Etats-Unis : 447 milliards pour aider les 14 millions de chômeurs

 |   |  557  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le président américain a présenté, ce jeudi soir, un vaste programme de relance dans un pays qui compte plus de 14 millions de chômeurs. Un tournant décisif à quatorze mois de l'élection présidentielle.

 

Barack Obama a dévoilé jeudi un plan de 447 milliards de dollars pour redresser l'économie américaine, soutenir l'emploi et augmenter ses chances de réélection en 2012.

 

A 14 mois de la présidentielle, face à une popularité qui s'érode en raison d'un taux de chômage à 9,1%, Obama a déclaré les Etats-Unis en état de "crise nationale" et appelé le Congrès à approuver des mesures urgentes et ambitieuses pour prévenir une nouvelle récession.

"Ceux qui sont ici ce soir ne pourront pas résoudre tous les malheurs de notre pays", a lancé le président démocrate dans un discours devant les deux chambres du Congrès retransmis à la télévision. "Mais nous pouvons faire avancer les choses. Il y a des mesures que nous pouvons prendre dès aujourd'hui pour améliorer la vie quotidienne des Américains."

Ciblant l'opposition républicaine, qui s'est régulièrement opposée à ses dernières initiatives, forte de sa majorité à la Chambre des représentants depuis novembre 2010, Barack Obama a estimé que "le cirque politique doit cesser".

Les premières réactions des républicains sont apparues conciliantes. Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a estimé que le plan d'Obama méritait d'être étudié.

Le chef du groupe républicain à la Chambre, Eric Cantor, s'est dit prêt à discuter l'une des propositions phares du président, une extension des exonérations de charges salariales et patronales pour un montant de 240 milliards de dollars.

VOTE D'ICI LA FIN DE L'ANNEE

Barack Obama propose également d'étendre l'indemnisation des chômeurs longue durée, pour un coût chiffré à 49 milliards, de moderniser les écoles pour 30 milliards et d'investir dans les infrastructures de transports pour 50 milliards de dollars.

Il recommande de refinancer des prêts immobiliers avec les géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac et plaide pour l'adoption rapide d'accords de libre-échange avec le Panama, la Colombie et la Corée du Sud.

"Cela secouera une économie qui a marqué le pas et donnera de la confiance aux entreprises qui, si elles investissent, trouveront des clients pour leurs produits et leurs services. Vous devez adopter ce plan au plus vite", a-t-il dit.

Barack Obama souhaite que le Congrès approuve son "American Jobs Act" d'ici la fin de l'année. Les 447 milliards de dollars investis doivent être compensés par des réductions de dépenses.

Il a promis de présenter le 19 septembre un plan détaillé de baisse du déficit budgétaire qui, assure-t-il, entraînera des "ajustement modestes" aux programmes Medicaid et Medicare d'aide aux personnes âgées, aux handicapés et aux pauvres, et comprendra une réforme fiscale afin d'augmenter la contribution des Américains les plus riches et des grandes entreprises.

S'il parvient à faire adopter son plan pour l'emploi, le président américain pourrait en tirer les bénéfices en vue de l'élection présidentielle.

S'il se heurte à une fin de non-recevoir des républicains, il pourra dénoncer leur "obstructionnisme" et leur imputer la responsabilité de la stagnation économique.

Le président américain a souligné que les mesures qu'il proposait étaient soutenues à la fois par les démocrates et les républicains et assuré que "tout dans cette loi sera compensé. Absolument tout."

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/09/2011 à 23:31 :
Et les faux chomeurs, il y en a combien qui vont beneficier des 447 milliards !!
a écrit le 09/09/2011 à 15:16 :
447 milliards à rajouter à la dette. On frôle le grandiose !
a écrit le 09/09/2011 à 15:14 :
C'est une erreur. Non pas de faire quelque chose pour le chômage mais de le mettre en avant à un moment ou l'on ne peut gagner sur ce terrain. Les républicains ont déjà poussé sur les inscriptions qui augmentent, le phénomène risque de devenir massif faisant apparaître la ligne des 20% que le pays vient très faiblement de dépasser. Ainsi alors qu'il sera en voie de stabilisation à haut niveau voire de baisse, le Président enregistrera une dégradation apparente. Les finances publiques et l'idéologie marxiste latente dans le pays ne pourra que ressurgir. Ses opposant y comptent bien pour justifier de leur action. Obama en cas de refus de son plan deviendra naturellement illégitime et devra démissionner car demander l'unité nationale lorsque l'on ne l'obtient pas porte logiquement une contrepartie. Le Tea Party va devenir une entité importante qui ne se prononce pourtant pas clairement sur l'immigration. Il faudra en parler.
a écrit le 09/09/2011 à 13:43 :
des dollars par milliards, chapeau bas, il a trouvé une source?
a écrit le 09/09/2011 à 11:55 :
La bonne mesure consiste à réduire de moitié la charge des retraites;si nous faisions la même chose chez nous,cela consisterait à utiliser la taxe carbone passée à la trappe pour un taux qui correspondrait à doubler le prix de l'énergie avec à la clé une reduction notable du chomage;mais serons nous assez intelligents pour le faire!
Réponse de le 09/09/2011 à 15:57 :
je dirais plutôt : serions-nous assez c... pour faire ce que vous proposez (soupirs)
a écrit le 09/09/2011 à 11:41 :
le seul job a sauver c'est le sien !
a écrit le 09/09/2011 à 9:37 :
Trop drole "le sauveur", pour endetter, discuter, pipoter il est fort, comme ci X milliards allait résoudre quoi que soit, si les trilliards suffisait les USA serait un paradis !!!! Il n'y a tout simplement plus d'emplois pour tout le monde avec la mondialisation, c'est TOUT SIMPLE !

a écrit le 09/09/2011 à 8:15 :
Avec une dette qui frole 14 000 milliards de dollars, est ce que c'est toujours possible de mener une politique keynesienne ?
Réponse de le 09/09/2011 à 10:16 :
Ce n'est pas du Keynésianisme, l'argent sera fourni entièrement par une réduction des prestations sociales de santé.
Par ailleurs les chomeurs vont travailler en entreprise pour juste le montant de leur indemnité chomage.
Finalement Obama réalise les pires prédictions des républicains. Moi je suis atterré à quel point cet homme a pu tromper ses futurs électeurs. C'est vrai qu'avec ses revenus personnels digne d'un PDG du CAC40 on ne vit pas dans le même monde :-(
Réponse de le 09/09/2011 à 12:01 :
Effectivement,ce n'est pas keynésien,mais une nouvelle orientation de l'économie qui tiendrait compte de l'influence de l'énergie;nous en reparlerons dans qq temps

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :