En Inde, l'inflation flirte avec les 10%

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Une majorité d'économistes tablent sur un relèvement des taux directeurs vendredi.

Comme d'autres pays dits "émergents", l'Inde est prise entre deux feux : elle doit faire front à l'inflation, qui empiète sur les revenus des classes moyennes et pauvres, et au ralentissement de la croissance économique.

De fait, le taux d'inflation a frôlé les 10% en août dernier pour s'établir à 9,78% contre 9,22% en juillet, faisant de l'Inde le pays des BRIC (Brésil-Russie-Inde et Chine) où la hausse des prix reste la plus élevée. A titre de comparaison, l'inflation s'établit à 7,2% au Brésil, à 8,2% en Russie et à 6,2% en Chine.

En Inde, cette inflation est essentiellement due à la hausse des prix alimentaires - ils représentent près de la moitié dans l'indice des prix du pays - du carburant et des produits manufacturés.

Dans le même temps, l'Inde s'attend à un ralentissement de sa croissance économique: les estimations de la Banque asiatique de développement (BAD) tablent sur une progression de 7,9% pour la fin de l'année fiscale (fin mars) et non plus sur 8,2% comme elle l'estimait en avril dernier.

La baisse de la demande aux Etats-Unis et en Europe "continue d'assombrir les perspectives de la région", souligne la BAD, même si, tempère-t-elle, "la croissance des exportations vers la Chine en provenance de plusieurs économies asiatiques a été plus rapide que celle des exportations vers le reste du monde".

Face à un tel dilemme, la banque centrale indienne pourrait bien remonter ses taux directeurs vendredi. C'est du moins le point de vue exprimé par une majorité d'économistes interrogée par Bloomberg qui table sur une hausse de 25 points de base. D'autres continuent de pencher pour un statu quo en raison du ralentissement notamment en Europe et aux Etats-Unis.

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Commentaires
a écrit le 14/09/2011 à 18:39 :
C'est l'effet papillon (ou plutôt en l'occurence mammouth) du quantitative easing américain , pour se donner les moyens de relancer leur économie sans faire payer d'impôts aux plus riches (au contraire de ce qui s'est fait à l'époque du new deal )
les américains font tourner la planche à billets, certes sans relancer l'inlation chez eux (leur économie est trop déprimée pour ça), mais en la relancant partout ailleurs (munitions fournies à tout ceux qui veulent spéculer sur les matières premières agricoles ou energétiques ) : il faut bien que les pauvres indiens meurent de faim pour que les milliardaires américains continuent à ne presque pas payer d'impôts (dixit warren buffet )
a écrit le 14/09/2011 à 15:15 :
C'est la faute à leur gouvernement qui refuse que Carrefour puisse s'installer ainsi cet enseigne pourra faire des promo du jour 1 + 1 gratuit ou occasionnellement du 100% remboursé (avec la carte de fidélité).
a écrit le 14/09/2011 à 15:10 :
Avec une belle augmentation de TVA du 5,5% à 19,60% en boisson sucré, on n'est pas mieux loti que ce petit pays en développement.

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