Le scandale des prothèses françaises PIP secoue le globe

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Environ 300.000 femmes porteraient des prothèses défectueuses à travers le monde. Imitant la France, le Venezuela financera intégralement leur retrait. Le Brésil pourrait suivre.

En préconisant aux 30.000 femmes concernées de retirer, à titre préventif, les prothèses mammaires fabriquées par la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), la France a crée un précédent. Le coût pour l'assurance-maladie est estimé à 60 millions d'euros. Cette décision inspire désormais certains des soixante pays concernés par cette question sanitaire. De 1991, date de sa création, à 2010, celle de sa liquidation suite à un contrôle tardif de l'Afssaps sur la société entreprises en 2000, PIP aurait vendu environ 300.000 prothèses défectueuses.

Selon le ministère français de la Santé, un certain nombre de ses implants contient un gel silicone inapproprié pour un usage médical et qui pourrait ainsi représenter un risque en cas de rupture de la prothèse, ce qu'a confirmé l'avocat de la société qui produisait également des implants testiculaires et des implants sur mesure. Huit cas de cancer ont été « signalés » chez des patientes ayant eu des prothèses mammaires PIP défectueuses, a également indiqué le ministère de la Santé. Les femmes qui ne souhaiteraient pas d'explantation bénéficieront d'un suivi par échographie mammaire et axillaire - qui se rapporte à l'aisselle - tous les six mois.

Soixante pays concernés

Pour l'instant, aucun des soixante pays concernés n'applique ce principe de précaution aussi rigoureusement que la France. En Europe, le Conseil supérieur de la santé italien a estimé que les prothèses PIP présentaient un risque de rupture et de réactions inflammatoires supérieur à la normale. Il demande aux femmes porteuses de discuter de leur cas avec leur chirurgien. Au Royaume-Uni, Dame Sally Davies, la principale conseillère médicale du gouvernement britannique conseille aux 42.000 femmes concernées de consulter leur chirurgien mais ne préconise pas le retrait des prothèses. « Au vu de ces éléments et dans la mesure où le retrait de ces implants représente un risque en lui-même, nous ne conseillons pas le retrait », a-t-elle expliqué dans un communiqué. Le ministère hollandais de la Santé fait la même recommandation au millier de femmes concernées.

En revanche, cette question de santé publique préoccupe sérieusement les pays d'Amérique du Sud qui absorbaient en 2009 la moitié des exportations de l'entreprise française. Ainsi, au Venezuela, où 40.000 prothèses de marque PIP auraient été implantées, le gouvernement a annoncé mercredi qu'il financerait leur retrait. Au Brésil, l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa) recommande aux 25.000 femmes concernées de rapidement consulter un médecin. Elle n'a pas encore décidé si elle allait également recommander leur retrait comme en France.
 

 

Les prothèses françaises font beaucoup de bruit en Argentine
Quinze mille femmes auraient reçu des prothèses PIP en Argentine, avant leur interdiction d'importation et de commercialisation en avril 2010. Une association s'est constituée pour obtenir des cliniques où avaient été réalisées les opérations qu'elles prennent en charge le remplacement de ces implants. Certaines réclament un dédommagement de l'État. Pour l'heure, le ministère de la Santé se limite à recommander que les patientes se fassent examiner pour déterminer la marche à suivre dans chaque cas. L'association n'écarte pas de porter l'affaire devant la justice.  (Par J.-L. B.)

 

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Commentaires
a écrit le 01/01/2012 à 11:49 :
Cette affaire va freiner l'acceptation d'un corps étranger dans le corps. Cela nuira dons au développement des puce RFID sous-cutanées et l'instauration d'un gouvernement eurofasciste.
2012 sera chaude !
a écrit le 31/12/2011 à 13:49 :
Si par hasard des épouses de « cartellistes » sont victimes de PIP, nul doute que ces gentlemen mettront radicalement fin aux agissements de tous ces malfrats en blouse blanche, quel que soit le faux nez utilisé.
Aux Amériques le plomb vole bas !
Hommistes et bobos crieront au scandale, à l?Etat de Droit bafoué tandis que le contribuable exonéré des palinodies et frais de justice appréciera.

