La zone euro remet la pression sur la Grèce

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La zone euro a remis la pression mercredi sur la Grèce afin que ses dirigeants s'engagent par écrit à tenir les promesses d'économies budgétaires, condition sine qua non avant le versement de tout nouveau prêt. De plus, la commission européenne veut davantage de contrôle des budgets nationaux.

"Nous soumettons le versement de la sixième tranche d'aide à l'accomplissement de toutes les décisions prises les 26 et 27 octobre (lors du dernier sommet de la zone euro, ndlr) et nous attendons une lettre du Premier ministre grec sur les intentions exactes des autorités sur les recommandations faites" à ce moment-là, a rappelé le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker lors d'une intervention au parlement européen à Strasbourg.

Le nouveau Premier ministre grec, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, a prêté serment vendredi à la tête d'un gouvernement de coalition réunissant socialistes, droite et extrême droite.

"Nous allons discuter avant la fin du mois pour une décision définitive sur le versement de la sixième tranche", a poursuivi Jean-Claude Juncker , en faisant référence à un versement de 8 milliards d'euros dont dépend la survie financière de la Grèce. Cette somme est tirée du premier plan de sauvetage du pays décidé au printemps 2010.

Le forum de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, doit se réunir le 29 novembre, mais une autre réunion pourrait avoir lieu avant cette date, par téléphone, avait-on indiqué début novembre.

Le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, espérait vendredi que la zone euro puisse débloquer le 17 novembre les prêts consentis en 2010, nécessaires pour éviter la faillite d'ici mi-décembre. "Nous devons faire tout le nécessaire (...) pour que l'Eurogroupe puisse décider le 17 novembre, même via une téléconférence, du versement" de ces 8 milliards d'euros, avait affirmé Evangélos Vénizélos lors d'un conseil des ministres.

Plus de surveillance budgétaire de la commission

De son coté, la Commission européenne compte proposer de renforcer nettement la surveillance des budgets nationaux des pays dont les déficits dérapent, a prévenu mercredi son président, José Manuel Barroso, en parlant d'une crise "systémique" qui frappe la zone euro. Il est nécessaire "d'augmenter la surveillance, surtout pour les Etats membres de l'UE qui mettent en danger la stabilité financière de tous", a déclaré Barroso devant le parlement européen à Strasbourg.

Le pression est plus que jamais sur les épaules de Papadémos, qui doit en outre obtenir un vote de confiance du parlement ce mercredi.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2011 à 5:07 :
Ce qui est surprenant c'est que personne ne parle du vrai problème: le déséquilibre des balances commerciales entre les pays de la Zone Euro du aux divergences économiques grandissantes depuis l'introduction de l'Euro.
Les économies, puisque divergentes, deviennent de plus en plus difficiles à coordonner.
Tant que des mesures adéquates ne seront pas décidées et appliquées ces divergences iront en s'aggravant.
Une des conséquences de ces divergences est le cour de change de l'Euro qui pour l'Allemagne devrait tourner autour de 1,70 pour le $-US alors que pour l'Italie et la France ce serait autour de 1,20,- Et je ne parle même pas de la Grèce et du Portugal.
Ce manque de convergences économiques nous conduira à une forme de Zone de libre échanges avec des républiques bananières (Wikipedia: Une république bananière désigne un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes (Olives dans nôtre cas), et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire sujette à renversement.) C'est déjà le cas en Grèce et l'Italie s'y dirige à grand pas. Puisque ces deux pays ne sont plus dirigés par des gouvernements élus.
Ce n'était certainement pas le but de l'UE! En tout cas pas le but avoué.

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