbollah libanais contre ses plate-formes maritimes. Les Libanais de leur côté ne sont pas en reste. Adnan Mansour, ministre des Affaires étrangères proclame que les frontières maritimes qu'Israël veut imposer constituent une "menace pour la sécurité régionale".

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Commentaires
a écrit le 15/07/2011 à 14:51 :
les ressources naturelles de la planète ,gaz , pétrole, minéraux rares ,.. uranium etc..devraient appartenir aux citoyens de la planète et non réservé à quelques compagnies privées ou nationalisées quelles quelle soient! Ces richesses devraient etre partagées au prorata du nombre d'habitans par pays ,cela serait bien plus loyal et égalitaire....Utopia !!bien sur!!
a écrit le 15/07/2011 à 11:11 :
L'article nous dit que le champ a été découvert en dehors de la zone convoitée.
Alors quel est le problème ?
a écrit le 15/07/2011 à 9:32 :
et au milieu la bande de Gaza ;encore un bon motif de ne jamais avoir un Etat palestinien
a écrit le 15/07/2011 à 8:13 :
les israeliens ne savent pas partager quoique ce soit, sinon on aurait observé un état palestiniens ... finalement hizbollah ne leur permettrait pas de se promener tranquillement dans le territoire libanais .... israel ne fonctionne que par la loi du "tout ou rien" si elle n'accepte pas partager, alors "RIEN"
a écrit le 14/07/2011 à 22:52 :
Israël et le Liban pourraient créer une seule compagnie dont le ratio de propriété serait en fonction des territoires maritimes exploités, ou peut-être va t-il falloir innover en créant des sociétés de droit onusien qui partageront les ressources selon les directives de l'onu, ça pourrait être utile en zone de guerre ou de tracé non définitif des frontières, l'onu pouvant même conserver des comptes en attendant le règlement du litige avant de rémunérer.

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