La Buba relativise l'impact de la crise sur l'économie allemande

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La crise de la dette souveraine et le ralentissement économique mondiale ne devraient pas affecter l'économie allemande outre-mesure, a estimé la Bundesbank dans son rapport mensuel publié ce lundi.

Alors que de nombreux économistes prédisent une contraction de l'économie allemande pendant au moins un trimestre avec le recul de la demande mondiale et les difficultés rencontrées par plusieurs pays européens, traditionnels clients de Berlin, la Buba (Bundesbank) remarque toutefois, dans son rapport mensuel, que certains secteurs montrent d'étonnantes capacités de résistance. "Le secteur de la construction s'est révélé très robuste", a souligné la banque centrale allemande. "C'est également vrai pour la consommation des ménages, soutenue par une situation qui est restée favorable sur le marché du travail."

La reprise récente de certains indicateurs laisse entendre que le ralentissement devrait être modéré en Allemagne, commente la Buba.

"En données ajustées des variations saisonnières, les commandes industrielles en octobre ont plus que compensé la chute du mois précédent et l'amélioration de la confiance dans l'industrie en novembre laissent entendre qu'à l'automne, l'économie ne devrait pas avoir été trop affectée."

Les commandes à l'industrie ont augmenté nettement plus que prévu en octobre, à la faveur d'une demande soutenue pour les biens d'équipement, ont montré les statistiques publiées au début du mois.

Pas d'inquiétude pour le triple A allemand

Par ailleurs, Jens Weidmann, président de la Buba, juge très improbable la perte par l'Allemagne de sa note souveraine "triple A", dans une interview parue ce lundi dans Les Echos. Jusqu'à présent, seule l'agence Standard & Poor's a placé la note allemande sous surveillance négative.

Concernant la crise de la dette dans la zone euro, le président de la Buba estime que les Européens ne pourront pas aller beaucoup plus loin dans la mutualisation des risques et rappelle qu'il est interdit à la Banque centrale européenne de monétiser de la dette des Etats. "Ce n'est pas en violant la loi qu'on va ramener la confiance", poursuit-il.

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a écrit le 19/12/2011 à 13:42 :
pendant que les allemands finançait la réunification, nous financions les 35 heures !!! par ailleurs il n'y a pas besoin de slogan "acheter allemand" c'est le monde entier qui achète allemand !!!!
ils sont les meilleurs sur tous les créneaux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ceci dit pour aller avec l'Allemagne nous avons du travail à faire, rien que dans nos têtes : les allemands aiment leurs entreprises, aiment la réussite, aiment le travail bien fait..............................
Réponse de le 19/12/2011 à 16:17 :
Je connais bien l'Allemagne et quoique admiratif de ce pays sur certains points vous forcez un peu le trait quand même... Vous ne devez pas bien connaître l'actualité de ce pays pour caricaturer de la sorte. Le pays ne va pas si bien et le quotidien des allemands s'est dégradé depuis déjà plusieurs années. Pour autant, ce pays a le mérite d'être plus pragmatique que nous le sommes et d'avoir vu 10 ans avant nous la nécessité de mieux gérer ses comptes (rappelons tout de même que l'Allemagne a une dette également conséquente). Les 30 glorieuses sont bien finies pour tout le monde, y compris pour l'Allemagne. Eux l'ont déjà compris et nous sommes en train de le comprendre. D'ailleurs, je vous rassure, le pragmatisme est en train de venir à nous grâce à la crise.
Réponse de le 19/12/2011 à 17:35 :

@bertrand. Je tempèrerai aussi votre ardeur car si les 35 heures ont été une stupidité anéantissant le goût de l?effort des Français, le financement de la réunification de l?Allemagne voulu par Helmut Khôl et qui était le rêve de tout Allemand a été favorisé aussi par le passage à l?euro (ce que n?avait pas compris du tout Mitterrand).La Buba est aussi trop optimiste, car à moyen terme L?Allemagne devra assumer les coûts très élevé de sa dénatalité qui a des répercutions à tous les niveaux de son économie
Réponse de le 20/12/2011 à 11:48 :
ne vous inquiétez pas Sarko a invité Schroder pour discuter ensemble
Réponse de le 20/12/2011 à 12:10 :
@Ludo31: il y a belle lurette que Schroeder n'est plus au pouvoir en Allemagne. Il faudrait vous tenir un peu plus au courant (ou vous abstenir d'écrire...).

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