Un coup de pouce de 80 millions de dollars pour la Birmanie qui s'ouvre au monde

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Ce vendredi, la Banque mondiale a accordé un don de 80 millions de dollars à la Birmanie pour soutenir les réformes du nouveau régime. Hier, le parlement birman a révisé la loi sur les investissements étrangers pour les attirer à nouveau. Avec une population dépassant les 54 millions d'habitants, la Birmanie retrouve les faveurs des entreprises étrangères. Le respect des droits de l'Homme n'est pas encore total.

Ce vendredi, la Banque mondiale a accordé à la Birmanie un don de 80 millions de dollars pour soutenir les réformes du nouveau régime et développer les zones rurales défavorisées. Ainsi, elle rouvre le compteur du pays asiatique après vingt-cinq ans d'ostracisme, selon un communiqué publié vendredi.

«Je suis séduit par les réformes mises en place en Birmanie et encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts», a déclaré Jim Yong Kim, le président sud-coréen de la Banque mondiale, citant l'éducation, la santé, les infrastructures et le secteur privé comme les «besoins en développement les plus urgents».

L?institution avait fermé son bureau de Rangoun en 1987 et renoncé à lancer de nouveaux projets lorsque la junte alors au pouvoir avait cessé d'honorer ses dettes. La gestion des arriérés, notamment une dette de 400 millions de dollars, constituait l'un des obstacles à son retour. La Banque, qui a rouvert une représentation en août, a précisé travailler avec le Japon et la Banque asiatique de développement (BAD) pour régler le dossier d'ici au début 2013. Le Japon avait effacé la dette bilatérale de la Birmanie, dont le montant s?élevait à 3,8 milliards de dollars. La Birmanie doit encore environ 500 millions de dollars à la BAD qui revient elle aussi dans le pays, pour la première fois depuis 1988.

La question des droits de l?homme se pose toujours

La Birmanie est sous la coupe de l?armée depuis 1988, armée qui a changé le nom du pays en 2010. Officiellement, la Birmanie est la République de l'Union du Myanmar. Le président Thein Sein, au pouvoir depuis l'auto-dissolution de la junte en mars 2011, a depuis multiplié les réformes politiques et économiques, y compris avec l'entrée au parlement de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

Reste que la question du respect des droits de l?Homme n?est pas réglée. Depuis juin, dans l?ouest du pays birman, dans l?État du Rakhine, les Rohingyas, minorité musulmane seraient victimes d?exactions de la part de population et bouddhistes. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), ces violences auraient provoqué l?afflux de 30.000 réfugiés vers des camps en périphérie de la capitale de l?État, Sittwe, s?ajoutant aux 75.000 personnes déplacées depuis l?été. Selon certains observateurs, l?Etat central fermerait les yeux.

Les investisseurs étrangers bienvenus

Cette initiative de la Banque mondiale intervient alors que la Birmanie s?ouvre progressivement au monde. Depuis la libéralisation du régime, la plupart des pays occidentaux ont depuis levé ou suspendu la quasi-totalité des sanctions. Les multinationales du monde entier s'intéressent à nouveau à ce marché de 54 millions d?habitants. Jeudi, le Parlement birman a voté la révision de la loi sur les investissements étrangers. D'après le nouveau texte, que le président a sept jours pour promulguer, un investisseur étranger pourra acquérir 99% des parts d'une société birmane. «Le ratio sera décidé en fonction d'un accord entre les deux parties», a précisé Zaw Htay, un haut-responsable du bureau de la présidence à l?AFP.

Autre signe marquant d?un changement d?époque, Neal Wolin, le secrétaire au Trésor adjoint américain a fait une visite de deux jours fin octobre en Birmanie pour intensifier les liens économiques avec les autorités de Rangoun, dans le cadre de la normalisation des relations entre les deux pays.

L?agriculture birmane doit se moderniser

Le 11 octobre, le gouvernement invitait officiellement les investisseurs étrangers à s'intéresser au secteur agricole. «C'est le meilleur moment et la meilleure chance d'investir en Birmanie, qui jouit de bonnes conditions climatiques, de vastes terres, de main d'oeuvre disponible et d'une politique favorable à l'agroalimentaire», avait déclaré Khin Mya Mya, une responsable du ministère de l'Agriculture lors d'une conférence à Rangoun, la capitale birmane.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2012 à 13:02 :
Dans dix ans ce sera la nouvelle thailande, avec ses bars, ses touristes, et ses filles de joies de tous ages...... Pauvre monde!!!
Réponse de le 03/11/2012 à 7:26 :
Pas si sur que cela se passe de la meme maniere ici en thailande de tres nombreux birmans travaillent et je n ai pas vu une seule des leur a faire la fille de bar ou de massage comme les thai peu etre un bon presage

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