Italie : la BCE toujours vigilante face au risque de contagion
Julien Beauvieux avec agences
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Si les tensions extrêmes observées début août sur les marchés obligataires européens se sont estompées, le retour à la normale est encore loin d'être d'actualité. Véritable pompier des marchés depuis la reprise à grande échelle de son programme d'achat de dette de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a ainsi continué ce mardi à acquérir des titres de dette italiens selon des sources interrogés par Reuters, alors que Rome a placé ce matin 8 milliards d'euros d'obligations.
Grâce à ce soutien, et malgré le résultat mitigé de l'adjudication, le taux des obligations à 10 ans italiennes - qui évolue en sens inverse des prix - reculait de 5,16% à 5,13% en début d'après midi, contre un record depuis l'entrée du pays dans la zone euro de 6,39% le 5 août. Egalement chahutée par les marchés financiers depuis le début de l'année, le taux à 10 ans de l'Espagne évoluait de son côté à 5,04%, contre un record de 6,45% le 2 août.
La Grèce inquiète toujours
La détente des taux italiens et espagnols est intervenue à partir du 8 août, quand la BCE a commencé à acquérir pour la première fois depuis le début de la crise des titres de dette des deux pays dans le cadre de son programme de soutien aux marchés de dette, lancé le 10 ami 2010. La banque centrale a acheté un total de 43 milliards d'euros de titres "périphériques" (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie) entre le 4 août et 24 août, dont une majorité de titres italiens et espagnols.
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La situation est cependant loin d'être revenue à la normale, les taux italiens et espagnols restant notablement plus élevés qu'au début de 2010. Surtout, la situation de la Grèce inquiète toujours. Sur le marché des "Credit Default Swaps" (CDS), ces produits d'assurance contre un risque de défaut, le contrat à 5 ans sur la Grèce grimpait de 92 points de base (pbd), à 2.200 pdb, contre moins de 300 points fin 2009. Il avait atteint un record de 2.586 points le 18 juillet dernier, avant le vote le 21 juillet du deuxième plan d'aide à la Grèce.
Julien Beauvieux avec agences
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