Brésil, Corée, Japon et États-Unis ajustent leurs politiques monétaires

La banque centrale de Corée du Sud et du Brésil ont respectivement abaissé leurs taux d'intérêt de 0,25 et 0,5 point de base. Le Japon n'assouplit pas clairement sa politique mais modifie son programme d'actif. La Fed, de son côté pourrait annoncer de nouvelles mesures mais n'a pas annoncé de nouveau "quantitative easing" pourtant attendu.
Réserve fédérale (Fed), banque centrale des États-Unis - Copyright Reuters

La banque centrale de Corée du Sud a baissé son taux d'intérêt de 25 points de base, à 3%, pour amortir les effets de la crise de la dette dans la zone euro, a-t-elle annoncé jeudi. Les taux étaient inchangés depuis treize mois. En juin 2011, la Banque de Corée (BOK) avait relevé son taux de 25 points de base à 3,25%.

La décision de la BOK intervient quelques jours après des mesures d'assouplissement monétaire similaires prises par la Banque de Chine et la Banque centrale européenne. "L'économie intérieure va enregistrer un écart négatif de production pour un temps assez long, en raison notamment de la poussée des risques dans la zone euro et les économies en méforme de ses principaux partenaires commerciaux", a déclaré la BOK dans un communiqué. Le gouvernement a prévenu début juillet que la croissance du pays, quatrième économie asiatique et très tournée à l'exportation, allait probablement ralentir au deuxième semestre 2012 en raison de la morosité internationale.

Baisse de 0,5 point au Brésil

La banque centrale brésilienne a également annoncé mercredi soir une nouvelle baisse d'un demi-point de pourcentage de son taux directeur, à 8% contre 8,5% précédemment, afin de relancer la croissance. Cette réduction du coût du crédit, la huitième baisse consécutive du taux directeur depuis août, était attendue par les analystes, la banque centrale brésilienne ayant revu récemment à la baisse sa prévision de croissance du PIB de 3,5% à 2,5% en 2012. Cet assouplissement monétaire s'explique d'une part par une "fragilité globale de l'économie" et des "risques inflationnistes limités" d'autre part, indique l'institut dans un communiqué.

La croissance du Brésil, la sixième économie du monde, avait déjà fortement reculé en 2011 pour tomber à 2,7% en 2011 contre 7,5% en 2010 en raison de la crise économique mondiale. Les marchés se demandent maintenant si un autre assouplissement monétaire ne serait pas nécessaire en août, ce qui serait une quasi révolution de politique monétaire dans un pays où l'inflation était encore à 6,5% l'an dernier.

États-Unis : pas de nouveau "quantitative easing"

La Fed n'a, de son côté, pas annoncé les mesures tant attendues. Pour soutenir l'économie des États-Unis, menacée par le chômage (8,2%) et la crise de la dette en Europe, la Banque centrale américaine (Fed) s'est dit prête à de "nouvelles actions", selon les minutes de sa réunion de politique monétaire du 19 et 20 juin publiées mercredi. Au cours de cette réunion, la Fed a prolongé ses opérations d'échange d'actions baptisées "Twist" et destinées à soutenir les taux à long terme, mais s'est refusée à engager une troisième phase d'assouplissement monétaire : malgré l'appel de certains investisseurs à un nouveau "quantitative easing", un "QE 3"n'est pas encore au programme."Quelques participants (à la réunion, ndlr) ont exprimé l'opinion selon laquelle une nouvelle politique de relance serait nécessaire pour promouvoir une croissance satisfaisante", peut-on toutefois en effet lire sur ces minutes. Le montant des liquidités injectées dans le circuit financier depuis fin 2008 est donc maintenu à 2300 dollars.

Faible assouplissement au Japon

La Banque du Japon s'est gardée d'assouplir clairement sa politique monétaire au vu de la légère reprise observée dans l'archipel, mais a modifié son programme d'achat d'actifs afin de rendre plus efficace son arsenal anti-déflation.La banque centrale a assuré que les investissements publics comme privés augmentaient, que la consommation des ménages comme leur moral s'amélioraient et que la production et les exportations donnaient des signes encourageants. Bien qu'elle ait abaissé de 0,1 point sa prévision de croissance pour l'année budgétaire du 1er avril 2012 au 31 mars 2013, elle estime que le produit intérieur brut de la troisième puissance économique mondiale pourrait quand même s'élever de 2,2%, puis de 1,7% lors de l'exercice 2013-2014.

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Commentaire 1
à écrit le 07/10/2012 à 6:04
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bonjour je suis core ci je suis de la france et que la crise en france vas mal pour koi ne pas instaler une monais unique ca prouverais une aine raciale enfin le contraire ca me fais juste penser a la guerre 3eme guerre mais une guerre économiq...

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