Rumeurs autour d'une démission imminente de Silvio Berlusconi

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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est en "difficultés" après des défections au sein de son parti le PDL, a reconnu son entourage lundi tandis qu'un proche conseiller du Cavaliere évoquait même une "démission". Berlusconi dément. Et les Bourses applaudissent, puis retombent dans le rouge après le démenti.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est en "difficultés" après des défections au sein de son parti le PDL, a reconnu son entourage lundi tandis qu'un proche conseiller du Cavaliere évoquait même une "démission". De son côté, le Cavaliere a jugé "infondées ces rumeurs" selon l'agence de presse Ansa.

"Que Berlusconi soit sur le point de céder la place c'est désormais une chose claire, c'est une question d'heures voire de minutes", a affirmé Giuliano Ferrara, directeur du journal Il Foglio, considéré comme un conseiller écouté de M. Berlusconi.

Les marchés en tout cas pariaient clairement sur une démission de M. Berlusconi réagissant à des rumeurs relayées par des médias italiens. La bourse a grimpé de près de 3% sur ces spéculations tandis que les taux obligataires commençaient à se détendre.

L'Italie est dans la ligne de mire des spéculateurs depuis l'été car les marchés doutent de la capacité du gouvernement Berlusconi de mettre en oeuvre deux plans d'austérité adoptés en juillet et septembre et une série de réformes économiques promises à l'Union européenne fin octobre.

Lundi matin, des poids lourds du parti de Silvio Berlusconi , le PDL, avaient déjà reconnu des "difficultés" après une série de défections qui risquent de faire perdre au gouvernement sa majorité numérique au parlement lors de votes cruciaux attendus dans les jours à venir.

"Il n'y a pas de climat de désespoir politique mais nous affrontons une série de difficultés politiques", a admis le chef de file des députés du PDL (Peuple de la liberté), la formation du Cavaliere, Fabrizio Cicchitto.

Selon M. Cicchitto, M. Berlusconi et le PDL ont l'intention juste après un vote prévu mardi à la Chambre des députés de "reprendre l'initiative politique dans diverses directions", dans une allusion à un possible élargissement de la coalition PDL-Ligue du nord à des centristes.

Il réagissait à l'annonce de trois défections de députés du PDL vers la formation centriste UDC depuis jeudi dernier et l'émergence d'un groupe d'une vingtaine de "mécontents" au sein du PDL dont le vote ne serait plus garanti. Selon les journaux, la coalition au pouvoir n'a plus la majorité absolue (316) à la Chambre.
Un autre membre influent du PDL, le ministre Renato Brunetta, a reconnu "quelques problèmes du gouvernement avec les sièges" qu'il contrôle au parlement.
Et le puissant ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, membre de la Ligue du nord, a lui aussi dit avoir reçu des informations selon lesquelles, "il semblerait que le gouvernement n'ait plus la majorité" absolue.

M. Berlusconi est resté inhabituellement à Rome ce week-end et a consacré son temps à appeler un par un les récalcitrants pour les raisonner. Lundi, il est toutefois parti pour passer la journée à Arcore, près de Milan.

"Le PDL et la Ligue maintiennent une position déterminante aussi bien à la Chambre qu'au Sénat et il reste encore à démontrer que le gouvernement n'a plus la majorité" au parlement, a cependant affirmé M. Cicchitto, en se disant optimiste pour l'issue du scrutin de mardi sur l'approbation du bilan 2010 de l'Etat italien.

La Bourse applaudit, puis se ravise...

La Bourse de Francfort est passée dans le vert lundi en milieu de journée après un début difficile, profitant de rumeurs sur une démission imminente du chef de gouvernement italien.

L'indice Dax des trente valeurs vedettes gagnait 0,14% à 5.974,34 points à 11H53 GMT, après avoir perdu entre 1% et 2% toute la matinée.
Ce sont des rumeurs en provenance d'Italie sur une démission prochaine du président du conseil italien Silvio Berlusconi qui ont inversé la tendance, à Francfort comme à Milan.

Le gouvernement devra affronter d'autres scrutins-test avec le vote au Sénat autour du 15 novembre d'un ensemble de mesures budgétaires et de réformes promises fin octobre à l'Union européenne, puis d'ici la fin du mois à la Chambre des députés.

Après le démenti, les Bourses européennes sont repassée dans le rouge en début d'après-midi. A 13h07, l'indice CAC 40 perd 0,38% à 3.111,58 points. La Bourse de Francfort recule de 0,34% et Milan perd près de 2% alors qu'elle gagnait plus de 2% avant le démenti.

Le spread entre obligations italiennes et allemandes à dix ans se creuse à nouveau à près de 480 points de base .

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Commentaires
a écrit le 07/11/2011 à 21:36 :
Les rumeurs ca va ca vient . Quelle est la part relative de la dette italienne détenue par des préteurs hors de la péninsule par rapport aux préteurs italiens ? Par rapport à l'Allemagne la France l'Espagne ou l'Angleterre qu'en est il entre dette publique et dette extérieure ?. La tribune pourrait peut etre nous préciser les chiffres les plus récents sur le sujet, peut etre aussi pour le Japon sur le meme sujet
a écrit le 07/11/2011 à 18:52 :
Wishful thinking!
Sometimes dreams become reality!
It may help, Frau Merkel, think hard and it will happen!
a écrit le 07/11/2011 à 13:44 :
Ce serait une bonne idée qu'il s'en aille , tant d'incompétence, une honte pour l'Italie ce type
Réponse de le 07/11/2011 à 14:33 :
les italiens l'ont elu, re elu, re elu, re re elu , ...
a écrit le 07/11/2011 à 13:25 :
revoir le film "Godfather" ...
a écrit le 07/11/2011 à 12:55 :
2011 est vraiment l'année de l'épuration politique des mauvais. Italianos mettez un économiste au pouvoir, mais un vrai qui sait compter !

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