La Slovénie porte un millionnaire de centre-gauche au pouvoir
latribune.fr avec AFP
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Proche du premier président de la Slovénie indépendante, Milan Kucan, Zoran Jankovic est perçu comme un homme de gauche, un brin populiste. Son parti Slovénie Positive, créé il y a seulement deux mois dans la perspective des élections législatives anticipées, se veut au centre-gauche sur l'échiquier politique.
Il se définit davantage comme un entrepreneur que comme un homme politique. Il a dirigé pendant de longues années la chaîne publique de supermarchés Mercator et en a fait une entreprise rentable.
Il a aussi beaucoup transformé Ljubljana en tant que maire de la capitale, qu'il dit gérer "comme une entreprise" en modernisant le système des transports en commun, en construisant des milliers de nouveaux appartements ou encore en dotant la ville d'un complexe sportif moderne.
Et il entend gérer le pays de la même façon. Quand ses rivaux politiques "parlent de ce qui doit être fait, ils parlent de manière très théorique, mais ce qui est crucial, c'est de rétablir la confiance de la population et d'augmenter la compétitivité de la Slovénie ", déclarait-il encore dimanche, à la sortie de son bureau de vote.
Et, dès dimanche soir, après l'annonce de sa victoire, il n'a pas hésité à rappeler son engagement de campagne: "A la fin de la législature, la Slovénie renouera avec une croissance de 4%". "Le résultat du vote montre que les citoyens slovènes veulent un autre Etat, différent: ils ont eu Janez Jansa (ndlr: conservateur) et Borut Pahor (ndlr: social-démocrate), maintenant ils veulent un Etat démocratique, mais aussi efficace".
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Jankovic : "Ils ont voté pour une nouvelle Slovénie , solidaire et sociale, qui va vers le succès"
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Avec sa victoire, Zoran Jankovic a en grande partie réussi à effacer ce que beaucoup considéraient comme étant des handicaps sérieux: il est né Serbe, il est maire de Ljubljana, la capitale honnie par la province, et ses deux fils avaient beaucoup fait jaser dans la presse en raison d'accusations de fraude fiscale. Mais, il s'est publiquement toujours montré solidaire d'eux, même si ses amis politiques eussent préféré qu'il prenne ses distances: "Ils sont et seront toujours mes fils et je les défendrai", a-t-il dit.
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