Euro 2012, le focus du jour : La Pologne joue à guichets fermés, pas l'Ukraine

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Michel Platini et l'ancien joueur polonais Zbigniew Boniek avant l'ouverture de l'Euro Copyright AFP
Michel Platini et l'ancien joueur polonais Zbigniew Boniek avant l'ouverture de l'Euro Copyright AFP
Tous les billets pour les matchs en Pologne ont trouvé preneur. Pas en Ukraine, où il reste encore des places pour plusieurs matchs, y compris pour la finale qui aura lieu le 1er juillet à Kiev.

Varsovie et Gdansk ont plus attiré le chaland que Kiev ou Donestsk. Depuis longtemps, la Pologne a vendu la totalité de ses billets de l'Euro 2012, dont les matchs auront lieu dans quatre stades, qui peuvent recevoir chacun entre 41.000 et 58.000 personne. Varsovie (58.145 places) accueille le match d'ouverture opposant la Pologne à la Grèce. Le pays, qui a évité la crise en partie grâce à l'Euro, n'a pas lésiné à la dépense. 25,3 milliards d'euros (un tiers de la somme a été apporté par Bruxelles) ont été dépensés pour l'événement dont 3,5 milliards d'euros pour les stades, le reste dans les infrastructures (routes, voies de chemin de fer...). D'ailleurs, douze des seize équipes disputant l'Euro ont choisi de faire de la Pologne leur camp de base. Seules trois équipes, dont la France et l'équipe nationale, ont opté pour l'Ukraine.

"Des bandits et des escrocs", selon Michel Platini

De son côté, l'Ukraine n'a pas réussi à faire un carton plein. Lundi, 10.000 billets devaient encore trouvé preneur. « Il y a encore quelques billets en vente pour plusieurs matchs, qui représente moins de 0,8% de la capacité totale de 1,4 million de tickets. Il y a encore quelques "packages d'hospitalités" en vente, y compris pour la finale », indiquait jeudi soir l'UEFA à la Tribune. Le pays a dépensé 10 milliards d'euros dans l'événement. Il espère voir débarquer un million de touristes rt encaisser un milliard d'euros de recettes. Mais si l'Ukraine a moins séduit que la Pologne, c'est surtout à cause de la flambée des prix des hébergements, les hôteliers n'ayant pas hésité à multiplier par trois, quatre ou cinq, le prix d'une chambre d'hôtel.

"C'est bête d'avoir fait beaucoup d'investissements et puis de dire aux gens qu'ils ne peuvent pas venir car il y a des bandits et des escrocs qui veulent gagner beaucoup d'argent à l'occasion de cet Euro", s'emportait le président de l'UEFA, Michel Platini, lors d'un déplacement à Lviv début avril. Sans compter les soupçons de pots de vin qui ont pesé sur les travaux de rénovation des stades et des infrastructures. Ainsi, le coût du stade de Lviv, dont le plafond fuyait encore début avril selon l'AFP, a doublé passant de 100 à 200 millions d'euros.
 

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