Banlieues réveillez-vous, laisser tomber Kalachnikov, drogue, braquages, tirs aux policiers, pour la blouse blanche des labos.
Pognon à gogo, impunité assurée, médailles en prime

Messieurs: Chapeau Bas!, "Le Malfrat" !, Mieux que "Le Roi"

Triomphe de l'Etat de Droit

BONNE ANNEE & IMPOTS LEGERS
a écrit le 30/12/2011 à 16:45 :
Il est dommage que les victimes du sang contaminé et ceux de l'amiante n'est pus bénéficier de telles largesses d'esprit. Il faut croire que lorsque les lobbys internationaux, porteurs de devises, sont menacés, ils trouvent un champ de concertation et d'approbation international. Ce que l'on appel,un consensus
a écrit le 29/12/2011 à 12:43 :
Bravo pour le titre une forme d'humour politiquement incorrect!
a écrit le 29/12/2011 à 12:06 :
Pourquoi est-ce à la sécu de financer cela ? Nous allons payer pour des femmes mal dans leur peau ? Non, je refuse !
Ce genre d'intervention comporte toujours des risques, qu'elles acceptent qu'on leur mettent de l'artificiel dans leur corps, avec tous les risques que cela comporte !!!
On ne leur a rien demandé quand elles ont décidées de se faire opérer !!!
Réponse de le 29/12/2011 à 15:23 :
100% d'accord. Ca serait le plus grand scandale sous la V république.
Réponse de le 29/12/2011 à 17:48 :
Tout à fait d'accord avec ortanil ! Seules les femmes ayant eu recours aux prothèses pour chirurgie reconstructive (liée à un cancer du sein, par exemple) devraient être remboursées. Les autres, au lieu de « booster » leurs seins dans le seul but de pouvoir obtenir des rapports sexuels par excitation de leur partenaire (tout ça pour ça ; quelle misère...) feraient mieux d'aller consulter un psy car leurs problèmes se trouvent dans leur tête !...
Réponse de le 29/12/2011 à 18:43 :
Elles ont trouvé l'argent pour se faire poser ces " gonfleurs ", qu'elles le trouvent pour se les faire enlever... la Sécu. est ainsi détournée de son vrai rôle...
Réponse de le 30/12/2011 à 9:20 :
pour des femmes, c'est reconstructeur comme operation .. .! !
voyons ... !! ! ! !
a écrit le 29/12/2011 à 11:48 :
La France = N°1 du n'importe quoi dans le domaine de la Santé et de la prévention des risques en autre : sang contaminé, H1N1, Médiator, prothèse PIP, algues vertes, constructions en zones classées dangereuses balayées par la tempête, risques industriels, nucléaire,....ça craint sur tous les plans, nous sommes la risée du Monde, seule consolation nous ne sommes pas les suels, les chinois et les amerlocs ne sont pas loin.
a écrit le 29/12/2011 à 11:45 :
Va t on remonter la chaine de responsabilite?...Apres le Mediator voici le PIP et après... et la SSociale se meurt...de gangrene...mais chut il ne faut pas le dire...la medecine profite à bcp d escrocs en blouse blanche...
a écrit le 29/12/2011 à 10:33 :
Elles peuvent faire ce qu'elles veulent, les plus belles sont les Italiennes et elles sont naturelles. Aucune prothèse n'a été venue en Italie, quand aux Sud Américaines, les Vénézueliennes sont de petite taille et celles du Brésil sont masculines.
Réponse de le 29/12/2011 à 15:56 :
Et vous de mongolie non?
Réponse de le 29/12/2011 à 18:45 :
Bien mauvaise étude de la gent féminine dans le monde... il faut réviser sérieusement...

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